1956 : Marion King Hubbert publie sa prédiction que la production de pétrole atteindra un pic en l'an 2000.
1967 : Le centre de recherche nucléaire de Téhéran est construit et opéré par l'Organisation de l'Énergie Atomique d'Iran (OEAI).
Juillet 1968 : L'Iran signe le traité de non-prolifération nucléaire et le ratifie. Il entre en vigueur le 5 mars 1970.
années 1970 : sous le règne de Mohammad Reza Shah Pahlavi, des plans sont faits pour construire jusqu'à 20 centrales nucléaires à travers le pays avec le support et le soutien des États-Unis. De nombreux contrats signés avec des compagnies occidentales, et l'entreprise allemande Kraftwerk Union (une filiale de Siemens AG) commence la construction de la centrale nucléaire de Bushehr en 1974.
1974 : la production de pétrole iranienne culmine à 6,1 millions de barils par jour.
1974 : Promulgation de la loi énergétique de l'Iran. Cette loi couvre les activités pour lesquelles l'OEAI fut fondée à cette période. Ces activités incluent l'utilisation de l'énergie atomique et de la radioactivité dans l'industrie, l'agriculture et les industries de services, la mise en place de centrales nucléaires et d'usine de désalinisation, la production de matières premières nécessaires à de tels projets, la création d'infrastructure technique et scientifique nécessaire pour mener à bien de tels projets ainsi que la coordination et la supervision de tous les sujets liés à l'énergie atomique dans le pays
1975 : le Massachusetts Institute of Technology signe un contrat avec l'Organisation de l'Énergie Atomique d'Iran pour fournir des formations aux ingénieurs nucléaires iraniens.
1979 : la révolution iranienne gèle le programme nucléaire iranien et le contrat de Bushehr avec Siemens AG se termine avec le départ de l'entreprise.
1982 : les officiels iraniens annoncent qu'ils prévoient de construire un réacteur fonctionnant avec leur propre uranium au centre de technologie nucléaire d'Isfahan.
1983 : les inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique inspecte les installations iraniennes, et font un rapport sur une proposition d'accord de coopération afin d'aider l'Iran a fabriquer de l'uranium enrichi dans le cadre du « programme ambitieux de l'Iran dans le domaine de la technologie des réacteurs nucléaires et du cycle du combustible ». Le programme d'assistance est plus tard arrêté sous la pression américaine. D'un autre côté, le président argentin Raul Alfonsin signe un accord de coopération nucléaire avec l'Iran, qui comprend de la fourniture d'uranium enrichi.
1984 : malgré l'opposition de l'ayatollah Hossein Khomeyni à l'emploi d'une bombe nucléaire, la décision est prise en pleine guerre Iran-Irak de relancer le programme civilo-militaire.
1984 : la radio iranienne annonce que les négociations avec le Niger à propos des achats d'uranium sont près de leur conclusion.
1985 : les programmes de radio iraniens discutent ouvertement de la signification de la découverte de minerai d'uranium en Iran avec le directeur de l'OEAI.
1989 : la loi sur la protection contre les ondes radio est ratifiée en session publique le 9 avril 1989 par le parlement et approuvé par le conseil des Gardiens le 19 avril 1989.
1990 : l'Iran commence les négociations avec l'Union soviétique concernant la reconstruction de la centrale de Bushehr.
1991 : Le président argentin Carlos Menem, sous la pression des États-Unis, met fin unilatéralement aux accords de coopération nucléaire avec l'Iran. Néanmoins, la collaboration se poursuit partiellement, Buenos Aires fournissant de l'uranium faiblement enrichi à Téhéran.
1992 : l'Iran signe un accord avec la Chine pour la construction de deux réacteurs de 950 MW à Darkhovin (Iran de l'ouest). À ce jour, la construction n'a pas commencé.
Janvier 1995 : l'Iran signe un contrat de 800 millions de US$ avec le ministère russe de l'énergie atomique(MinAtom) afin de finir les réacteurs de Bushehr sous le regard de l'AIEA.
1996 : la Chine et l'Iran informent l'AIEA de plans de construction d'une installation d'enrichissement nucléaire en Iran, mais la Chine se retire du contrat sous la pression américaine. L'Iran informe l'AIEA qu'il envisage de poursuivre la construction quand même.
29 janvier 2002 : Le président américain George W. Bush parle d'Axe du mal regroupant l'Iran, l'Irak et la Corée du Nord pendant son discours sur l'état de l'Union.
août 2002 : Alireza Jafarzadeh expose deux installations nucléaires secrètes à Natanz et Arak en utilisant des sources bien placées dans l'opposition en exil iranienne MEK.
Décembre 2002 : Les États-Unis accusent l'Iran de chercher à fabriquer des armes nucléaires.
