Les kiwis sont des fruits de plusieurs espèces de lianes du genre Actinidia, famille des Actinidiaceae. Ils sont originaires de Chine, notamment de la province de Shaanxi. On en trouve par ailleurs dans des climats dits montagnards tropicaux. On pourra citer les fameux kiwis d'Ariège (département) en France.
L' espèce de kiwi la plus répandue est Actinidia chinensis peut aussi être appelée à juste titre Actinidia deliciosa .
Sa pulpe verte, sucrée et acidulée, entourée d'une peau brune et duveteuse (poilue), contient une centaine de minuscules graines noires comestibles. Le kiwi est une source de vitamine C, mais aussi de vitamine A et E, de calcium, de fer et d'acide folique.
Il existe des kiwis d'autres espèces notamment : Actinidia arguta est une espèce très vigoureuse portant des tiges de 15 m de long.
Les fleurs blanches parfumées s'épanouissent au milieu de l'été parmi un feuillage vert sombre, luisant.
Les fruits jaune-vert, de 2 à 5 cm de long, sont insipides.
Histoire de la groseille de Chine
Actinidia deliciosa et Actinidia chinensis est originaire du sud-est de la Chine, dans la vallée du Yangzi Jiang. Il a été décrit pour la première fois vers 1750, par Chéron d'Incarville, un jésuite français. Le « Yang Tao », littéralement « Pêche du Yang », poussait à l'état sauvage dans la forêt longeant le fleuve mais n'était pas cultivé, il était simplement cueilli par les Chinois qui l'appréciaient.
À la fin du XIX siècle, des plants sont importés en Europe, sans qu'on s'intéresse encore à leurs fruits, puis aux États-Unis en 1904. Le fruit nommé "groseille de Chine" apparaît en Nouvelle-Zélande et en France entre 1904 et 1906. Le néo-zélandais Alexander Allison plante chez lui des graines apportées par Isabel Fraser en 1906. Les plants portent leurs premiers fruits en 1910.
La plante a d'abord été cultivée dans les jardins domestiques mais la plantation commerciale a commencé dans les années 1940 en Nouvelle-Zélande. Par sélection les Néo-zélandais ont obtenu des variétés produisant des fruits de gros calibre (plus de 100 grammes) alors que les fruits sauvages ne pèsent que 20 grammes. Une intense campagne commerciale, doublée d'un plan marketing concertée en 1974, a imposé le nom de kiwi, emblématique de ce premier pays producteur et surtout des vertus du fruit.
Dans les années 1960, un architecte français, du nom de Jacques Rabinel, en poste en Chine rapporte quelques fruits qui lui avaient été offerts. Il les présente au responsable du Jardin des Plantes à Paris. Peu de temps après, il est le premier fournisseur français de plants à Pessac-sur-Dordogne en Gironde.
La Nouvelle-Zélande reste au début du second millénaire l'un des principaux producteurs de kiwis, second derrière l'Italie qui peut dépasser 400000 tonnes par année, le Chili ne dépassant pas 100000 tonnes, la France, l'Espagne, les États-Unis et le Japon.
Une fleur femelle de Kiwi.
Naturellement, des kiwis sont encore produits dans leur région d'origine, la Chine, mais celle-ci n'a jamais fait partie de la liste des dix principaux pays producteurs de kiwis. Ils sont maintenant cultivés principalement dans le secteur montagneux en amont du Chang Jiang. On en trouve également dans d'autres régions de la Chine comme le Sichuan, ainsi qu'à Taïwan.
Le kiwi a d'abord été connu sous le nom de « groseille de Chine », sa chair rappelant celle de la groseille à maquereau. Lors de la guerre froide, ce nom devient un problème pour sa commercialisation aux États-Unis. Sa culture se développant en Nouvelle-Zélande, à partir de 1953, les Néo-zélandais l'appelèrent donc « kiwi », sa peau velue rappelant celle de l'oiseau du même nom, emblème du pays. « Kiwi » a été adopté comme marque déposée à partir de 1974.
Espèces et cultivars
Zespri Gold', une variété sucrée à chair jaune.
Le cultivar le plus souvent commercialisé est un cultivar de Actinidia chinensis nommé Hayward. Il est apparu dans les années 1960 et a été amélioré dans les années 1980. C'est un fruit assez clair, brun vert aplati aux extrémités.
Il existe d'autres espèces, espèces hybrides et cultivars moins commerciaux (plus petits calibres, moindre tonnage/ha, moindre conservation et moindre résistance au transport) mais de grande qualité gustative :
Monty (petit et gris)
Bruno (allongé et brun foncé)
Abbott (marron clair et en forme de poire)
Kiwi de Actinidia chinensis
Zespri Gold, un nouveau cultivar à la chair dorée et sucrée.
L'Italie est le premier producteur mondial en 2004. La France (4 mondial et second européen) produisait un peu plus de 76 000 tonnes en 2004, son premier client est l'Espagne. La moitié des kiwis produits dans le Monde en 2005 l’ont été en Méditerranée, soit 589 000 tonnes. C’est l’Italie, avec 35% de la production mondiale, qui domine le marché. La France avec 7% et la Grèce suivent derrière les deux autres pays leaders que sont la Nouvelle-Zélande et le Chili.
Le fruit conditionné est transporté dans des conteneurs branchés avec des mini-installations frigorifiques.
