Introduction
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| Voir « dystonie neurovégétative » sur le Wiktionnaire.
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La dystonie neurovégétative ou dystonie vagosympathique ou dysautonomie (issu du grec dus : difficulté, et tonos : ressort) correspond à un dérèglement global du système neurovégétatif (ou système nerveux autonome ou SNA), dont l'origine est primitive ou secondaire.
Le SNA est un système nerveux très particulier qui innerve différents de nos organes. Il est composé de deux branches, le sympathique ergotrope et le parasympathique trophotrope. Leurs actions sur l'organisme sont opposées et complémentaires. L'opposition apparaît normalement par un fonctionnement alterné dans le temps, en particulier l'altenance jour/nuit. La fonction ergotrope domine pendant le jour, et la fonction trophotrope la nuit.
Si le SNA échappe à notre volonté, il est sous l’influence des émotions :
- le stress, l'anxiété peuvent entrainer son dérèglement en surstimulant le système sympathique.
- la fatigue quant à elle produit une surstimulation du parasympathique déséquilibrante.
Si les deux troubles ainsi décrits se produisent simultanément, une dystonie fonctionnelle apparait sans relation avec la maladie lésionnelle. L'alternance dans le temps est la seule possibilité pour que les aspects opposition/complémentarité puissent s'exprimer sans troubles.
Cette dystonie vago-sympathique est un trouble de la transmission de l'influx nerveux au niveau :
- Du système vagal (nerf vague ou nerf pneumogastrique) qui appartient au parasympathique. Il innerve les muscles du pharynx, du larynx, de l'estomac, du cœur, du foie et des intestins.
- Du système sympathique
Ce trouble de la transmission peut aller dans le sens d'une augmentation du tonus (hypertonie vagosympathique) ou d'une diminution (hypotonie vagosympathique), entrainant des tableaux divers.
Étiologie
Les dysautonomies neurovégétatives primitives
- Elles peuvent être congénitales : dysautonomie familiale ou syndrome de Riley-Day
- Elles peuvent être acquises :
- avec atteinte du système nerveux central (SNC) : l'atrophie olivo-ponto-cérébelleuse (Déjérine et Thomas), la dégénérescence striato-nigrique et le syndrome de Shy-Drager ( il a été proposé d'abandonner les dénominations ci-dessus et de regrouper ces affections sous le terme commun d'atrophies multisystématisées ou multiple system atrophy ou MSA)
- ou sans atteinte du SeNC (dysautonomie pure) : hypotension orthostatique idiopathique, insuffisance autonomique progressive et syndrome du Bradbury-Eggleston.
Les dysautonomies neurovégétatives secondaires
Les dysautonomies secondaires sont beaucoup plus fréquentes que les dysautonomies primitives et elles sont dominées par les atteintes diabétiques.
Elles surviennent au cours d'affections très diverses du système nerveux central et périphérique :
- les neuropathies diabétiques
- les neuropathies amyloïdes primitives ou secondaires
- les polynévrites alcooliques
- les polyradiculonévrites inflammatoires (syndrome de Guillain-Barré)
- les tétraplégies et paraplégies.
Diagnostic différentiel
- hypotension orthostatique non liée à une dysautonomie: hypovolémie absolue ou relative
- troubles du rythme ou de la fonction cardiaque
- iatrogène : antihypertenseurs, neurotropes, psychotropes
- hypokaliémie
- dénutrition
- anémie
- pathologies endocriniennes notamment surrénaliennes
- alitement prolongé.