Haïkaïs un peu pessimistes
La douleur se cache
Sous le cœur ténu des choses
Elle Perdure
Les silences brefs
Sont autant de dénuements
Que de dénudements
La fatigue vient
Lorsque les dragons
Ne se cachent plus
la prison des anges
Et celle d'un bon sourire
Un clair matin
Dieu est un soleil
Comme il brille pour tous
Il ne t'appartient pas
Notre époque
Et celle d'un temps qui passe
Plus vite qu'avant
Mes contemporains
Croient encore agir
Alors qu'ils bougent
Tout est Politique
Mais tout est possible
Questions de Pouvoir
Petits emprunts bibliques
Au début était le verbe
Et le verbe dit : Que la lumière soit !
Et la lumière parue
Et le verbe vit que la lumière éclairait
Le verbe vit plein de choses bizarres
Qui étaient avant cachées dans le noir
Comme des petits homuncules grouillants
Le verbe compris alors qu'il avait bien fait
D'éclairer sa lumière pour voir alentours
Le verbe vit son gourbis et se dit
Bon dieu! Il va me falloir nettoyer tout ça
Alors le verbe se créa des assistants
Ainsi Il créa les anges qui le servaient
Mais quelques uns avaient des idées de rangement
Le verbe n'était pas d'accord pour qu'on touche à ses affaires
Ainsi fut ! Et depuis le bordel cosmique continue
Le verbe du faire face à des revendications diverses
Et la lutte des crasses commença
La nuit
Aimez-vous l’obscurité ? Celle qui fait peur...
De celle qui terrorise les petits enfants
Personnellement j’ai mis longtemps
A pouvoir apprivoiser ma peur du noir
Milles petits démons gluants me veillaient
Tous prêts à me faire mille tortures diverses
Puis j’ai un jour fait la paix en moi-même
Et la nuit est devenue comme une amie
Dans l’obscurité il y a les horreurs certes
Mais il y a aussi cette intimité partagée
Les plus beaux moments se passent dans le noir
Sans que l’on voit rien tout dans les caresses
Des fois j’imagine des femmes vampires
Qui me font l’amour sans morsures sanglantes
Mais ce ne sont que des fantômes fantastiques
La nuit je rêve aussi de déesses incroyables
Elles sont toute parfaites dans mes nuits
Je ne vois pas ce que je vois dans les jours
C'est-à-dire cette acrimonie et ce flasque
Elles sont encore plus belles que Vénus
Vénus qui se tait dans le noir, amoureuse
Je n’imagine pas ces hanches trop molles
Et elle ne voit pas ma brioche de mec
Dans la nuit nous sommes tous parfaits
Victor
Les plus beaux moments se passent dans le noir
Sans que l’on voit rien tout dans les caresses
Le poème que tu exposes Victor est en fait l'histoire amoureuse de Psyché et de Cupidon.
Psyché femme très belle ne pouvait approcher celui avec qui l'amour était possible que la nuit car Psyché ne devait pas voir celui avec qui elle partageait l'amour.
Vénus était derrière cette condition concernant Psyché car Vénus était jalouse de la beauté de Psyché.
Fort heureusement tout se termine bien pour Psyché et tellement bien qu'une exposition lui est consacrée. Cette exposition rassemble les oeuvres des Artistes de la Renaissance sensibles à l'histoire amoureuse de Psyché et de Cupidon. Le lieu de cette exposition je ne l'ai pas bien entendu. Mais cela ne doit pas être un problème de recherche.
Si j'ai des infos Victor je te les communique.
nico17
Passant, c'est du grec qui veut dire châtaigne!
Je m'en doutais, c'est pour cela que j'ai posé la question car la racine du mot : kastan, du mot Kastanea, est d'origine de la Lestonie.
En Corse l'endroit des chataignes s'appelle : la Castagniccia. Casta ( Latin) équivalent à Kasta ( Grec).
Oh ! La Lune
J'ai vu la lune… Là haut
Dans le ciel encore bleu
Elle me parlait de la pluie
Du vent et des saisons qui viennent
Déjà quarante ans que des américains
Ont mis la main de l'homme là haut
Le ciel continue d'être notre ciel
Et la lune est toujours la confidente
De tous nos rêves qui naissent
Dans le ciel bleu… Puis vient la nuit
Lorsque les étoiles apparaissent
Tous ces luminaires dans notre ciel
Victor
Oh ! La LuneJ'ai vu la lune… Là haut
Dans le ciel encore bleu
Elle me parlait de la pluie
Du vent et des saisons qui viennentDéjà quarante ans que des américains
Ont mis la main de l'homme là haut
Le ciel continue d'être notre ciel
Et la lune est toujours la confidenteDe tous nos rêves qui naissent
Dans le ciel bleu… Puis vient la nuit
Lorsque les étoiles apparaissent
Tous ces luminaires dans notre ciel
Certes Victor mais comment penser la poésie quand un coucher ou un lever de soleil n'a aucun sens scientifique ?