16 juin 2003 : Mohamed ElBaradei, directeur général de l'AIEA, déclare que « l'Iran a manqué à son devoir de rapporter certains matériaux et activités » et demande « des actions coopératives » de la part du pays. Cependant, à aucun moment l'AIEA ne déclare l'Iran en rupture avec le TNP.
octobre 2003 : l'Iran commence à tenir des négociations avec les membres de l'AIEA à propos d'inspections nucléaires plus strictes.
31 octobre 2003 : l'AIEA déclare que l'Iran a fourni une description « complète » de son programme nucléaire.
11 novembre 2003 : l'AIEA déclare qu'il n'y a pas de preuves que l'Iran essaie de construire une bombe atomique.
13 novembre 2003 : Washington clame que le rapport de l'AIEA est "impossible à croire". L'ONU s'en tient aux faits donnés dans le rapport.
18 décembre 2003 : l'Iran signe le protocole additionnel au TNP
Juin 2004 : Kamal Kharrazi, ministre des affaires étrangères de l'Iran, répondant à la demande faite à l'Iran de stopper son programme nucléaire, dit : « Nous n'accepterons aucune obligation nouvelle. L'Iran a une grande capacité technique et doit être reconnu par la communauté internationale en tant que membre du club nucléaire. C'est un chemin irréversible. »
14 juin 2004 : Mohamed ElBaradei, directeur général de l'AIEA, accuse l'Iran d'une coopération « moins que satisfaisante » pendant l'investigation de l'AIEA sur son programme nucléaire. ElBaradei demande « une coopération accélérée et proactive » de la part de l'Iran.
27 juillet 2004 : l'Iran brise les scellés placés sur les centrifugeuses d'uranium par l'AIEA et reprend la construction des centrifugeuses à Natanz
31 juillet 2004 : l'Iran fait savoir qu'il a repris la construction de centrifugeuses nucléaires pour enrichir de l'uranium, inversant une décision volontaire de sa part d'arrêter toute activité liée à l'enrichissement d'uranium en octobre 2003, à la demande de la Grande-Bretagne, de la France et de l'Allemagne. Les États-Unis supposent que le but est de produire de l'uranium enrichi de qualité militaire.
10 août 2004 : Plusieurs questions de longue date à propos des échantillons d'uranium de qualité militaire sont clarifiées par l'AIEA. Les échantillons correspondent à des sources pakistanaises et russes qui ont contaminé l'équipement iranien venant de ces pays.
24 août 2004: le ministre des affaires étrangères Kamal Kharrazi déclare à Wellington que l'Iran répondra par la force à Israël ou à n'importe quelle autre nation qui tentera une frappe préventive sur son programme nucléaire. Plus tôt dans la même semaine, le chef d'État-major israélien, le général Moshe Ya'alon, a dit à un journal israélien que « l'Iran se démène pour avoir la capacité nucléaire et je suggère que dans ce cas [Israël] ne compte pas sur d'autres ».
6 septembre 2004 : le dernier rapport de l'AIEA trouve que "les sujets non-résolus autour du programme atomique iranien sont en train d'être clarifiés ou résolus."
18 septembre 2004 : L'AIEA, agence de sûreté nucléaire de l'ONU, adopte à l'unanimité une résolution appelant l'Iran à suspendre toutes les activités relatives à l'enrichissement d'uranium.
21 septembre 2004 : En guise de défi à l'ONU, l'Iran annonce qu'elle continuera son programme nucléaire de conversion de 37 tonnes de yellowcake pour être traité dans les centrifugeuses
18 octobre 2004 : l'Iran déclare qu'elle souhaite négocier avec la Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne à propos de la suspension de ses activités d'enrichissement d'uranium, mais elle ne renoncera jamais à son droit à enrichir de l'uranium.
24 octobre 2004 : l'Union européenne fait une proposition consistant à fournir de la technologie nucléaire à l'Iran en échange de l'arrêt permanent de son programme d'enrichissement. L'Iran rejette cette offre en disant qu'elle ne renoncera pas à son droit aux technologies d'enrichissement. Une décision pour référer de ce sujet par l'AIEA au conseil de sécurité des Nations unies est attendue le 25 novembre 2004.
15 novembre 2004 : Des discussions entre l'Iran et les trois membres de l'UE (Grande-Bretagne, France et Allemagne) résultent en un compromis. L'Iran accepte de suspendre temporairement son programme d'enrichissement d'uranium pendant la durée d'une seconde session de négociation, durant laquelle des tentatives seront faites pour aboutir à une solution permanente et intéressante pour tous.
