La première version, Yugo 45, a été présentée le 2 octobre 1980. Sa base mécanique reposait sur la Fiat 127. Zastava présenta ensuite une très intéressante version cabriolet qui reprenait le concept du prototype "Cabarth" de l'Autobianchi A112 qui recevra un accueil chaleureux aux USA, considérée comme un jouet par les automobilistes américains, la version cabriolet connut un énorme succès en Californie. où il s'en vendit 145.511 exemplaires jusqu'en 1991, date à laquelle l'embargo décrété par l'ONU au titre des sanctions contre la Serbie pour les nombreux conflits armés en ex Yougoslavie.
La Z 102 Yugo était le second modèle du constructeur yougoslave (à l'époque, serbe depuis) à ne pas être un simple clône d'un modèle de la gamme Fiat mais un modèle très personnalisé. Encore plus que pour la Z 101 (Zastava 1100 en France uniquement) qui dérivait de la Fiat 128, la Z 102 Yugo utilisait le plateforme et la mécanique de la Fiat 127 mais reçut une carrosserie très carrée et anguleuse. Elle connut un énorme succès en Yougoslavie, dans les pays de l'Est mais aussi à l'exportation, spécialement la version Cabrio. Le réseau Chardonnet qui l'importait en France a vécu, à cette époque, parmi les meilleures années en volume de ventes. En 1989 la Yugo fut produite à 118 237 exemplaires mais dès 1991 elle subit de plein fouet l'embargo imposé par l'ONU à cause des conflits engagés par la Serbie en ex Yougoslavie. Sa production est tombée à moins de 12 000 exemplaires en 1992 et à peine 500 en 1993.
Cette voiture est la première automobile fabriquée dans un pays non aligné, comme on l'appelait à l'époque du maréchal Tito, et exportée massivement aux USA. La gamme des modèles Zastava Yugo comprend les Yugo 45, 55 et 60 :
- la Yugo 45 utilise le moteur Fiat 127 de 903 cm³ développant 45 ch, d'où son nom Yugo 45,
- la Yugo 55 utilise le moteur de la Zastava 101 ou Fiat 128 de 1116 cm³,
- la Yugo 60 utilise le moteur de la Fiat 128 1300, le 1301 cm³.
Entre 1991 et 1997, les modèles Yugo ont été commercialisés dans certains pays, comme en Italie notamment, sous la marque Innocenti Koral et assemblés à l'étranger pour tenter de contourner l'embargo.