Composition
Valeurs nutritionnelles
Le kiwi contient davantage de vitamine C que l'orange ; il fournit aussi de la vitamine E contenue dans ses graines noires ou encore de la provitamine A, et des B1, B2, B3, B5 et B6. Il fournit 47 kilocalories (196 kiloJoules) aux 100 grammes, ce qui le situe au niveau du melon, de la clémentine ou de l'abricot. Il est plus riche en potassium que la banane, son taux de magnésium est élevé. On y trouve aussi du fer, du cuivre, du zinc et du phosphore. De ce fait, le kiwi fait partie des fruits ayant l'activité antioxydante la plus élevée.
Les Actinidia sont généralement dioïques : les fleurs des plants mâles ne produisent que du pollen et celles des plants femelles produisent les fruits. La pollinisation des kiwis est difficile car leurs fleurs ne sont pas très attirantes pour les abeilles. Certains producteurs pollinisent artificiellement avec du pollen récolté et d'autres placent des ruches dans les champs pour optimiser les chances de pollinisation.
Depuis les années 1990, on trouve des plants hermaphrodites qui permettent théoriquement de ne cultiver que des pieds « productifs ».
Taille
Dès la chute des feuilles, il est important de tailler cette liane. Éliminer les rameaux ayant produit du fruit. Couper au niveau du « rameau de l'année » qui n'a aucune ramification latérale. Les fruits vont pousser sur les premiers nœuds. On peut donc ne laisser que 20 ou 30 cm de bois mais on peut aussi garder plus de longueur pour palisser en pergola ou verticalement. Il n'y a pas de « charpentière ». Il faut éviter le foisonnement et remplacer les rameaux anciens par des plus récents (un peu comme les rosiers grimpants). Trop de bois diminue la taille des fruits.
Taille « en vert » : dès le mois de juillet, éliminer les vrilles et les rameaux très fins. Pour augmenter le diamètre des fruits, éliminer le rameau au-delà du fruit et supprimer les petits fruits d'une grappe trop chargée.
Multiplication
Le marcottage est très facile. Le bouturage est plus complexe. Les bois de taille se conservent au réfrigérateur dans du polyéthylène. Vers le 15 mars planter sous cloche à l'ombre ou demi-ombre. Après apparition des feuilles, soulever de 2 cm la cloche pour éviter le dessèchement car les racines tardent à apparaître.
Greffe
Elle est déconseillée en zone très froide (< - 8 °C) où il ne faut cultiver que des plants « directs » car si les plants greffés gèlent ils repartiront en « sauvage ». En zone plus favorable on peut greffer des pieds obtenus par semis (sauvages) de graines ou des mâles en excès ou encore une partie du plant mâle. On peut procéder dès la mi-février en fente ou encore à l'anglaise.
Sur les grosses sections il faut greffer par « incrustation ». Retirer un cinquième environ du diamètre du rameau sur environ 5 cm. Tailler le greffon pour qu'il s'adapte (système tenon/mortaise) et mastiquer.
Fumure
Un peu de cendre et de compost bien décomposé à la fin de l'hiver. Attention aux nitrates et à la tonte de gazon trop riche. Plante très sensible à l'azote. Les symptômes sont le jaunissement des feuilles et le brunissement des bordures des feuilles.
Arrosage
À la plantation positionner au centre d'une cuvette qu'on remplira une fois par semaine à la belle saison. Mettre de la paille ou encore du gravier pour établir une isolation thermique des racines superficielles très susceptibles. Quand le plant est adulte, il protège des racines par l'ombrage de son feuillage abondant. Lorsqu'il est jeune, il faut à tout prix ombrer le sol et en tous cas éviter les expositions trop sévères. Pour ces raisons, il faut déconseiller sa culture en zone venteuse ou bien créer des coupe-vent au moyen de haies ou encore de filets.
Pesticides
Certains pesticides sont autorisés en France pour lutter contre les parasites du kiwi.
Utilisation
Conservation
Pour lui permettre de monter au maximum son taux de sucre, le kiwi doit être cueilli le plus tard possible à la fin de l'automne, si possible avant ou juste après la première gelée pas trop sévère. Le kiwi se conserve très longtemps loin des pommes (placées à côté, ou dans un même sac de plastique, celles-ci accélèrent sa maturation grâce à l'éthylène dégagée par les pommes), à la température d'une grange ou d'un garage (hors gel). Le temps de mûrissement est très variable ; il faut les trier de temps en temps et rapprocher les moins durs de l'assiette. Cueillis à l'automne, les derniers peuvent tenir jusqu'à l'été suivant (9 mois).
Pour la cuisine
Purée de kiwis déshydratée ou « cuir de kiwis ».
Le kiwi est idéal à déguster en dessert, nature, ou avec des condiments sucrés. Il faut le choisir avec une peau souple mais pas trop molle. Mieux vaut les prendre trop durs sur le marché, ils mûrissent rapidement à température ambiante et se conservent 10 jours sans difficultés (et plus longtemps au réfrigérateur dans un bac entrouvert). Pour les faire mûrir doucement, les mettre dans une corbeille avec des pommes. Le dégagement d'éthylène dû à la maturation des pommes fait mûrir le kiwi. En cuisine, rester prudent quant à l'utilisation des kiwis : ils empêchent la gélatine de prendre.