Pression artérielle
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Pathologies

  • Si elle est trop haute en permanence, il s'agit d'une hypertension artérielle.
  • Si elle est trop basse, on parle d'hypotension.
  • Si elle est effondrée, on parle de collapsus cardio-vasculaire, pouvant entraîner un état de choc (Dès que deux entitées interagissent de manière violente, on dit qu'il y a choc, que ce soit de civilisation ou de particules de hautes énergies.).
  • Si elle n'est augmentée qu'en présence d'un médecin (Un médecin est un professionnel de la santé titulaire d'un diplôme de docteur en médecine. Il est chargé de soigner les maladies,...), on parle d'effet « blouse blanche »

Mesure

Appareils

Sphygmomanomètre classique et stéthoscope (Un stéthoscope (du grec stêthos (στῆθος), "poitrine", et scope du grec ancien "skopein" (σκοπεϊν),...).
Tensiomètre (Un tensiomètre, ou sphygmomanomètre est un appareil de mesure médical utilisé pour mesurer la pression artérielle, inventé par le médecin italien...) électronique automatique (L'automatique fait partie des sciences de l'ingénieur. Cette discipline traite de la modélisation, de l'analyse, de la commande et, de la régulation des systèmes...) de poignet (Le poignet est une région du membre supérieur située entre la main et l'avant-bras, et contenant le carpe.) indiquant la tension (La tension est une force d'extension.) systolique et diastolique.

Elle est faite classiquement par un brassard gonflable circulaire relié à un manomètre (Un manomètre est un instrument servant à mesurer une pression.), appelé tensiomètre ou sphygmomanomètre. Le premier appareil de ce type a été décrit par le Dr. Scipione Riva-Rocci le 10 décembre 1896 dans la gazette médicale de Turin.

L'instrument actuel est mis au niveau du bras. Un stéthoscope est disposé au niveau du pli du coude (Cette articulation comprend en avant la région du « pli du coude ». C'est un complexe articulaire synovial du membre supérieur humain reliant le bras à l'avant-bras....) à l'écoute (Sur un voilier, une écoute est un cordage servant à régler l'angle de la voile par rapport à l'axe longitudinal du voilier et en conséquence...) de l'artère (Une artère (du grec αρτηρία, artêria) est un vaisseau qui conduit le sang du cœur aux poumons ou aux autres tissus de l'organisme.) humérale. En gonflant le brassard à une pression (La pression est une notion physique fondamentale. On peut la voir comme une force rapportée à la surface sur laquelle elle s'applique.) supérieure à la pression maximale, l'artère du bras est alors occluse. On dégonfle alors celui-ci très progressivement et lorsque la pression de gonflage équivaut à la pression systolique (ou maximale), l'artère s'ouvre par intermittence ce qui se manifeste par l'apparition d'un bruit (Dans son sens courant, le mot de bruit se rapproche de la signification principale du mot son. C'est-à-dire vibration de l'air pouvant donner lieu à la création d'une...) de battement (En acoustique, le battement est une interférence entre deux sons de fréquences légèrement différentes, laissant percevoir des...) dans le stéthoscope ; ces bruits, appelés « bruits de Korotkoff », sont dus aux turbulences de l'écoulement du sang (Le sang est un tissu conjonctif liquide formé de populations cellulaires libres, dont le plasma est la substance fondamentale et est présent chez la plupart des animaux. Un humain adulte est...), gêné par la pression du brassard. Des pulsations importantes sont également perceptibles par le patient (Dans le domaine de la médecine, le terme patient désigne couramment une personne recevant une attention médicale ou à qui est prodigué un soin.) et par l'examinateur. Lorsque la pression du brassard devient inférieure à la pression minimale (diastolique), l'artère est alors ouverte en permanence : le flux (Le mot flux (du latin fluxus, écoulement) désigne en général un ensemble d'éléments (informations / données, énergie, matière, ...) évoluant dans un sens commun. Plus précisément le...) turbulent (Le HMS Turbulent (n° de coque : S 87) est un bâtiment de la classe Trafalgar de sept sous-marins nucléaires d'attaque de la Royal Navy.) devient laminaire et les bruits auscultatoires disparaissent.

C'est la méthode par « contrepulsion ».

On peut également estimer la pression sans stéthoscope, mais de manière moins précise :

  • les pulsations de l'artère se répercutent dans le brassard, la pression du brassard oscille donc entre la pression systolique et la pression diastolique ; lorsque l'on dégonfle le brassard, on relève donc la pression à laquelle l'aiguille du manomètre commence à osciller (pression systolique) et celle à laquelle l'aiguille s'arrête d'osciller (pression diastolique) ;
  • en prenant le pouls (Le pouls est la perception du flux sanguin pulsé par le cœur par la palpation d'une artère.) radial du bras comprimé : lorsque le brassard est comprimé, on ne perçoit pas le pouls ; lorsque l'on dégonfle le brassard, la pression à partir de laquelle le pouls apparaît est la pression systolique (cette méthode ne permet pas d'avoir la pression diastolique).

