La plaine du Pô occupe une bonne partie de l' Italie septentrionale, des Alpes occidentales à la Mer Adriatique, elle a la forme d'un triangle d’une superficie de 46 000 km² ; la longueur la plus grande avoisine les 400 km, la largeur moyenne varie de 80 à 120 km et décline progressivement vers la mer, avec un front de 270 km. Presque au centre de la ligne côtière débute le delta du Pô. Les côtes sont basses et sablonneuses.
Le Pô, Bodinens en celte, Eridan en grec et Padus en latin, d’où dérive l'adjectif de la plaine padane traverse la plaine d’ouest en est.
Les cours d'eau en descendant des montagnes, entraînaient d’énormes quantités d'alluvions. Ceux-ci se déposèrent et s'accumulèrent sur le fond de la mer, jusqu'à combler ce qui, 5 millions d’années auparavant, était un grand golfe de la mer Adriatique. Le Pô charrie plus de 10 300 m³ d’eau à la seconde en arrivant à Ferrare (début du delta du Pô). Le processus d'ensablement, lent mais inexorable, continue depuis des millions d'années.
Le delta du Pô (380 km²) continue d'avancer chaque année vers l'Adriatique, même si un tel processus est contrarié par la présence de barrages qui retiennent les alluvions des fleuves. Dans un temps lointain, il était recouvert de forêts dans sa partie plus humide (de la basse plaine) et de bruyères dans celle plus aride (haute plaine). Les limons et sédiments fluviaux accumulés depuis des millénaires ont rendu les terres très fertiles, avec la présence dans le sous-sol de la région de Ravenne, y compris au large des côtes, d’importantes nappes de gaz naturel (méthane découvert en 1949 par Enrico Mattei, puis du pétrole).
De fait, il constitue tout un ensemble avec : au nord-est, la plaine vénitienne, dite « plaine du Pô vénitien », d'origine alluviale crée par l'Adige ; au sud, la petite plaine romagnole, également d'origine alluviale, qui est due aux cours d'eau qui se jettent dans la mer Adriatique, à partir du Montone et les suivants en allant vers l’est.