VI
Victor

Pierre-Jean de Béranger (1780-1857).
Recueil : Toutes les chansons de Béranger (1843).

Le petit homme gris.

Il est un petit homme,
Tout habillé de gris,
Dans Paris ;
Joufflu comme une pomme,
Qui, sans un sou comptant,
Vit content,
Et dit : Moi, je m'en...
Et dit : Moi, je m'en...
Ma foi, moi, je m'en ris !
Oh ! qu'il est gai (bis),
Le petit homme gris !

A courir les fillettes,
A boire sans compter,
A chanter,
Il s'est couvert de dettes ;
Mais quant aux créanciers,
Aux huissiers,
Il dit : Moi, je m'en...
Il dit : Moi, je m'en...
Ma foi, moi, je m'en ris !
Oh ! qu'il est gai [bis),
Le petit homme gris !

Qu'il pleuve dans sa chambre,
Qu'il s'y couche le soir
Sans y voir ;
Qu'il lui faille en décembre
Souffler, faute de bois,
Dans ses doigts ;
Il dit : Moi, je m'en...
Il dit : Moi, je m'en...
Ma foi, moi, je m'en ris !
Oh ! qu'il est gai (bis),
Le petit homme gris !

Sa femme, assez gentille,
Fait payer ses atours
Aux amours :
Aussi plus elle brille,
Plus on le montre du doigt.
Il le voit,
Et dit : Moi, je m'en...
Et dit : Moi, je m'en...
Ma foi, moi, je m'en ris !
Oh ! qu'il est gai (bis),
Le petit homme gris !

Quand la goutte l'accable
Sur un lit délabré,
Le curé,
De la mort et du diable
Parle à ce moribond,
Qui répond :
Ma foi, moi, je m'en...
Ma foi, moi, je m'en...
Ma foi, moi, je m'en ris !
Oh ! qu'il est gai (bis),
Le petit homme gris !

Pierre-Jean de Béranger.

VI
Victor

Récitation

Un enfant se lève et il nous récite alors d’un regard
La fable de la fontaine le Corbeau et le Renard
L’enfant ne voit que ce corbeau vaniteux et retors
Et le renard lui déplait aussi car il dit alors :

Maître corbeau sur son arbre de pauvre assisté
Tenant dans ses mains le sort de la France
Monsieur du Renard par son bulletin très désiré
Avait devant lui, tous les rêves d’une belle enfance

A ces mots le maître de la classe le reprend
Non Kévin! Ce n’est pas la fable! Si tu comprends
Maître corbeau avait un fromage dans son bec
Et maître renard voulait faire bombance avec

Kévin très surpris lui répondit vous savez monsieur
Quand je vois mon père qui me parle avec sérieux
A ses électeurs et tous les gens de notre commune
La fontaine est bien vieux et ma récitation plutôt opportune

Kévin je ne doute pas que ton père est notre maire
Mais pour les récitations, il y a encore fort à faire
Sans doute ta morale vaut-elle celle de La fontaine
Mais sache Kévin que ta récitation est une calembredaine

Kévin lui répondit cette leçon vaut sans doute un fromage
Et à Jean de la fontaine ainsi je rends alors un bel hommage
A ces mots le maître répondit à cet élève opposé et original
Vous aurez un dix, ce qui est la moyenne, et c’est le point final

Kévin pas très heureux se rassit sur son banc, déçu de sa prestation
Et il jura un peu tard qu’il ne lirait plus des tracts politiques
Et qu’il s’en tiendrait à l’art de la rime et le monde poétique
Ainsi il apprit que l’école est bourrée de mauvaises fréquentations

Totor dans ses œuvres 23/04/2012

VI
Victor

Un cri vers Dieu

Ce matin, à mon réveil, vers huit heures, en me levant
J’entends comme un grand cri, un vrai appel à l’aide
Mais je ne saurais jamais d’où me venait cet appel
Non je ne suis pas un Dieu car je suis bien trop impuissant

Pour pouvoir combattre, avec mes petites mains, le cœur à nu
Il me vient ainsi cette idée que j’ai besoin encore et encore
D’un soutien amical ou un désir d’une justice protectrice
Quelques chose d’immanent comme un Dieu défenseur

Ainsi moi qui me prends pour lui, ainsi j’ai besoin de lui
Il ne me sert à rien de proclamer la justice, sans sa justice
Certes il existe des justes mais ils ne sont ainsi justifiés
Que par d’autres hommes et ta Justice qui reste éternelle

Concernant Dieu, vous savez , je peux très bien m’en passer
Mais sans cette justice notre monde est un monde effroyable
Vous pouvez sans doute abandonner facilement l’idée d’un Dieu
Mais jamais vous ne pourrez oublier cette Justice de Dieu

Totor dans ses oeuvres

NB je sais que c'est de la provocation et je le reconnais pour les athées de tous bords qui pullulent sur ce site techno-sciences
mais il n'y a pas d'autre justification à l'idée de justice, il n'y a qu'à voir ce que donne l'idée de justice dans n'importe quel gouvernement autoritaire... Maintenant ce forum est ouvert à tous les débats

VI
Victor

Si c'était aussi simple j'en rigolerais avec vous non c'est une quasi réalité
j'ai du entendre ma voisine qui a des bisbilles avec son mec

VI
Victor

La Chevelure

Ô toison, moutonnant jusque sur l'encolure !
Ô boucles ! Ô parfum chargé de nonchaloir !
Extase ! Pour peupler ce soir l'alcôve obscure
Des souvenirs dormants dans cette chevelure,
Je la veux agiter dans l'air comme un mouchoir !

