Leçon
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Introduction

La leçon est un terme qui revêt diverses significations dans le domaine de l'enseignement.

Origines du mot

Le terme leçon est emprunté vers 1135 au latin lectionem : la notion de lecture et le fait de lire sont concomitants du mot. En effet, leçon a alors le sens (SENS (Strategies for Engineered Negligible Senescence) est un projet scientifique qui a pour but l'extension radicale de l'espérance de vie humaine. Par une évolution progressive allant du ralentissement du...) de « texte sacré » : lectionem étant l'accusatif de lectio, lecture, il est logique (La logique (du grec logikê, dérivé de logos (λόγος), terme inventé par Xénocrate signifiant à la fois raison, langage, et...) que leçon signifie « texte lu » dès son origine. Ce sens originel perdurera jusqu'à nos jours : la leçon d'un texte est, en philologie, l'une des versions de ce texte (en général pour parler des textes anciens : on dira, par exemple, que La Chanson de Roland a plusieurs leçons).

Cependant, parallèlement à ce sens, se développe dès le XIIe siècle le sens de « ce qu'un élève doit apprendre », et, par métonymie, « l'enseignement (L'enseignement (du latin "insignis", remarquable, marqué d'un signe, distingué) est une pratique d'éducation visant à développer les connaissances d'un élève par le biais de communication...) que dispense le maître ». Un tel glissement de sens n'est pas étonnant lorsque l'on considère qu'à cette époque l'instruction (Une instruction est une forme d'information communiquée qui est à la fois une commande et une explication pour décrire l'action, le comportement, la méthode ou la tâche qui devra commencer, se terminer,...) des enfants ou des jeunes gens était en général assurés par les gens de l'Église (L'église peut être :).

La leçon, une épreuve de l'agrégation

La leçon est aussi le nom d'une épreuve orale des agrégations de Lettres modernes et classiques, Mathématiques (Les mathématiques constituent un domaine de connaissances abstraites construites à l'aide de raisonnements logiques sur des concepts tels que les nombres, les figures, les structures et...), Philosophie, Physique-Chimie, ...

Histoire du mot

Les épreuves actuelles

Emploi du mot dans les enseignements primaire et secondaire

Le sens de leçon comme « ce que le maître donne à apprendre » s'est largement répandu dans l'enseignement à partir du XIXe siècle : terme essentiel et central dans l'enseignement laïque et obligatoire, clef (Au sens propre, la clef ou clé (les deux orthographes sont correctes) est un dispositif amovible permettant d'actionner un mécanisme.) de voûte (Une voûte (ou voute) est un élément architectural de couvrement intérieur d'un édifice présentant un intrados. La voûte travaille comme un arc et son équilibre suppose la reprise d'efforts de poussée...) de l'Instruction publique (Le ministère de l'Instruction publique est le nom donné à l'actuel ministère de l'Éducation nationale, de la Révolution à 1932 en France. Par extension on peut rencontrer la même...), la leçon a longtemps représenté pour les écoliers et leur famille cette parcelle de savoir donnée (Dans les technologies de l'information, une donnée est une description élémentaire, souvent codée, d'une chose, d'une transaction, d'un événement, etc.) chaque jour (Le jour ou la journée est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du...) par le maître d'école, espoir d'un progrès de la famille dans la hiérarchie sociale. Mais la métonymie de la leçon comme « enseignement du maître » permet à cette époque de fédérer sous ce même terme le texte étudié (en français par exemple), les exercices sur ce texte et tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou l'univers.) ce qui concerne les activités qui lui sont liées, même des activités d'écriture.

De fait, une telle autorité du hussard noir a longtemps permis un enseignement divisé en leçons, enseignement cloisonné, enseignement qui se basait sur une logique qui lui était propre et non sur la logique d'apprentissage (L’apprentissage est l'acquisition de savoir-faire, c'est-à-dire le processus d’acquisition de pratiques, de connaissances, compétences, d'attitudes ou de valeurs culturelles, par l'observation, l'imitation, l'essai, la...) des élèves. Une leçon de choses était alors dispensée sans rapport avec la leçon de mathématiques ou de français, bien que dans les faits un certain décloisonnement ait toujours été plus ou moins pratiqué (mais jamais de manière vraiment réfléchie et poussée).

La leçon est donc l'un des symboles de l'autorité du maître d'école du milieu du XIXe siècle jusqu'aux années 1980, date où la logique du décloisonnement a commencé à remplacer celle de la leçon.

Le terme est cependant resté dans le sens de « texte ou synthèse à apprendre », d'une part dans des expressions plus ou moins figées (as-tu appris tes leçons ? demandent à leur enfant qui revient de l'école les parents attentifs), et d'autre part dans la réalité des contenus enseignés. En effet, si la leçon a été remplacée par la séance d'enseignement décloisonné, cette dernière a souvent pour but un ensemble (En théorie des ensembles, un ensemble désigne intuitivement une collection d’objets (les éléments de l'ensemble), « une multitude...) d'éléments de savoir synthétisés dans un texte : cette synthèse sera la leçon à apprendre pour le lendemain, par exemple. Le domaine sémantique de ce mot s'est donc restreint et le terme a perdu une grande partie de sa symbolique.

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