L'association tensiomètre manuel et stéthoscope est de plus en plus souvent remplacé par des appareils automatiques (tensiomètres électroniques) avec un brassard gonflé par un moteur (Un moteur (du latin mōtor : « celui qui remue ») est un dispositif qui déplace de la matière en apportant de la puissance. Il effectue ce travail à partir d'une énergie (éolienne,...) et détection soit des bruits par un micro (méthode auscultatoire), soit des variations d'amplitude (Dans cette simple équation d’onde :) de l'onde (Une onde est la propagation d'une perturbation produisant sur son passage une variation réversible des propriétés physiques locales. Elle transporte de l'énergie sans transporter de matière. Une onde transporte aussi...) de pouls (méthode oscillométrique). Ces appareils permettent des mesures répétées et la surveillance presque en temps (Le temps est un concept développé par l'être humain pour appréhender le changement dans le monde.) réel de la pression sanguine.

On peut également mesurer la pression artérielle (La pression artérielle correspond à la pression du sang dans les artères. On parle aussi de tension artérielle, car cette pression est aussi la force exercée par le sang sur la paroi des artères, elle tend...) par les mêmes techniques mais cette fois-ci au poignet et même au doigt. Cela ne constitue pas cependant la méthode de référence.

Lorsqu'on couple un tensiomètre électronique à une batterie et à une mémoire (D'une manière générale, la mémoire est le stockage de l'information. C'est aussi le souvenir d'une information.), on peut prendre alors la pression artérielle de manière répétée durant 24 h : c'est le MAPA (= monitoring ambulatoire de la pression artérielle faussement appelé aussi Holter tensionnel).

Dans certains cas, la pression artérielle est mesurée en introduisant dans l'artère un cathéter empli de liquide (La phase liquide est un état de la matière. Sous cette forme, la matière est facilement déformable mais difficilement compressible.) et relié à une sonde de pression (La sonde de pression est un dispositif qui convertit les variations de pression en variations de tension électrique. Si la sonde est reliée à un ordinateur, les variations sont...). Cette méthode plus invasive (donc plus risquée) donne des mesures plus précises et donne la pression artérielle en dynamique (Le mot dynamique est souvent employé désigner ou qualifier ce qui est relatif au mouvement. Il peut être employé comme :). Ainsi, la pression à chaque moment de chacun des cycles cardiaques du patient est mesurée, pas seulement la pression systolique et diastolique sur une certaine période.

Protocole d'utilisation

La méthode de référence est la mesure au brassard avec stéthoscope (contrepulsion). Elle se fait sur un patient en position demi-assise, les bras le long du corps, après cinq à dix minutes ( Forme première d'un document : Droit : une minute est l'original d'un acte. Cartographie géologique ; la minute de terrain est la carte originale, au crayon, levée sur le terrain. Unités...) de repos. Le bras doit être maintenu à hauteur (La hauteur a plusieurs significations suivant le domaine abordé.) du cœur : si le bras est trop bas, la pression sera surestimée. La taille de la manchette doit être adaptée à la taille du bras : si la manchette est trop petite, la pression sera surestimée. Dans un premier temps, on mesure la pression aux deux bras. Il peut arriver que la pression soit un peu plus élevée dans un bras que dans un autre : on considérera la pression la plus élevée comme étant la valeur de référence.

On recommande actuellement, lors d'une consultation, de mesurer la pression artérielle au début et à la fin de la consultation : le « syndrome de la blouse blanche » (anxiété chez le patient générée par la présence du personnel médical) entraîne très fréquemment des valeurs faussement élevées en début d'examen.

Estimation sans appareil

Dans l'urgence, la baisse de la tension artérielle systolique peut être estimée par la prise du simple pouls, celle-ci entraînant la disparition d'un pouls distal ; chez un adulte :

  • si le pouls radial est perçu, la tension systolique est supérieure à 80 mmHg (T ≥ 8 cmHg) ;
  • si le pouls radial n'est pas perçu mais que le pouls carotidien ou fémoral l'est, la tension systolique est entre 50 mmHg et 80 mmHg (8 cmHg ≥ T ≥ 5 cmHg) ;
  • si le pouls carotidien et fémoral ont disparu, la tension est inférieure à 50 mmHg (T ≤ 5 cmHg).

Selon les personnes, les pouls distaux (radiaux et pédieux) peuvent être plus ou moins bien perçus, et que d'autre part, la disparition d'un pouls peut aussi être due à une compression externe (effet garrot) ou interne (En France, ce nom désigne un médecin, un pharmacien ou un chirurgien-dentiste, à la fois en activité et en formation à l'hôpital ou...) (par exemple artériosclérose). Il faut donc rechercher les deux pouls radiaux. D'autre part, si la tension est inférieure à 80 mmHg, on ne sentira pas le pouls radial, mais à l'inverse (En mathématiques, l'inverse d'un élément x d'un ensemble muni d'une loi de composition interne · notée multiplicativement, est un élément y tel que x·y = y·x = 1,...), si l'on ne sent pas le pouls radial, cela ne signifie pas nécessairement que la tension est basse.

On peut aussi estimer la tension systolique avec le « remplissage capillaire » : on exerce une pression sur un ongle (En ce qui concerne l'anatomie, un ongle est une partie dure et insensible du doigt ou de l'orteil d'un animal. C'est une évolution de la griffe, que...), celui-ci pâlit, et on regarde la vitesse (On distingue :) à laquelle il se recolore :

  • remplissage capillaire normal (inférieur à deux secondes) : la tension systolique est supérieure à 100 mmHg (T ≥ 10 cmHg) ;
  • remplissage capillaire retardé (supérieur à deux secondes) : la tension systolique est entre 85 et 100 mmHg (10 cmHg ≥ T ≥ 8,5 cmHg) ;
  • pas de remplissage capillaire : la tension systolique est inférieure à 85 mmHg (T ≤ 8,5 cmHg).
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