La langoureuse Asie et la brûlante Afrique,
Tout un monde lointain, absent, presque défunt,
Vit dans tes profondeurs, forêt aromatique !
Comme d'autres esprits voguent sur la musique,
Le mien, ô mon amour ! Nage sur ton parfum.

J'irai là-bas où l'arbre et l'homme, pleins de sève,
Se pâment longuement sous l'ardeur des climats ;
Fortes tresses, soyez la houle qui m'enlève !
Tu contiens, mer d'ébène, un éblouissant rêve
De voiles, de rameurs, de flammes et de mâts :

Un port retentissant où mon âme peut boire
À grands flots le parfum, le son et la couleur ;
Où les vaisseaux, glissant dans l'or et dans la moire,
Ouvrent leurs vastes bras pour embrasser la gloire
D'un ciel pur où frémit l'éternelle chaleur.

Je plongerai ma tête amoureuse d'ivresse
Dans ce noir océan où l'autre est enfermé ;
Et mon esprit subtil que le roulis caresse
Saura vous retrouver, ô féconde paresse !
Infinis bercements du loisir embaumé !

Cheveux bleus, pavillon de ténèbres tendues,
Vous me rendez l'azur du ciel immense et rond ;
Sur les bords duvetés de vos mèches tordues
Je m'enivre ardemment des senteurs confondues
De l'huile de coco, du musc et du goudron.

Longtemps ! Toujours ! Ma main dans ta crinière lourde
Sèmera le rubis, la perle et le saphir,
Afin qu'à mon désir tu ne sois jamais sourde !
N'es-tu pas l'oasis où je rêve, et la gourde
Où je hume à longs traits le vin du souvenir ?

Charles Baudelaire dans les fleurs du mal

VI
Victor

L'histoire du Rendez-vous à Sarmacande fait référence au récit d'un conteur et mystique perse du XIIè siècle, Farid Al-Dîn Attar. Dans une mythique Bagdad gouvernée par un puissant calife vivait un jeune vizir en pleine santé. Il semblait donc avoir toute la vie devant lui. Un jour, il se rend sur le marché de la ville, incognito, ainsi qu'il le faisait fréquemment. Au beau milieu des étalages des marchands d'épices, il rencontre une femme d'une extrême maigreur, aux yeux vides et à la pâleur sépulcrale. Elle se retourne sur son passage et tend le bras vers lui. Notre vizir, en homme averti, a immédiatement reconnu la mort. Elle a délaissé sa faux et habillé son squelette grinçant d'un peu de chair humaine, mais il est certain de sa rencontre et frémit tout le long du chemin qui le ramène au palais du calife. Terrorisé par ce qu'il a vu, il supplie alors son calife de le laisser fuir Bagdad, lui expliquant que la mort est ici et veut le prendre. Son seul espoir est de seller immédiatement son cheval le plus rapide et de partir au grand galop très loin de la ville. Quelque peu surpris, car je le rappelle, le vizir est jeune et en très bonne santé, le calife lui accorde cependant le droit de partir. Il lui demande quelle sera sa destination, et le vizir lui répond que pour fuir la mort, il part à Samarcande... Voici donc notre vizir sur la route de Samarcande, la cité du désert, à la limite du royaume, aux confins de l'Asie et du Moyen-Orient. Il pense, bien sûr, y être en sécurité, loin de la mort qui rôde à Bagdad! Cependant, très interloqué par ce curieux incident, le calife en personne décide lui aussi d'aller sur le marché afin de vérifier la présence de la mort. Il la reconnaît très rapidement et s'adresse à elle sans crainte, lui demandant la signification du geste qu'elle a fait en direction du vizir... " Ce n'était qu'un geste de surprise..." lui répond la mort, et elle ajoute... "Car je l'ai vu à Bagdad alors que je dois le prendre ce soir à Samarcande..." Notre destin est écrit et rien ne sert de chercher à le fuir. Nous aurons tous, un jour ou l'autre, rendez-vous, à Samarcande ou ailleurs avec celle qui nous attend, tous autant que nous sommes, et nos petits arrangements pour y échapper ne sont que des illusions destinées à nous ramener là où le destin nous attend!

VI
Victor

Pauvre Rutebeuf

Que sont mes amis devenus
Que j'avais de si près tenus
Et tant aimés
Ils ont été trop clairsemés
Je crois le vent les a ôtés
L'amour est morte
Ce sont amis que vent emporte
Et il ventait devant ma porte
Les emporta
Avec le temps qu'arbre défeuille
Quand il ne reste en branche feuille
Qui n'aille à terre
Avec pauvreté qui m'atterre
Qui de partout me fait la guerre
Oh vent d'hiver
Ne convient pas que vous raconte
Comment je me suis mis à honte
En quelle manière

Que sont mes amis devenus
Que j'avais de si près tenus
Et tant aimés
Ils ont été trop clairsemés
Je crois le vent les a ôtés
L'amour est morte
Le mal ne sait pas seul venir
Tout ce qui m'était à venir
M'est avenu

Pauvre sens et pauvre mémoire
M'a Dieu donné le Roi de gloire
Et pauvre rente
Et droit sur moi quand bise vente
Le vent me vient
Le vent m'évente
L'amour est morte
Ce sont amis que vent emporte
Et il ventait devant ma porte
Les emporta
Les emporta...

Poème de François villon, adaptation moderne Léo Férré

VI
Victor

Copier coller d'une poète avec le pseudonyme Cyraknow
qui a posté ce texte sur le site Toute La Poésie
je suis assez d'accord avec le sujet alors je le mets...
Nota Bene important ce texte n'est pas de moi

Triste Bilan

C'est un petit peu long, mais je certifie
que toutes les références dedans ont été vérifiées...
ce que je trouve effrayant !!

