A quel point les pesticides sont-ils biodégradables ?

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A l'échelle globale, environ 5.000 pesticides différents sont utilisés régulièrement en agriculture. Ceux-ci ont mauvaise presse, en grande partie du fait d'une utilisation inappropriée qui nuit à l'environnement (impact négatif sur la biodiversité, pollution des sols,...). De plus, ils sont susceptibles de porter atteinte à la santé des personnes exposées. Cependant, tous les pesticides n'ont pas un impact néfaste. Par exemple, certains pesticides sont décomposés rapidement dans l'environnement, d'autres plus lentement.

Des scientifiques allemands du Centre Helmholtz pour la recherche environnementale (UFZ) et de l'Université technique de Rhénanie-Westphalie (RWTH) ont développé une nouvelle méthode de détection des pesticides dans le sol. Cette technique permet également de savoir si les résidus de pesticides sont biodégradables ou non. Ainsi, les effets à long terme des pesticides pourront être mieux évalués.

Après avoir marqué les pesticides par un isotope de carbone 13C non radioactif, les scientifiques ont suivi l'évolution des produits dans plusieurs échantillons de sols grâce à la spectrométrie de masse. De cette façon, les chercheurs ont pu déterminer les zones de dégradation dans le sol et classer les produits en trois catégories principales:

Pour le type 1, le pesticide et/ou ses produits dégradés sont combinés à la matière organique du sol (humus) mais peuvent être libérés à tout moment. Si la liaison chimique est forte, le relargage sera plus difficile et les résidus sont catégorisés en type 2. Dans les deux cas, types 1 et 2, les résidus présentent une certaine toxicologie car ils n'ont pas été biodégradés sur une courte échelle de temps. Les résidus de type 3 sont ceux qui ont été décomposés par l'activité bactérienne. Le carbone 13C est alors retrouvé dans la biomasse microbienne. Les risques toxicologiques sont alors moindres.

Les scientifiques ont également utilisé leurs travaux pour modéliser le comportement d'autres pesticides dans l'environnement. La méthode et les résultats de l'étude sont détaillés dans la revue Critical Reviews in Environmental Science and Technology. Les scientifiques souhaitent désormais que la méthode 13C soit incluse dans la procédure d'autorisation d'utilisation, qui sera évaluée par l'Agence fédérale de protection de l'environnement.

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cisou9

Les résidus de type 3 sont ceux qui ont été décomposés par l'activité bactérienne. Le carbone 13C est alors retrouvé dans la biomasse microbienne. Les risques toxicologiques sont alors moindres.

Comme si Monsanto et consort vont modifier leurs formule.
Par contre ils vont faire pression sur l'Europe pour continuer à vendre leur saloperie à l'aide de millions pour corrompre les dirigeants européens !!! :mur:

AL
alessandro pendesini

Bonjour

Depuis des années on nous informe officiellement qu’il y a une réelle volonté d’améliorer les pesticides……Il nous reste que esperer….
Afin d’éviter de monopoliser le site par des longs commentaires, je suggère de lire l’article « PESTICIDE » de Wikipedia particulièrement éloquent et pertinent sur les dangers d’empoisonnement ou effets nocifs de ces produits !
Sans perdre de vue que les non initiés, autrement dit la majorité des personnes, ne connaissent que la pointe de l’iceberg de ce qui se passe dans l’univers des pesticides ainsi que les réelles motivations des multinationales qui, soit souligné en passant, ne tiennent que partiellement compte des effets nocifs, voire délétères ou létaux que certains de leurs produits provoquent ponctuellement sur la pollution de l’écosystème, végétaux, et animaux, humains inclus : l’histoire récente -du moins une petite partie- est là pour nous le rappeler, sans oublier tout ce que nous ignorons ou sommes incapables d’imaginer….. A méditer ! :grrr:

@Cisou : En ce qui concerne votre remarque, oserais-je vous donner tort ? :clapclap: