Vers une alternative aux batteries lithium-ion

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L’extraordinaire développement des batteries lithium-ion montre qu’elles sont au cœur de la transition énergétique. Cependant, l’épuisement des ressources en lithium pousse la communauté scientifique vers l’utilisation d’ions autres que le lithium. C’est pourquoi une équipe du Laboratoire PHENIX (CNRS/UPMC/Sorbonne Universités), en collaboration avec l’Université technique de Berlin, cherche à développer des batteries utilisant des éléments plus abondants sur Terre comme le magnésium ou l’aluminium. Leur avantage ? Ces éléments présentent, en théorie, une plus grande densité d’énergie volumique que le lithium, c’est-à-dire qu’une plus grande quantité d’énergie peut être stockée ou transportée dans un volume donné. Mais pour réaliser des batteries avec ces nouveaux ions, les challenges à relever sont nombreux, notamment le choix d’un matériau d’électrode capable de les insérer de manière réversible, condition sine qua none pour obtenir un matériau de batterie rechargeable et fonctionnelle.

Pour pouvoir insérer ces ions dans l’électrode, il est nécessaire que ces électrodes présentent des trous ou des défauts dans leur structure cristalline appelés lacunes. Alors que le composé pure TiO2 souvent utilisé comme matériau d’électrode ne présente qu’une faible activité électrochimique, les chercheurs sont parvenus à créer une très grande concentration de lacunes de titane (jusqu’à 22 %) dans une structure cristalline de TiO2 (anatase) en utilisant une méthode de type sol-gel. Les mêmes chercheurs, associés à une équipe de l’Université technique de Berlin, viennent de franchir une étape supplémentaire en montrant que ce matériau était susceptible de piéger ces cations Mg2+ et Al3+ dans les lacunes de titane. L’introduction de ces défauts permet d’obtenir des capacités de stockage jusqu’à six fois celles obtenues pour le composé TiO2 pur.

L’utilisation de ce nouveau matériau lacunaire peut maintenant être envisagée dans des batteries rechargeables à ions Mg2+ et Al3+. Ces travaux permettent également d’étendre à d’autres matériaux d’électrode l’utilisation de défauts de structure pour développer de nouvelles batteries en s’affranchissant des ions lithium.

Référence publication:
T. Koketsu, J. Ma, Benjamin. J. Morgan, M. Body, C. Legein, W. Dachraoui, M. Giannini, M. Salanne, F. Dardoize, H. Groult, O.J. Borkiewicz, K.W. Chapman, P. Strasser & D. Dambounet
Reversible magnesium and aluminium insertion in cation-deficient anatase TiO2
Nature Materials 18 septembre 2017
DOI : 10.1038/NMAT4976

Contact chercheur:
Damien Dambournet, Laboratoire PHENIX – Paris

VI
Victor

Celui qui trouvera une alternative à la batterie Lithium-Ion
il risque de rafler la mise et de s'en mettre plein les poches,
j'avais entendu parler du sodium un métal assez voisin du lithium
Et qui est beaucoup plus commun dans la nature

PH
philouze

" le magnésium ou l'aluminium. Leur avantage ? Ces éléments présentent, en théorie, une plus grande densité d'énergie volumique que le lithium"
C'est très bizarre, j'ai toujours lu le contraire, le lithium présente la meilleure densité énergétique, suivie du sodium, magnésium, aluminium puis zinc.
Et de fait, il est le plus léger de tous les métaux.
Simplement il est plus rare et cher que les copains...

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cisou9

______________ :_salut:
Je vois qu'ils utilisent du titane dont le prix est environ de 5€ le Kilo la production mondiale 4200 tonnes et réserve mondiale de 600 millions de tonnes. ____ :jap: ____

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JNem19

Il n'y a a priori pas de rareté du lithium, juste une possibilité de pénurie transitoire dû à l'explosion de la demande et peu de prospection car jusqu'ici les usages étaient assez limités (alliages aéronautique, graisses,etc) en volume.
Après, on sait que des batteries au sodium, calcium, soufre, aluminium ont un potentiel théorique supérieur aux batteries actuelles au lithium en utilisant directement l'oxygène de l'air, mais rien n'est encore vraiment sortis du labo. Très gros investissements dans le secteur, il en sortira forcément quelque chose de meilleur que ce que nous avons.

VI
Victor

la plus grosse densité d'énergie/unité de masse c'est l'hydrogène, il n'est pas utilisable en couple de batteries,
mais c'est le couple H²/O² qui donne la plus grande quantité d'énergie, pour une masse réduite,
le problème qui reste à résoudre c'est qu'aucune électrode classique connue,
parmi les contacts anode cathode de cette pile 2H+/O--
elles ne résistent longtemps à l'oxydation ou à la réduction de ce couple redox

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JNem19

@Victor
En fait les piles à combustibles (H2/O2) fonctionnent (la navette spatiale en avait plusieurs pour générer son électricité en orbite).
Le problème est que sur Terre l'hydrogène n'existe pas à l'état réduit et donc l'électrolyse de l'eau par ex est très énergivore pour ensuite perdre encore en chaleur et une fois oxydé il faut électrolyser à nouveau l'eau qui est le produit final...
Par contre avec zinc, calcium, sodium et aluminium très abondant j'ai lu qu'on pensait pouvoir faire... L'avenir dira.

VI
Victor

c'est bien ce que je dis les piles a combustibles
elles ne durent pas à cause de la corrosion de leurs électrodes,
j'avais vu ça dans mon passé de labo