Terre

Les gros dodos et les kiwis,
Auront à jamais disparu ;
Les tigres blancs de Sibérie,
Il n’y en aura bientôt plus.

Les orangs-outangs paisibles
Et les gorilles argentés
Sont malheureusement la cible
De sanguinaires braconniers.

Tout comme les grands éléphants
Aux longues défenses d’ivoire
Qui, comme les cornes de rhino blanc,
Sont réputées… jubilatoires.

Petit renard véloce du Nord,
A peine plus grand qu’un bon gros chat,
En reste-t-il seulement encore ?
Les scientifiques ne le pensent pas.

Les noirs pandas sont protégés,
Oui, mais en revanche combien
D’animaux par trop malmenés
Victimes de l’homme se sont éteints…

Mer

Les placides et gros lamantins
Meurent percutés par les bateaux ;
De même meurent leurs orphelins.
Les bébés phoques fournissent leurs peaux.

Majestueuses tortues s’étouffent
Sur les sacs perdus en plastique
Qu’au lieu de poisson elles bouffent.
Les sauver devient critique.

Les dauphins bondissants, gracieux,
Se prennent dans les larges filets
Tendus dans les mers par tous ceux
Qui pêchent ce dont on se repaît.

Du succès de leurs ailerons
Les requins sont les victimes ;
Sans eux n’étant plus que des troncs,
Rejetés en mer ils s’abîment.

Les poissons comme le grand thon blanc
Sont, par les chaluts, surpêchés.
Ils disparaissent des océans,
Par gloutonnerie surconsommés.

Air

On voit bien moins qu’auparavant
Se poser chez nous en hiver
Les noires et grises bernaches cravant
A peine plus grosses que des colvert …

Victimes de déforestation,
Il n’y a plus guère de calaos ;
Elle entraîne la disparition
Des jolis aras macao.

Des condors de Californie,
Plus un seul à l’état sauvage.
Courlis eskimos ? Plus de nids !
La pollution fait des ravages !

En Asie les vautours royaux
Perdurent encore mais cependant
Quatre-vingt pour cent de ces oiseaux
Ont disparu depuis trente ans.

On ne compte plus que mille cinq cents
Nids et couples reproducteurs
Parmi les grands pélicans blancs.
L’aigle royal aussi se meurt.

Conclusion

Prédateur sorti du rang
Par la sélection naturelle,
L’Homme cupide aux longues dents
Traite sa planète comme une poubelle.

Tel Attila le sanguinaire,
Surnommé Fléau de Dieu,
L’Humain répand le mort sur Terre
Sous le prétexte de vivre mieux ;

Lorsqu’il tue directement,
Ce n’est pas que pour se nourrir :
Il arrive bien trop souvent
Que pour rechercher le plaisir,

Ou un bienfait médicinal_
Voire dans son désir de luxure ! _
Saccageant le règne animal,
L’Homme mette à mal la Nature.

Oui, la plupart de ses actions
Sont responsables du carnage :
Industrie, plastique, pollution,
Laisseront la mort en héritage.

2009-2010
Cyraknow... Pseudonyme d'une poète sur Toute La Poésie

VI
Victor

En réponse à des propos idiots sur l'homme et la planète

Je n'ai pas tellement envie de crever tout seul
Dans une Terre stérile et une humanité unique
Les saloperies que nous faisons à la planète
C'est d'abord à nous-mêmes que nous les faisons

Un ego d'humains est insupportable devant le carnage
Il n'est pas sûr que nous pussions vivre dans un désert
Et nos enfants à venir, ils nous demanderont des comptes
Il n'est pas dit que nous pussions vivre sur une terre stérile

La Terre n'est pas faite pour que l'homme la détruise
Arrêtez donc avec cette connerie de dire que l'homme en est le maître
L'homme est de la Terre, c'est sa seule terre sans remplacement
Nous sommes condamnés à vivre dessus pour le meilleur et le pire

VI
Victor

C'est idiot ce que vous dites...

VI
Victor

Je ne corrige pas et je vous emm...

VI
Victor

Zut!

VI
Victor

La Lune se couche et moi je me lève

C'était la fin du mois d'août
Ceci vers les 6 heures du matin
J'étais levé et je vis cette ronde Lune

Qui se couchait à l'horizon en plein Ouest
Plantée là sur les toits de Paris
Avec ses antennes de télévision

VI
Victor

C'est oublier aussi de dire
Que toutes les femmes en âges de procréer
Sont réglées dans un mois lunaire

VI
Victor

Tristesses de la lune

Ce soir, la lune rêve avec plus de paresse;
Ainsi qu'une beauté, sur de nombreux coussins,
Qui d'une main distraite et légère caresse
Avant de s'endormir le contour de ses seins,

Sur le dos satiné des molles avalanches,
Mourante, elle se livre aux longues pâmoisons,
Et promène ses yeux sur les visions blanches
Qui montent dans l'azur comme des floraisons.

Quand parfois sur ce globe, en sa langueur oisive,
Elle laisse filer une larme furtive,
Un poète pieux, ennemi du sommeil,

Dans le creux de sa main prend cette larme pâle,
Aux reflets irisés comme un fragment d'opale,
Et la met dans son cœur loin des yeux du soleil.