15 novembre 2004 : Un rapport confidentiel de l'ONU est diffusé. Le rapport dit que tous les matériaux nucléaires en Iran ont été recensés, et qu'il n'y a aucune preuve d'un programme militaire. Néanmoins, il ne peut être écartée la possibilité d'existence d'un tel programme parce que la connaissance à ce sujet n'est pas parfaite.
22 novembre 2004 : l'Iran déclare qu'il suspend volontairement son programme d'enrichissement de l'uranium afin de négocier avec l'UE. L'Iran reverra sa décision trois mois après. L'UE cherche à avoir une suspension permanente et veut donner des incitations économiques et politiques.
24 novembre 2004 : l'Iran cherche à obtenir la permission de l'Union européenne, en accord avec la position adoptée conjointement avec l'UE, d'être autorisée continuer à travailler avec 24 centrifugeuses à buts de recherche.
28 novembre 2004 : l'Iran retire sa demande qu'une partie de sa technologie soit exemptée d'un gel des activités d'enrichissement nucléaire
Juin 2005 : le secrétaire d'État américain Condoleezza Rice dit que le directeur de lAIEA devrait ou endurcir sa position sur l'Iran ou échouer à être choisi pour un troisième mandat à la tête de l'AIEA. Suivant une réunion en tête-à-tête entre Mme Rice et M. ElBaradei le 9 juin, les États-Unis retirent leur opposition et ElBaradei est réélu à son poste le 13 juin 2005.
8 août et 10 août 2005 : l'Iran reprend la conversion d'uranium à l'usine d'Ispahan, sous le contrôle de l'AIEA, mais ne reprend pas l'enrichissement d'uranium.
9 août 2005 : le chef de l'État iranien, l'Ayatollah Ali Khamenei émet une fatwa interdisant la production, le stockage et l'utilisation d'armes atomiques. Le texte complet de la fatwa est transmis dans une déclaration officielle dans une réunion de l'AIEA à Vienne.
11 août 2005 : les trente-cinq membres du conseil de l'AIEA adoptent une résolution appelant l'Iran à suspendre la conversion d'uranium, ainsi qu'une instruction au directeur général de l'agence Mohammed ElBaradei lui demandant d'émettre un rapport sur le programme nucléaire iranien avant le 3 septembre 2005. La résolution est considérée par beaucoup comme étant faible puisqu'elle n'inclut pas la menace d'un renvoi devant le conseil de sécurité de l'ONU.
15 août 2005 : le nouveau président de l'Iran, Mahmoud Ahmadinejad, installe son nouveau gouvernement. Ali Larijani remplace Hassan Rowhani en tant que secrétaire du conseil suprême de sécurité nationale, l'administration la plus haute en Iran, ayant la politique nucléaire dans son escarcelle.
15 septembre 2005 : dans un somment de haut-niveau des Nations unies, Mahmoud Ahmadinejad déclare que l'Iran a le droit de développer un programme d'énergie nucléaire dans les termes du traité de non-prolifération des armes nucléaires de 1970. Il offre une solution de compromis dans laquelle les entreprises étrangères seront autorisées à investir et à participer dans le programme nucléaire de l'Iran, assurant ainsi qu'il ne peut être utilisé secrètement pour faire des armes. La majorité de la délégation américaine part pendant son discours, mais la mission américaine à l'ONU le nie.
10 octobre 2005 : Le représentant pour les affaires internationales du ministère iranien du pétrole, Hadi Nejad-Hosseinian, dit que l'Iran pourrait épuiser ses réserves de pétrole dans neuf décennies
5 novembre 2005 : le gouvernement iranien approuve un plan autorisant les investisseurs étrangers à participer dans le travail à l'usine d'enrichissement d'uranium de Natanz. Le cabinet autorise aussi l'OEAI à prendre les mesures nécessaires pour attirer l'investissement national et étranger dans le procédé d'enrichissement de l'uranium.
19 novembre 2005 : l'AIEA sort un rapport disant que l'Iran empêche toujours les inspecteurs nucléaires des Nations unies de visiter pour la seconde fois un site connu comme le complexe militaire de Parchin, où l'Iran n'est légalement obligé d'autoriser les inspections. Le directeur général de l'AIEA, Mohamed ElBaradei dit dans le rapport : « la transparence complète de l'Iran est indispensable ». Séparément, l'Iran confirme qu'ils ont repris la conversion de nouvelles quantités d'uranium, poursuivant ainsi ses droits donnés par le TNP, malgré une résolution contraire de l'AIEA.
Janvier 2006 : l'Iran fournit à la partie négociatrice européenne une proposition en six points, qui inclut encore une offre de suspendre d'enrichissement d'uranium pendant deux ans, soumise au résultat des négociations continues. L'offre est déclinée par les européens et n'est pas reportée dans la presse occidentale..
