L'histoire de Universal War One est developpée au travers des six albums suivants :
La série a d'abord été éditée par Soleil Productions, qui a publié les cinq premiers tomes de 1998 à 2004. UW1 a par la suite été repris par l'éditeur Quadrant Solaire pour la publication du tome 6, en 2006. Ce nouvel éditeur a par ailleurs réédité les cinq premiers tomes. La série a également été traduite en anglais et publiée outre-Atlantique par Marvel Comics ; seuls les trois premiers tomes sont à ce jour sortis dans cette édition.
2098. Depuis quelques semaines, un mystérieux phénomène est apparu au-delà de l'orbite de Saturne. Appelé « le Mur », il coupe toute communication entre la Terre et les colonies établies sur Uranus et Neptune. L'armée envoie un groupe de soldats, l'escadrille Purgatory, évaluer la situation...
À la poursuite de Mario, l'escadrille Purgatory s'est engouffrée dans la brèche que Kalish est parvenu à ouvrir dans le Mur. Ils y sont très rapidement attaqués par un vaisseau de combat évoluant de l'autre côté du vortex...
Après le succès de l'attaque menée sur Obéron contre la station spatiale des CIC, l'escadrille Purgatory se retrouve catapultée au cœur même du Mur. Il y découvrent une seconde station de combat, copie conforme de celle qu'ils viennent de détruire...
Les rescapés de l'escadrille Purgatory se dirigent vers Titan dans le but de trouver un moyen de transport rapide à destination de la Terre, menacée de destruction par les CIC. Échouée sur Obéron, Amina tente quant à elle désespérément de sauver Milorad, grièvement blessé...
Pris de plein fouet dans l'ouverture du wormhole, Kate, Williamson, Mario et Kalish se retrouvent propulsés jusqu'en dehors de la galaxie, à des milliers d'années-lumière de la Terre. Kalish pense avoir une solution pour les y ramener, mais ils doivent auparavant remettre leur navette en état...
Les rescapés de l'escadrille Purgatory parviennent à s'évader de la station Alpha juste avant sa destruction et prennent la direction de Mars, désormais sous le joug des CIC. Ils y retrouvent le père de Kate, ancien amiral de la troisième flotte de l'UEF...
Transbordeur ; Trihédron ; UESS Gengiskhan ; Porte container ; Navette de secours ; Cuirassé ; Croiseur ; Destroyer ; Cinétique ; Station Alpha
Le thème du voyage dans le temps, récurrent en science-fiction, est ici abordé d'une manière originale par Denis Bajram. Dans UW1 le déplacement dans le temps est, au début, un effet secondaire du voyage à l'intérieur du mur. Celui-ci s'avère être un wormhole (à traduire par trou de ver) qui modifie la structure de l'espace-temps en son sein. Les vaisseaux, protégés par leurs champs anti-gravitationnels peuvent se déplacer à l'intérieur du wormhole. Mais lorsque celui-ci s'ouvre ou se referme, l'espace-temps autour des vaisseaux se contracte ou se dilate tandis que les aéronefs restent immobiles, ce qui se traduit par un "saut" dans l'espace et le temps. Au fur et à mesure de leur compréhension du phénomène, les différents personnages en font un outil et même une arme terrifiante.
En ce qui concerne les paradoxes qui se soulèvent dès lors qu'on parle de voyage dans le temps (tels le paradoxe du grand-père), Denis Bajram apporte une solution audacieuse :
« le continuum espace-temps est un tout cohérent : le temps y est la conséquence de tous les voyages qui y ont lieu et qui y auront lieu un jour. [...] les héros d'UW1 n'ont pas modifié l'Histoire : ils ont leur propre histoire de tout temps. Si leurs actes avaient été différents, l'Histoire aurait toujours été différente de tout temps. »
C'est pourquoi il avait déjà écrit le scénario dans le moindre détail avant même la publication du premier volume. On peut admirer son "Tableau Synoptique" dans les pages annexes du tome final.
En mars 2008, l'auteur a prévu trois cycles de six épisodes d'Universal War et s'est déjà préparé au second cycle :
« Faire six tomes d'UW2, c'est repartir pour six ans de travail. Un sacré morceau de vie. Et j'avoue que l'idée de m'enfermer définitivement dans la Science-fiction m'a fait peur. J'ai donc, avant même la fin du cinquième tome d' UW1, commencé à réfléchir. Ne fallait-il pas que je confie le dessin à un autre ? J'ai, deux fois de suite, fait un essai avec deux brillants dessinateurs. Les deux fois, c'était très bien. Les deux fois, ce n'était cependant pas Universal War… En voyant leurs essais, j'ai compris qu'on me reprocherait tout le temps ce changement. En faisant tout tout seul depuis les début d' UW1, j'ai marqué très fortement de mon empreinte ma série, et nul maintenant ne peut s'y attaquer. Tant pis… ou tant mieux : quand je ferai UW2, ce sera par ce que j'en aurai envie… »
— Denis Bajram.