Charles Baudelaire

VI
Victor

La Musique

La musique souvent me prend comme une mer !
Vers ma pâle étoile,
Sous un plafond de brume ou dans un vaste éther,
Je mets à la voile;

La poitrine en avant et les poumons gonflés
Comme de la toile
J'escalade le dos des flots amoncelés
Que la nuit me voile ;

Je sens vibrer en moi toutes les passions
D'un vaisseau qui souffre ;
Le bon vent, la tempête et ses convulsions

Sur l'immense gouffre
Me bercent. D'autres fois, calme plat, grand miroir
De mon désespoir !

Les Fleurs du mal - Spleen et Idéal - Charles Baudelaire

VI
Victor

**Autoportrait ....**Par Mouloudji

Catholique par ma mère
Musulman par mon père
Un peu juif par mon fils
Bouddhiste par principe

Alcoolique par mon oncle
Dépravé par grand-père
Sans classe par vieille honte
Névrosé par grand-mère

Royaliste par ma mère
Fataliste par mon frère
Communiste par mon père
Marxiste par mimétisme

Hépatique par la guerre
Ruiné par les sœurs-âmes
Vieilli par la bonne chère
Abruti par ces dames

Athée, ô, grâce à Dieu
Athée, ô, grâce à Dieu
Athée, ô, grâce à Dieu
Athée, ô, grâce à Dieu

Fripon comme un matou
Vertueux comme un principe
Coureur comme un toutou
Foutu comme un as de pique

Sensuel comme un caniche
Modeste comme personne
Dépravé comme un homme
Cabot comme un ministre

Double comme un notaire
Jouisseur comme un avare
Dur comme un militaire
Tendre comme un buvard

Ivrogne comme une vasque
Coureur comme un baryton
Con comme un ténor
Et beau comme le Veau d'Or

Athée, ô, grâce à Dieu

Athée, ô, grâce à Dieu

Athée, ô, grâce à Dieu

Athée, ô, grâce à Dieu

Cocu par ma moitié
Brimé par ma concierge
Haï par mes voisins
Détesté par les chiens

Raté pour les affaires
Ruiné par bonté d'âme
Malheureux comme un âne
Gâteux comme un fils-père

Catholique par ma mère
Musulman par mon père
Un peu juif par mon fils
Bouddhiste par principe

Royaliste par ma mère
Communiste par mon père
Raté par mes aïeux
Athée, ô, grâce à Dieu

Athée, ô, grâce à Dieu
Athée, ô, grâce à Dieu
Athée, ô, grâce à Dieu
Athée, ô, grâce à Dieu

Marcel Mouloudji

VI
Victor

nico17
Mouloudji, le Bernard Lavilliers de son temps!...

ça veut dire quoi en clair ?

VI
Victor

Une virgule

Une virgule que j’écris dans le ciel, Là ! Tout près d’une étoile
Je sais ! C’est ridicule mais pas plus qu’un trou noir existentiel
Ou une Lune soumise, aux caprices des hommes d’argent
Dans le ciel s’écrivent nos vies qui viendront demain

Et si je sais que je ne trouverais que moi-même là-haut
Tous les rêves dorés des boursiers, ces vampires d’aujourd’hui
Je ne sais s’il y a des anges ou des démons tout là bas
Nous sommes suffisamment intelligents pour les inventer

Nous échappons à l’enfer et nous échappons au paradis
Car nos rêves sont ceux du confort et des plaisirs tarifés
Nos rêves d’immortalité qui se contentent des vampires
Nos rêves sombrent dans toutes les jouissances de l’instant

L’infini est un concept d’horizons, nous avons une limite
Et cette limite ce n’est que celle de toutes nos croyances
Nous ne croyons plus que tout soit possible, ça non !
Car nous avons fait de la science une vérité éternelle

La science nous dit des horreurs sur notre avenir
Que nous allons finir dans un trou noir ou un désert
Et que l’univers n’entendra pas nos cris dans le noir
Il n’y pas d’espoir pour cet univers sans lumière

La lumière d’un Dieu ou d’un soleil qui brille
Je sais seulement que la raison est trop raisonnable
Et que jamais cette raison n’envisage sa vraie fin
Il n’y a pas plus déraisonnable que la raison des savants

Et j’écris cette virgule dans le livre de la vie
Petite virgule ridicule entre deux mots très importants
Comme aimez-vous, et aimez toutes choses qui vivent
Il y a dans le ciel, une virgule qui rigole comme une baleine

Totor dans ses œuvres

VI
Victor

Merci M'dame même si parfois vous y mettez beaucoup d'ironie

VI
Victor

Le Loup et l'Agneau

La raison du plus fort est toujours la meilleure :
Nous l'allons montrer tout à l'heure.
Un Agneau se désaltérait
Dans le courant d'une onde pure.

Un Loup survient à jeun qui cherchait aventure,
Et que la faim en ces lieux attirait.
Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage ?
Dit cet animal plein de rage :

Tu seras châtié de ta témérité.

  • Sire, répond l'Agneau, que votre Majesté Ne se mette pas en colère ; Mais plutôt qu'elle considère

Que je me vas désaltérant
Dans le courant,
Plus de vingt pas au-dessous d'Elle,
Et que par conséquent, en aucune façon,

Je ne puis troubler sa boisson.

  • Tu la troubles, reprit cette bête cruelle, Et je sais que de moi tu médis l'an passé.
  • Comment l'aurais-je fait si je n'étais pas né ?

Reprit l'Agneau, je tette encor ma mère.

  • Si ce n'est toi, c'est donc ton frère.
  • Je n'en ai point. - C'est donc quelqu'un des tiens :

Car vous ne m'épargnez guère,
Vous, vos bergers, et vos chiens.
On me l'a dit : il faut que je me venge.