31 janvier 2006 : l'AEIA rapporte que « l'Iran a continué à faciliter l'accès sous les termes de l'accord de sauvegarde tel qu'il avait été demandé par l'agence… et même en fournissant de manière ponctuelle les déclarations requises et l'accès aux sites » et liste les sujets restants..
Janvier 2006 : Le reporter du The New York Times James Risen publie État de guerre, dans lequel il soutient qu'une opération de la CIA nommée opération Merlin aurait pu aider l'Iran dans son programme nucléaire alors que l'intention initiale était de le retarder en fournissant de fausses informations.
2 février 2006 : Le ministre des finances pakistanais Sirajul Haq déclare : "Une attaque sur l'Iran serait interprétée comme une attaque sur nous".
4 février 2006 : l'AIEA vote à 27 voix contre 3 le renvoi de l'Iran devant le conseil de sécurité. Après le vote, l'Iran a annoncé sa volonté de mettre fin à la coopération volontaire avec l'AIEA au-delà de la base du traité de non-prolifération, et de reprendre l'enrichissement d'uranium.
Mars 2006 : La stratégie de sécurité nationale américaine décrie l'Iran, en affirmant que "l'Iran a violé les obligations du traité de non-prolifération et refuse de fournir des garanties objectives que son programme nucléaire est à seules fins pacifiques."
15 mars 2006 : Mahmoud Ahmadinejad réaffirme l'engagement de l'Iran dans le développement d'une industrie nucléaire domestique.
27 mars 2006 : Dans un article de politique étrangère intitulé "Fool Me Twice" (Trompez-moi deux fois), Joseph Cirincione, directeur de la non-prolifération au Carnegie Endowment for International Peace, déclare que « quelques officiels de haut rang ont déjà pris leur décision : ils veulent frapper l'Iran » et qu'il pourrait y avoir « une campagne coordonnée pour préparer une frappe militaire sur l'Iran ». Joseph Cirincione met aussi en garde « qu'une frappe militaire serait désastreuse pour les États-Unis. Elle permettrait de rassembler le public iranien autour d'un régime jugé par ailleurs impopulaire, enflammer les sentiments de colère anti-américains dans le monde musulman, et mettrait en danger la position déjà fragile des États-Unis en Irak. Et cela accélèrerait, et non pas retarderait, le programme nucléaire iranien. Les partisans de la ligne dure à Téhéran se verraient confirmer leur opinion que la seule chose capable de décourager les États-Unis est une bombe nucléaire. Les dirigeants iraniens répondraient par un programme nucléaire accéléré qui permettrait de produire une bombe en quelques années. »
11 avril 2006 : le président iranien Mahmoud Ahmadinejad annonce que l'Iran a enrichi de l'uranium pouvant être utilisé dans un réacteur en utilisant 164 centrifugeuses. Il dit : « J'annonce officiellement que l'Iran a rejoint ce groupe des pays qui ont la technologie nucléaire. C'est le résultat de la résistance de la nation iranienne. Sur la base des régulations internationales, nous continuerons notre chemin jusqu'à ce que nous puissions atteindre la production d'uranium enrichi de manière industrielle ». Il a répété le fait que l'enrichissement était effectué à fins pacifiques et non à des fins militaires.
26 avril 2006 : Le guide suprême de l'Iran, l'Ayatollah Ali Khamenei dit que les américains devraient savoir que s'ils assaillent l'Iran leurs intérêts seront touchés partout où c'est possible dans le monde, et que la nation iranienne répondra à chaque attaque avec une intensité double.
28 avril 2006 : l'AIEA fournit un rapport intitulé Implémentation des accords de sauvegarde du TNP en République Islamique d'Iran au conseil de sécurité de l'ONU. L'AEIA dit que l'Iran a accéléré ses programmes d'enrichissement de l'uranium pendant la période de 30 jours couverte par le rapport.
1er juin 2006 : Le conseil de sécurité de l'ONU accepte les propositions faites afin d'atteindre un compromis avec l'Iran.
31 juillet 2006 : Le conseil de sécurité de l'ONU adopte la résolution 1696 enjoignant à l'Iran d'arrêter l'enrichissement au 31 août 2006 sous peine de sanctions.
5 août 2006 : L'ambassadeur d'Iran en France, Ali Ahani, affirme dans un entretien au "Monde" daté du 6-7 août que "le programme nucléaire civil iranien ne déviera jamais vers un programme militaire".
3 octobre 2006: le directeur adjoint de l'OEAI, Mohammad Saïdi, déclare: « Nous avons une idée, c’est que la France crée un consortium avec les sociétés françaises Eurodif et Areva pour faire de l’enrichissement de l’uranium en Iran, et, ainsi, ils pourront surveiller étroitement nos activités »