André Félibien
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André Félibien (mai 1619, Chartres - 11 juin 1695, Paris), sieur des Avaux et de Javercy est un architecte et historiographe français.

Biographie

Né à Chartres, il partit à Paris à quatorze ans poursuivre ses études. En 1647, il fut envoyé à Rome en qualité de secrétaire d'ambassade du marquis de Marueil. Il mit à profit son séjour à Rome pour étudier ses monument antiques, découvrir les trésors littéraires de ses bibliothèques, et tisser des amitiés avec les fins lettrés et les amateurs d'art de la ville (Une ville est une unité urbaine (un « établissement humain » pour l'ONU) étendue et fortement peuplée (dont les habitations...), avec lesquels il fut mis en contact grâce à sa traduction de la Vie de Pie V du cardinal Barberini. Parmi ces amis, Nicolas Poussin lui apporta de précieux conseils.Pendant son séjour à Rome il entretint avec Valentin Conrart, Secrétaire perpétuel de l'Académie (Une académie est une assemblée de gens de lettres, de savants et/ou d'artistes reconnus par leurs pairs, qui a pour mission de veiller aux usages dans leurs disciplines respectives...) française, une correspondance (La correspondance est un échange de courrier généralement prolongé sur une longue période. Le terme désigne des échanges de courrier personnels plutôt qu'administratifs.) ayant notamment pour objet (De manière générale, le mot objet (du latin objectum, 1361) désigne une entité définie dans un espace à trois dimensions, qui a une fonction précise, et qui peut être désigné par une étiquette verbale. Il est défini par les...) l'actualité littéraire sur fond des troubles de la Fronde et des événements militaires et diplomatiques qui conduiront à la signature des Traités de Westphalie (Lettres familières de M. Conrard à M. Félibien, in-12 de 347 pages,Paris (Paris est une ville française, capitale de la France et le chef-lieu de la région d’Île-de-France. Cette ville est construite sur une boucle de la Seine, au centre du bassin parisien, entre les confluents de la Marne et de...), Barbin et Billaine, 1681).

De retour en France, il se maria et, dans l'espoir de trouver un emploi, s'installa à Paris. Fouquet, puis Colbert reconnurent ses talents. Il devint l'un des premiers membres (1663) de l'Académie des inscriptions et belles-lettres. Trois ans plus tard, Colbert le fit nommer historiographe du roi. En 1671 il fut nommé secrétaire de l'Académie royale d'architecture (L’architecture peut se définir comme l’art de bâtir des édifices.) nouvellement fondée, et en 1673 conservateur du cabinet des antiquités au palais de Brion. Louvois ajouta à ces charges celle de contrôleur-général des routes et ponts.

Malgré toutes ces activités, Félibien trouva du temps (Le temps est un concept développé par l'être humain pour appréhender le changement dans le monde.) pour l'étude et la recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de développer les connaissances scientifiques. Par extension métonymique, la recherche scientifique désigne...), et produisit de nombreux ouvrages littéraires.

Parmi ceux-ci, le meilleur et le plus connu est :

  • Entretiens sur les vies et sur les ouvrages des plus excellents peintres anciens et modernes, qui parut en plusieurs volumes, le premier en 1666, et le cinquième en 1688. Le livre fut réédité avec plusieurs additions à Amsterdam en 1706, et à Trévoux en 1725.

Les principaux sont :

  • Origine de la peinture, 1660 ;
  • Principes de l'architecture, de la sculpture, de la peinture et des autres arts, avec un Dictionnaire des termes propres, 1676-1690 ;
  • Description sommaire du château de Versailles, 1674 ;
  • Description des tableaux, des statues, etc., des maisons royales, 1687.

Félibien écrivit aussi des descriptions de La Trappe, et des tableaux et statues des résidences royales. Entre autres œuvres littéraires, il publia les conférences de l'Académie de peinture, et traduisit de l'espagnol le Château intérieur de l’âme de Thérèse d'Avila.

Au cours de sa vie, il se montra fidèle à la devise qu'il avait adoptée : Bene facere et vera dicere. Il mourut à Paris en 1695.

Deux fils :

  • Jean-François Félibien ;
  • Michel Félibien.
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