Là-dessus, au fond des forêts
Le Loup l'emporte, et puis le mange,
Sans autre forme de procès.

Jean de la fontaine dans ses fables

avatar
cisou9

:_salut:
Qui est-il, réponse :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_de_La_Fontaine
Il suffit de demander . :lol:

VI
Victor

La chanson de Gaspard Haüser

Je suis venu, calme orphelin,
Riche de mes seuls yeux tranquilles,
Vers les hommes des grandes villes :
Ils ne m'ont pas trouvé malin.

A vingt ans un trouble nouveau
Sous le nom d'amoureuses flammes
M'a fait trouver belles les femmes :
Elles ne m'ont pas trouvé beau.

Bien que sans patrie et sans roi
Et très brave ne l'étant guère,
J'ai voulu mourir à la guerre :
La mort n'a pas voulu de moi.

Suis-je né trop tôt ou trop tard ?
Qu'est-ce que je fais en ce monde ?
O vous tous, ma peine est profonde :
Priez pour le pauvre Gaspard !

Paul VERLAINE (1844-1896) (Recueil : Sagesse)

VI
Victor

L’eau

L'eau qui coule, elle est là tellement évidente
On lui demande rien sinon d'être toujours là
Elle dévale des pentes de la montagne
Elle s'insinue entre les rochers elle coule

Puis elle forme un ruisseau dans les prés
Elle perd sa transparence et elle devient verte
Avec des micro algues qui l'oxygènent encore
Quelques poissons empruntent son courant

Puis elle grandit encore et devient une rivière
Et là comme une grande elle porte un nom
Celui des ondines gauloises des temps anciens
Mélisse, Méta, Paname ou la belle Marne

Avant de devenir un fleuve qui charrie des bateaux
Elle relie les villes du pays par des trafics divers
Après avoir fait bien tout son travail de fleuve
L'eau douce se jette dans la mer salée

Et elle est, des vagues et des courants sans partages
Le soleil qui la chauffe la transforme en nuages
Qui repartent lentement empotant la pluie
Quelques pluies tombent sur la montagne

Et tout le cycle de l'eau recommence
Parfois pluies, parfois brouillards ou neiges
Sans elle il n'y aurait pas la vie sur terre
L'eau qui vient, qui passe et qui s’écoule

Totor dans ses oeuvres

avatar
Al Tarf

Oui oui, les 4 saisons de VIVALDI ont des paroles !!! bravo à Nico 17 !!! :_salut:

VI
Victor

A un passant

Mon cher enfant que j'ai vu dans ma vie errante,
Mon cher enfant, que, mon Dieu, tu me recueillis,
Moi-même pauvre ainsi que toi, purs comme lys,
Mon cher enfant que j'ai vu dans ma vie errante !

Et beau comme notre âme pure et transparente,
Mon cher enfant, grande vertu de moi, la rente,
De mon effort de charité, nous, fleurs de lys !
On te dit mort... Mort ou vivant, sois ma mémoire !

Et qu'on ne hurle donc plus que c'est de la gloire
Que je m'occupe, fou qu'il fallut et qu'il faut...
Petit ! mort ou vivant, qui fis vibrer mes fibres,

Quoi qu'en aient dit et dit tels imbéciles noirs
Compagnon qui ressuscitas les saints espoirs,
Va donc, vivant ou mort, dans les espaces libres !

Paul VERLAINE (1844-1896)

VI
Victor

L'autre

L'autre qu'on regarde de sa chaise
Tout en s'occupant de son assiette
Qui parle de choses que vous ignorez
Un autre monde et une autre vie

Il est le sujet de conversations
Sur les piliers du bar à vins
Sans doute a-t-il des rêves différents
Des enfants, une femme et un chat

Il doit aussi me regarder moi
En se posant les mêmes questions
Mais je ne sais pas comment il me voit
Et si son regard, il est bienveillant ou autre

Quand je me regarde dans le miroir !
Je sais bien que c'est encore moi que je vois
Car je connais tout de moi-même
Tous mes défauts et toutes mes qualités

Tandis que lui, cet autre il est bien là
Un irréductible inconnu et il me toise
Sans doute! Dois-je lui parler!
Bons Jours ça va chez vous ?

Un Poème de Totor

VI
Victor

Adieu

Oui, j’ai quitté ce port tranquille,
Ce port si longtemps appelé,
Où loin des ennuis de la ville,
Dans un loisir doux et facile,
Sans bruit mes jours auraient coulé.
J’ai quitté l’obscure vallée,
Le toit champêtre d’un ami ;
Loin des bocages de Bissy,
Ma muse, à regret exilée,
S’éloigne triste et désolée
Du séjour qu’elle avait choisi.
Nous n’irons plus dans les prairies,
Au premier rayon du matin,
Egarer, d’un pas incertain,
Nos poétiques rêveries.
Nous ne verrons plus le soleil,
Du haut des cimes d’Italie
Précipitant son char vermeil,
Semblable au père de la vie,
Rendre à la nature assoupie
Le premier éclat du réveil.
Nous ne goûterons plus votre ombre,
Vieux pins, l’honneur de ces forêts,
Vous n’entendrez plus nos secrets ;

Sous cette grotte humide et sombre
Nous ne chercherons plus le frais,
Et le soir, au temple rustique,
Quand la cloche mélancolique
Appellera tout le hameau,
Nous n’irons plus, à la prière,
Nous courber sur la simple pierre
Qui couvre un rustique tombeau.
Adieu, vallons; adieu, bocages ;
Lac azuré, rochers sauvages,
Bois touffus, tranquille séjour,
Séjour des heureux et des sages,
Je vous ai quittés sans retour.

