Introduction
Pour des raisons historique, le réseau électrique européen a été principalement construit sur des bases nationales, ou locales. Mais, dès l'après guerre, un des premiers actes de reconstruction des pays européens fut d'interconnecter leurs réseaux nationaux, selon le principe de solidarité énergétique. Depuis lors, un certain pourcentage d'électricité peut ainsi passer les frontières internes de l'Union, permettant la complémentarité des différents réseaux et des différentes sources de production.
C'est sur cette base d'interconnexion que l'Union européenne a décidé de construire un marché intérieur de l'énergie, dont les prémices furent à la fois la CECA en 1952, le traité Euratom en 1957, et en premier lieu la déclaration de Messine en 1955 où les ministres se sont mis d’accord sur un objectif "d’établissement d’un réseau européen [...] de lignes électrifiées" et "sur la mise à la disposition des économies européennes d’énergie plus abondante à meilleur marché".
Les échanges internationaux passent par des lignes à très haute tension (THT) de 400 kV. La capacité de ces lignes est limitée, mais leur développement se heurte parfois à certaines oppositions, notamment de la part des milieux écologistes.