Il y vécut assez chichement les premières années, enseignant à domicile et dans les "coffe house" de Londres. Après une visite au comte du Devonshire, il découvrit les Principia de Newton. Dès lors, il ne s'en sépara plus (on prétend qu'il en découpait des pages pour l'emporter avec lui).
En 1692, De Moivre rencontra Halley, assistant de la Royal Society, et peu après Newton, avec qui il se lia d'amitiés. À la suite de quoi, De Moivre se livra entièrement à la théorie des fluxions. En 1673, Il fit la connaissance de Leibniz, qui essaya (sans succès) d'obtenir pour lui un poste en Allemagne En Mars 1695, Halley communiqua son article : Method of fluxions à la Royal Society.
En 1697, il fut élu membre de la Royal Society de Londres (l'équivalent de l'Académie des sciences de Paris).
En 1710, De Moivre fut appointé par la Royal Society pour trancher les querelles entre Newton et Leibniz... Désespérant d'obtenir une chaire à Cambridge il demanda le soutien de Leibniz auprès de Johann Bernoulli, en vain, car Leibniz ne pouvait rien pour lui, pas plus que Newton ou Halley, vu ses origines françaises.
La fin de sa vie se passa en publications. Célibataire, il trouvait sa récréation dans la paix de l'étude, particulièrement dans la littérature. Il eût aimé être Molière avant que d’être Newton, aimait-il à dire. Il connaissait Rabelais presque par cœur. Le 27 juin 1754, il est élu membre étranger de l'Académie des sciences de Paris. Il meurt dans l’anonymat le 27 novembre de la même année.