Déjà ma barque fugitive
Au souffle des zéphyrs trompeurs,
S’éloigne à regret de la rive
Que n’offraient des dieux protecteurs.
J’affronte de nouveaux orages ;
Sans doute à de nouveaux naufrages
Mon frêle esquif est dévoué ,
Et pourtant à la fleur de l’âge,
Sur quels écueils, sur quels rivages
N’ai-je déjà pas échoué ?
Mais d’une plainte téméraire
Pourquoi fatiguer le destin ?
A peine au milieu du chemin,
Faut-il regarder en arrière ?
Mes lèvres à peine ont. goûté
Le calice amer de la vie,
Loin de moi je l’ai rejeté ;
Mais l’arrêt cruel est porté,
Il faut boire jusqu’à la lie !
Lorsque mes pas auront franchi
Les deux tiers de notre carrière,
Sous le poids d’une vie entière
Quand mes cheveux auront blanchi,
Je reviendrai du vieux Bissy
Visiter le toit solitaire
Où le ciel me garde un ami.
Dans quelque retraite profonde,
Sous les arbres par lui plantés,
Nous verrons couler comme l’onde
La fin de nos jours agités.
Là, sans crainte et sans espérance,
Sur notre orageuse existence,
Ramenés par le souvenir,
Jetant nos regards en arrière,
Nous mesurerons la carrière,
Qu’il aura fallu parcourir.

Tel un pilote octogénaire,
Du haut d’un rocher solitaire,
Le soir, tranquillement assis,
Laisse au loin égarer sa vue
Et contemple encor l’étendue
Des mers qu’il sillonna jadis.

Alphonse de Lamartine, Méditations poétiques

VI
Victor

La Pleine Lune ?
Est-ce que ça agit avec la météo ?
Marre de la Pluie....

VI
Victor

Rien compris! Désolé madame
Mais on ne fréquente pas le même monde

VI
Victor

Deux roses

Ce sont deux roses entre deux âges de la vie
Une rose qui est épanouie depuis peu de temps
Et une autre, celle là, elle a vécu plus longtemps
Elles illuminent ma vie et toutes deux me sourient

A l'origine elles sont toutes deux d’un beau jaune d'or
Mais en vieillissant, elles changent et elles bougent
La plus mûre est liserée d’une fine bordure rouge
Tandis que la plus jeune est jaune sans remord

Je les aime toutes les deux qui sont d'ages divers
Une femme mûre elle reste belle malgré le temps
Et une fleur fraîche, c’est avant tout celle du moment
Je sais des femmes mûres et des fleurs de mes hivers

Je ne saurais jamais entre elles choisir… Ho non ça non!
Entre la lumière tragique de cet amour toujours canon
Et la tendresse fragile donnée par cette fleur suave de l'été
Je ne sais que jamais, toutes celle là je ne les ai en moi rejetée

Le tragique quotidien dans une vie banale c'est bien de vieillir
Et d'accorder une place, à toutes sans jamais oser les cueillir
Je sais des fleurs éphémères et uniques qui meurent d’instants
Et des lumières prodigieuses qui nous viennent aux bons moments

Je vois deux roses différentes sous mes yeux de jardinier
Et je ne sais bien si je dois l'accepter ou bien les nier
J'aime la fragilité de ces deux roses qui fleurissent ici
Et à chacune, dans l’instant, je ne sais que leur dire merci

Totor dans ses oeuves

VI
Victor

Automne malade

Automne malade et adoré
Tu mourras quand l'ouragan soufflera dans les roseraies
Quand il aura neigé
Dans les vergers

Pauvre automne
Meurs en blancheur et en richesse
De neige et de fruits mûrs
Au fond du ciel
Des éperviers planent
Sur les nixes nicettes aux cheveux verts et naines
Qui n'ont jamais aimé

Aux lisières lointaines
Les cerfs ont bramé

Et que j'aime ô saison que j'aime tes rumeurs
Les fruits tombant sans qu'on les cueille
Le vent et la forêt qui pleurent
Toutes leurs larmes en automne feuille à feuille
Les feuilles
Qu'on foule
Un train
Qui roule
La vie
S'écoule

Guillaume Apollinaire

VI
Victor

Étonnez-moi!

Pour croire encore faut il désirer
Notre société de consommation
Elle a tué les vrais désirs humains
Pour nous vendre du n'importe quoi

Il faudrait faire le jeûne des médias
Et aller tranquillement se ressourcer
Dans un ailleurs imprévu et imprévisible
Loin des marchands de certitudes

Je hais ce monde qui me vends
Des choses toutes prêtes à consommer
Notre monde crève de ses certitudes
Alors monsieur! étonnez moi encore

Totor dans ses œuvres

VI
Victor

Un grand classique ma version Le cancre

Le cancre

Le cancre, il est célébré par tous les poètes
Mais il agace beaucoup par ses fantaisies
Il y a certains profs qui l'aiment bien
Tandis que d'autres, ils le pensent incurable
D'une bêtise crasse, celle qui rends très modestes
Tous les précepteurs, tristes devant leurs ambitions
Le cancre, c'est est un poète qui reste sans ambitions
Il fait toutes ces erreurs, et elles vous font sourire
Il est toute innocence et il est tout fragile
Les bons élèves, ils le jalousent tous
Car pour quelques raisons inconnues, c'est le chouchou
Il surprend toujours le maître par ses réponses
Tout un monde, bizarre que le maître ne connaît pas
Mais avec l'âge le cancre disparaît dans le confort
Et il devient un homme ordinaire avec ses petits problèmes
Il est alors soit dans une société commerciale
Ou alors il se lance dans le monde politique
Demandez à tous nos hommes politiques
S'ils étaient de bons élèves quand ils étaient enfants
Certains, ils vous mentiront sans vergogne
Tandis que d'autres, ils vous montreront leurs cœurs

