Le pousse-pousse (人力車, jinrikisha?, littéralement « véhicule à l'énergie humaine ») est une voiturette légère à deux roues et à une ou deux places, tirée ou poussée par un homme.
Il existe aussi des versions ou l'homme tirant le pousse-pousse est à vélo, on parle alors plus précisément de cyclo-pousse. Des versions motorisés ont également vu le jour, on parle alors d’auto-pousse. Cependant, le terme pousse-pousse est communément utilisé pour tous ces véhicules.
En Suisse romande et en Amérique du Nord, on utilise aussi couramment le terme pousse-pousse pour désigner les poussettes pour bébé.
L'attribution de son invention est incertaine, mais son origine japonaise est avérée. L'histoire la plus répandue sur son inventeur est celle du missionnaire américain Jonathan Scobie (parfois Jonathan Globe) qui l'aurait conçu vers 1869 pour transporter sa femme invalide. Un autre inventeur potentiel serait Izumi Yosuke qui demanda le premier une licence d'autorisation auprès des autorités.
Dans les villes, les pousse-pousse ont rapidement supplanté le moyen de transport traditionnel qu'était le palanquin. En deux ans d'existence, on pouvait compter plus de 40 000 pousse-pousse à Tōkyō. Le palanquin se retrouve alors utilisé uniquement dans les zones où le pousse-pousse ne pouvait aller, dans les régions montagneuses.
Le principal problème à la diffusion de ce mode de locomotion dans tout le Japon est l'état de la route. Mais l'Empereur Meiji fait rapidement construire ponts et routes. Le développement du commerce, avec la nécessité de faire des allers-retours entre les centres de productions, les marchés, magasins et ports, développa considérablement le pousse-pousse.
Ce mode de transport fut très en vogue dans toute l'aristocratie et chez les geishas, à tel point que des compagnies de taxis furent créées. Certaines familles riches possédèrent même leur pousse-pousse et tireur attitré.
Petit-à-petit, le pousse-pousse subit plusieurs améliorations, comme l'adjonction d'une capote contre la pluie, de roues métalliques pour plus de solidité et dans les années 1910 des bandes en caoutchouc furent ajoutées sur les roues pour amortir les chocs.
Les transports en communs, comme le tramway, firent péricliter l'usage du pousse-pousse au Japon vers la fin des années 1910.
À la fin du XIXe siècle, le pousse-pousse fut un important produit d'exportation japonais et fut propagé dans toute l'Asie et les colonies européennes. Le pousse-pousse devint le moyen de transport privilégié des colons et fut à ce titre associé à la colonisation et à l'exploitation de l'Homme par l'Homme.
Aujourd'hui, le pousse-pousse, dans sa forme auto-pousse, est très utilisé dans plusieurs grandes villes d'Asie, notamment en Thaïlande ou en Indonésie (becak), les plus pauvres se rabattant sur les pousse-pousses traditionnels. Le pousse-pousse est également présent à Madagascar pour transporter les personnes, notamment à Antsirabe qui est la capitale malgache du pousse-pousse.
Le cyclo-pousse quant à lui est présent depuis plusieurs années à New York, où le terme vélo-taxi est utilisé.
| Auto-pousse appelés tuk tuk à Bangkok en 2005 |
Aujourd'hui en France, une tendance d'utiliser Pousse-Pousse dans le domaine tourisme devient de plus en plus forte. Par exemple, à Strasbourg, Association franco-iranienne d'Alsace a lancé un service de circuits en Pousse-Pousse "Eco City Zen Tour".