Voilà Septembre... La rentrée
J'ai laissé mon âme en vacances
Vous savez le mois d'août expire
Et revoici septembre et ses frimas
Un coup de blues de matin, à Paris il pleut
C'est curieux mais septembre est conforme
A l'idée que je me fais de ce mois
C'est à dire une activité débordante
De la rentrée qui vient avec ses emmerdes
Là le mois d'août et le soleil c'est loin
Pas vraiment du cafard
Mais la vacance des vacances
Il y a une fin à tout même au soleil
Là ce matin temps frais et pluie
Septembre est un mois conforme
Au calendrier et à la météo
Le temps du repos et du soleil est fini
Si j’étais
Si j’étais assez putassier
Je dirais à tout le monde
Qu’il est beau et aimable
Mais hélas ce n’est pas toujours vrai
Si j’étais votre amoureux
Je referais tout le monde
A votre seule et unique image
Mais hélas je l'attends encore et toujours
Si j’étais un homme politique
Je vous donnerais tout et plus
Des promesses que je tiendrais
Mais hélas je ne suis pas un politicien
Si j’étais votre psychanalyste
Je vous mènerais par mille chemins
Divers et varié de votre inconscient
Mais hélas je ne suis pas votre confident
Si j’étais votre gourou
Je vous mènerais par les chemins
Du paradoxe et de l’illumination
Mais heureusement je ne suis pas assez fou
Si j’étais le bon Dieu
Je calmerais votre angoisse
Et je ferais de votre vie un bonheur
Mais heureusement je ne suis pas le bon Dieu
Si j’étais votre ami sincère
Je vous conseillerais le doute
Encore et encore malgré l’angoisse
Heureusement je ne suis que votre ami
Victor
le symptome n'est pas la cause sinon les séances dureraient pas... Puis ils posent un symptome en combien de séances... Perso je tiens la psychanalyse pour du baratin de gens qui s'ennuient
Le symptôme amène à consulter. L'ennui peut-être un symptôme. On s'ennuie de quoi et ce quoi pourquoi ennuie-t-il ? Cerner pourquoi on s'ennuie et savoir pourquoi ce qui a été cerné ennuie répond au symptôme.
Victor
alors payer , j'appellle cela du vol
Payer oui, mais il y a un contrat au préalable sur le prix de la séance. Une partie de la séance est remboursée par l'Assurance Maladie si le Psychanalyste est conventionné.
La Psychanalyse est un mode thérapeutique reconnu par la Médecine. La Psychanalyse n'est pas de la sorcellerie, du magnétisme animal, thérapeutiques précédent la notion d'inconscient mis en avant par Freud principalement.
Je laisse Paul Verlaine te répondre...
Art poétique
De la musique avant toute chose,
Et pour cela préfère l'Impair
Plus vague et plus soluble dans l'air,
Sans rien en lui qui pèse ou qui pose.
Il faut aussi que tu n'ailles point
Choisir tes mots sans quelque méprise :
Rien de plus cher que la chanson grise
Où l'Indécis au Précis se joint.
C'est des beaux yeux derrière des voiles,
C'est le grand jour tremblant de midi,
C'est, par un ciel d'automne attiédi,
Le bleu fouillis des claires étoiles !
Car nous voulons la Nuance encor,
Pas la Couleur, rien que la nuance !
Oh ! la nuance seule fiance
Le rêve au rêve et la flûte au cor !
Fuis du plus loin la Pointe assassine,
L'Esprit cruel et le Rire impur,
Qui font pleurer les yeux de l'Azur,
Et tout cet ail de basse cuisine !
Prends l'éloquence et tords-lui son cou !
Tu feras bien, en train d'énergie,
De rendre un peu la Rime assagie.
Si l'on n'y veille, elle ira jusqu'où ?
O qui dira les torts de la Rime ?
Quel enfant sourd ou quel nègre fou
Nous a forgé ce bijou d'un sou
Qui sonne creux et faux sous la lime ?
De la musique encore et toujours !
Que ton vers soit la chose envolée
Qu'on sent qui fuit d'une âme en allée
Vers d'autres cieux à d'autres amours.
Que ton vers soit la bonne aventure
Eparse au vent crispé du matin
Qui va fleurant la menthe et le thym...
Et tout le reste est littérature.
Paul Verlaine (à Charles Morin)
Victor
Je dégage en touche !
Il est vrai que ce terme est à la mode dans le monde relationnel. "Je dégage en touche" donc il n'y a plus de jeu. Cependant la partie n'est pas terminée parce qu'il y a dégagement en touche. En plus, l'avantage est donné à l'autre, équipe ou personnage, en l'occurence moi.
Alors que faire de cette remise en jeu qui me con-cerne. Comme dirait un ami Marseillais : " Eh vach te de con, tu ne vois pas que tu es cerné par cette connerie." ( immaginer l'accent, ça rend super bien ). Oui mais être cerné ... n'est-ce pas agréable cependant.
La larme tombe
Sur la feuille de papier
Un trop gros ennui
J'en ferais bien plus
Car j'aime bien tout cela
Je me noie aussi
La science en peu
Un essai bien trop difficile
Je préfère plus
Non je suis sérieux
Comment faire très courts là
Alors pas aisé
Poésie qui dort
Sous un chaud édredons
De papiers Noircis
Dans un silence
Le pire était déjà là
Mais rien de sûr
Les oiseaux criards
Volent sur le cadavre
Près de la maison
Demain viendra bien
Oui monsieur oui madame
Mais demain viendra
Un poète grisé
Par la gloire hystérique
Vendit des vents tard
Haïti une ile
Est tellement lointaine
De votre amour
Certes Monsieur !
Certes les certitudes sont bien encombrantes
Mais qu'avons nous d'autres à nous mettre sous la main ?
Ha! Monsieur! Caresser la certitude de vivre et regretter ses fesses
Puis un jour nous partons sans bagages
En oubliant de fermer le gaz et l'électricité
Les compteurs continueront de tourner sans nous