Totor dans ses œuvres

VI
Victor

La Pluie

La pluie est là, elle tombe sur nous sans fin
Avec ses gouttes, bien froides et incessantes
Et elle mouille tous nos vêtements protecteurs
Nous sommes de ces éponges qui se mouillent

Et cette pluie, elle est partout, de ça et de là
Elle crépite sur les arbres, sur le goudron noir
Quelques passants sous leurs parapluies ouverts,
Attendent la fin de cette averse, bien abondante

Quelques flaques se forment sur les trottoirs
Des chiens mouillés, passent en gémissant
La pluie a cette odeur acre de terre mouillée
Mais les chiens ont l'odeur de leurs existences

Les nuages déversent ainsi toute leurs humeurs
Le soleil reste caché, derrière le rideau de pluies
Sans doute verrons-nous un arc dans le ciel
La pluie cafardeuse continue encore un peu

Les gens de la terre, ils aiment cette pluie exécrable
Qui alimente en eaux, la terre qui nous nourrit
Mais j'attends encore la fin de ces averses froides
Je sais des soleils chauds, je sais aussi des averses

Totor dans ses oeuvres

VI
Victor

Rien! je ne regarde pas la cuisine mais l’œuvre

VI
Victor

La chanson de Craonne hommage aux mutins de 1917

Paroles

Quand au bout d'huit jours, le r'pos terminé,
On va r'prendre les tranchées,
Notre place est si utile
Que sans nous on prend la pile.
Mais c'est bien fini, on en a assez,
Personn' ne veut plus marcher,
Et le cœur bien gros, comm' dans un sanglot
On dit adieu aux civ'lots.
Même sans tambour, même sans trompette,
On s'en va là haut en baissant la tête.

Refrain
Adieu la vie, adieu l'amour,
Adieu toutes les femmes.
C'est bien fini, c'est pour toujours,
De cette guerre infâme.
C'est à Craonne, sur le plateau,
Qu'on doit laisser sa peau
Car nous sommes tous condamnés
C'est nous les sacrifiés !

C'est malheureux d'voir sur les grands boul'vards
Tous ces gros qui font leur foire ;
Si pour eux la vie est rose,
Pour nous c'est pas la mêm' chose.
Au lieu de s'cacher, tous ces embusqués,
F'raient mieux d'monter aux tranchées
Pour défendr' leurs biens, car nous n'avons rien,
Nous autr's, les pauvr's purotins.
Tous les camarades sont enterrés là,
Pour défendr' les biens de ces messieurs-là.

au Refrain

Huit jours de tranchées, huit jours de souffrance,
Pourtant on a l'espérance
Que ce soir viendra la r'lève
Que nous attendons sans trêve.
Soudain, dans la nuit et dans le silence,
On voit quelqu'un qui s'avance,
C'est un officier de chasseurs à pied,
Qui vient pour nous remplacer.
Doucement dans l'ombre, sous la pluie qui tombe
Les petits chasseurs vont chercher leurs tombes.

Refrain
Ceux qu'ont l'pognon, ceux-là r'viendront,
Car c'est pour eux qu'on crève.
Mais c'est fini, car les trouffions
Vont tous se mettre en grève.
Ce s'ra votre tour, messieurs les gros,
De monter sur l'plateau,
Car si vous voulez la guerre,
Payez-la de votre peau !

VI
Victor

HAMLET. - Le Monologue (Acte III scène 1)

Etre, ou ne pas être, c'est là la question.
Y a-t-il plus de noblesse d'âme à subir la fronde
et les flèches de la fortune outrageante,
ou bien à s'armer contre une mer de douleurs
et à l'arrêter par une révolte ?.

Mourir... dormir, rien de plus...
et dire que par ce sommeil nous mettons fin aux maux du coeur
et aux mille tortures naturelles qui sont le legs de la chair :
c'est là un dénouement qu'on doit souhaiter avec ferveur.
Mourir... dormir, dormir ! peut-être rêver ! Oui, là est l'embarras.

Car quels rêves peut-il nous venir dans ce sommeil de la mort,
quand nous sommes débarrassés de l'étreinte de cette vie ?.
Voilà qui doit nous arrêter.
C'est cette réflexion-là qui nous vaut la calamité d'une si longue existence.

Qui, en effet, voudrait supporter les flagellations, et les dédains du monde,
l'injure de l'oppresseur,l'humiliation de la pauvreté, les angoisses de l'amour méprisé,
les lenteurs de la loi, l'insolence du pouvoir,
et les rebuffades que le mérite résigné reçoit d'hommes indignes,
s'il pouvait en être quitte avec un simple poinçon ?.

Qui voudrait porter ces fardeaux, grogner et suer sous
une vie accablante, si la crainte de quelque chose après la mort,
de cette région inexplorée, d'où nul voyageur ne revient,
ne troublait la volonté,et ne nous faisait supporter les maux
que nous avons par peur de nous lancer dans ceux que nous ne connaissons pas ?.

Ainsi la conscience fait de nous tous des lâches ;
ainsi les couleurs natives de la résolution blêmissent
sous les pâles reflets de la pensée ;
ainsi les entreprises les plus énergiques et les plus importantes
se détournent de leur cours, à cette idée, et perdent le nom d'action...

