| Amylocaïne | |
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| Général | |
| Nom IUPAC | |
| Synonymes | Stovaïne |
| No CAS | |
| No EINECS | |
| PubChem | |
| SMILES | |
| InChI | |
| Propriétés chimiques | |
| Formule brute | C14H21NO2 |
| Masse molaire | 235,322 ± 0,0135 g·mol-1 |
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L'amylocaïne est le premier anesthésique local de synthèse, découvert en 1903 par Ernest Fourneau et breveté sous le nom de Stovaïne.
En 1900, la plupart des médicaments synthétiques sont encore d’origine allemande. Fourneau et les établissements Poulenc frères veulent remédier à cet état de choses. En 1903, Fourneau prend donc la direction du laboratoire créé à son intention dans l'usine des frères Poulenc à Ivry et se lance aussitôt dans la recherche de succédanés de la cocaïne. Il a travaillé chez Willstätter sur la lupinine, alcaloïde voisin de la cocaïne, et il a rencontré Einhorn, qui a breveté trois dérivés de la cocaïne tandis que, à Berlin, George Merling en synthétise d’autres, les eucaïnes.
Le 8 octobre 1903 en France et le 29 octobre de la même année en Allemagne, Poulenc frères et Fourneau déposent des brevets sur la Stovaïne, nouvel anesthésique local. La Novocaïne d'Einhorn ne sera brevetée qu’un an plus tard, le 27 novembre 1904, par les Usines de colorants de Hoechst, et introduite par Heinrich Braun en 1906.
Les essais cliniques de la Stovaïne, localement et en péridurale, sont confiés à Paul Reclus, initiateur en France de l’emploi de la cocaïne en chirurgie. Au bout de quelques mois d’essais, la Stovaïne se montre bien supérieure à la cocaïne. Henri Chaput, Théodore Tuffier en France, Eduard Sonnenburg (de)en Allemagne, confirment les conclusions de Reclus. Avant même l'introduction de la Novocaïne, la Stovaïne a remplacé la cocaïne dans tous ses usages, et les péridurales à la Stovaïne seront pratiquées à grande échelle et avec grand succès pendant quarante ans.
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