VI
Victor

A qui parlez vous donc ? A des fantômes ?
Les deux derniers Posts que j'ai posté
Ils ne sont pas de moi, relisez les titres
je ne sais pas, a qui vous causez

VI
Victor

nico17
Question: pourquoi Nietzsche rend intellectuellement irascible? :_grat2:

je pense que vous posez là une belle question Nietzsche est très mal traduit et beaucoup de cons en France en on fait un précurseur du nazisme à cause de la la notion de volonté de puissance alors qu'on pourrait traduire cette notion dune manière plus simple désir de changement...

VI
Victor

Dans surhomme Nietzche parle de dépasser l'humanité,
et de penser un homme sans Dieu et sans maitre
Où la morale vient de son humanité et pas d'une transcendance
Cela en opposition aux églises de cette époque,
Qui péchaient la soumission et l'obéissance
il a été très mal compris car beaucoup ont pensé à un super prédateur
dans la chaine de l'évolution... Darwin c'est de la même période historique
le darwinisme social était courant à cette époque (Voir Dalton)
Le surhomme est avant tout un être moral et responsable

VI
Victor

La transcendance c'est avant tout des concept qui échappent à notre réalité sociale,
comme la vérité , la justice, La beauté, Dieu etc...
Ce sont des concepts universels et qui dépassent les cultures

VI
Victor

Répondre à ça c'est résumer 3000 ans d'histoire religieuse
Satan sert souvent d'excuses et pas d'autres commentaires

VI
Victor

Ben vous connaissez le concept du bouc émissaire ?
Si notre monde est merdique, c'est bien la faute à Satan
ça rassure toujours de savoir que le coupable c'est un autre
Puis Les USA n'ont plus d'ennemis comme l' URSS
Al qedaa c'est de la rigolade

VI
Victor

nico17
L'homme serait-il toujours le jouet d'une forme supérieure d'intelligence? :houla2:

Les hommes sont prêts à croire en un monde meilleur
alors intelligence supérieure ou pas
il est assez facile de les embrigader
si on promet

VI
Victor

Paysages d’hivers

Paysages blancs des hivers
Avec toute la neige vierge
Sur laquelle un silence
Des matins d’un hiver

Ce sont des pages blanches
Où nous rêvons d'écrire
Dans le froid de la neige
Des poèmes provisoires

Puis nous y allons dessus
Et nous laissons nos pas
Qui s’écrivent en creux
Sur les chemins de l’hiver

Victor dans ses œuvres

avatar
cisou9

nico17
Ah ce Victor, toujours aussi prévisible même dans le noir! :clapclap: :lol: :roi:

Il est près visible dans le noir.
Il a donc des feux de positions !!! :lol:

VI
Victor

Faut pas chercher je l'obsède
il ou elle ,croit que je lui parle la nuit
et il ou elle, me regarde dormir
Il y a des dingues partout

VI
Victor

Quelqu'un marche sur ma tombe

Il y a quelqu'un qui marche sur ma tombe.
Si on ne peut pas être tranquille, même là !
Maintenant, c'est acquis, Dieu est facultatif,
pyramidal,pas trop volumineux. Ici, chacun a le sien en contre-bas.
J'observe un lac gelé où coule un lent soleil noir.
C'est sublime. Des chiens qui sont des loups
mais qui heureusement ne le savent pas, poursuivent mon passé.
J'ai enfin couché avec ma cousine, l'autre ne saurait tarder.
Quelqu'un marche sur ma tombe et ça m'irrite.
Mon éternel repos est troublé.
Ce n'est pas un pas d'enfant, je m'en régale.
Ce n'est pas le pas gauche et musical de l'amour sur le chemin du rendez-vous.
Cen'est pas le pas de celui qui va à la guerre ou qui en revient.
Je connais bien ce pas, et même ce qui distingue le pas
de celui qui s'en va défendre son petit fourniment d'idées,
son ciel ou sa terre ( et moins elle est sa réelle possession et plus il la défendra ),
du pas abject et mal sonore du mercenaire.
Ce n'est pas le pas du savant ou du philosophe à la poursuite solitaire des idées.
C'est le pas veule, de l'homme émasculé de sa spécificité d'homme,
l'homme qui fait entrer des hommes dans son calcul.
Celui qui dit à celui-là : il m'en faut quinze cents, là,
faites le ramassage à l'aube,avec les autocars de la ligne 7.
Si vous n'avez plus de Portugais, mettez-moi des Arabes.
Il y a quelqu'un qui marche sur ma tombe.
Le coq a relevé sa crête et lance son appel stupide et sans
objet. Dans le tiroir, le couteau qui va lui trancher la gorge
comme une poignée de joncs est prêt,
le coq est blasphémé, et la poule picore mécaniquement des grains
de pas grand-chose entre deux phrases.
Il y a un lycéen qui entre dans mon poème.
-Salut, jeune homme, tiens prends ça, ça, si !
N'hésite pas, je l'ai mis de côté durant ma vie pour toi.
Je t'attendais, ne me remercie pas.
Il y a une lave qui coule de mon oeil gauche
et quelqu'un qui marche sur ma tombe,
quelqu'un d'inopportun, qui par sa présence
m'offense profondément, jusque sous la terre.
On ne devrait laisser entrer dans les cimetières que les enfants,
les amoureux ou les orages, car rien ne m'est désormais meilleur
que boire la pluie mêlée d'éclairs, sans lèvres et sans regard.

Jean-Pierre Rosnay

VI
Victor

Bébé comme vous dites, il était assez susceptible
depuis qu'il avait arrêté son émission de poésie à la TV ,
il supportait mal l'idée qu'il était un gars du passé
et il n'était pas très ouvert aux jeunes dont j'étais