Agroécologie: rendement des cultures et biodiversité

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C'est une étude qui devrait fortement intéresser les agriculteurs, actuellement confrontés à un double défi : trouver des solutions pour contrer les effets du réchauffement climatique - qui menacent par exemple de faire chuter le rendement de leurs cultures en cas de sécheresse - et tendre vers « l'agroécologie », une agriculture plus respectueuse de l'environnement, limitant entre autres, l'usage d'engrais. Or pour la première fois, une équipe du Centre d'écologie fonctionnelle et évolutive (CEFE - CNRS / Université de Montpellier / Université Montpellier 3 / EPHE), en collaboration avec des chercheurs de l'INRA, démontrent qu'il est possible de répondre à ce double défi... en favorisant la biodiversité dans les parcelles cultivées ! Les détails ont été publiés dans la revue Nature Plants.

© Dominique Denoue (INRA, Lusignan)

Concrètement, cette étude suggère ni plus ni moins d'abandonner les pratiques agricoles actuelles héritées de l'après-seconde guerre mondiale qui consistent majoritairement à cultiver sur de grandes parcelles des plantes génétiquement identiques. « Nos travaux montrent qu'augmenter au contraire le nombre d'espèces, améliore en moyenne le rendement des cultures sans besoin d'engrais, surtout en cas de sécheresse ; et qu'opter au sein d'une même espèce pour plusieurs individus génétiquement différents (génotypes), favorise la stabilité du rendement d'une année à l'autre », précise Cyrille Violle biologiste au CEFE et lauréat d'un ERC Starting grant 2015.

Les chercheurs ont suivi en parallèle pas moins de 120 mini-parcelles expérimentales de 1.2 mètres sur 1.3 m ! Dans celles-ci, ils ont cultivé pendant un an et demi, cinq espèces fourragères (luzerne, trèfle blanc, ray-grass, dactyle, fétuque) soit ensemble (polyculture), soit chacune toute seule (monoculture). A chaque fois, chaque espèce était représentée par un, cinq ou dix génotypes. Les mini-parcelles étaient soit irriguées, soit soumises à des évènements de sécheresse.

© Dominique Denoue (INRA, Lusignan)

Les résultats montrent que les polycultures avaient en moyenne un rendement meilleur que les monocultures. Surtout en conditions de sécheresse, avec alors une amélioration du rendement de + 800 g/m2, contre + 200 g/m2 en conditions irriguées. De plus, quand les parcelles contenaient dix génotypes différents pour une même espèce, au lieu d'un seul, le coefficient de variabilité du rendement d'une année sur l'autre était plus faible (0.76 contre 0.90).

« Le meilleur rendement des polycultures est dû au fait que plusieurs espèces sur une même parcelle permettent de mieux exploiter les ressources du sol ; les plantes n'extrayant pas l'eau et les nutriments à la même profondeur dans ce sol », explique Cyrille Violle. Quant au rendement plus stable avec plus de génotypes*, « On peut penser qu'un cocktail de différents génotypes augmente les chances qu'au moins l'un d'eux résiste mieux en cas de sécheresse et diminue ainsi les risques d'une baisse du rendement global ».*

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macland

...les chercheurs vont ré-inventer l'assolement !?!?... :_grat:

AL
alessandro pendesini

Il ne reste plus qu’à prier et espérer que le « spectre » de MONSANTO (La multinationale qui veut, avec une arrogance sans pareil, détenir un monopole total dans le monde, grâce à ses produits OGM, herbicides et pesticides dont l’efficacité et réels avantages long terme sont extrêmement discutables !) ne s’infiltre, comme un vulgaire parasite, dans les pertinentes et écologiques études citées dans cet article, qu’on ne peut qu’encourager ! :houla2:

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cisou9

___________ :_salut:
Le problème c'est que Monsanto est un état dans l'état (ainsi que le lobby des armes aux USA) !!! ___ :gueule:

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macland

C'est curieux, le sujet: "L’histoire complète de Monsanto, ..." a disparu

IS
Isabelle

En fait sur TS nous ne pouvons laisser des propos polémiques sur telle ou telle société à moins que cela soit établi, mais nous suivons ces sujets: OGM, produits phytosanitaires, abeilles, qualité de l'air et lorsqu'une étude est publiée cela parait sur le site comme nous l'avons déjà fait ;)

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macland

Isabelle
En fait sur TS nous ne pouvons laisser des propos polémiques sur telle ou telle société à moins que cela soit établi, mais nous suivons ces sujets: OGM, produits phytosanitaires, abeilles, qualité de l'air et lorsqu'une étude est publiée cela parait sur le site comme nous l'avons déjà fait ;)


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…je ne pense pas que le sujet "Monsanto" soit le simple fait d'une polémique et nombre sujets concernant cette société fleurissent sur la toile, non seulement sous forme de procès mais aussi par des articles qui citent les Pays qui essayent de bloquer la progression de tous ces pesticides et autres produits de la chimie.

Lire: http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/02/16/monsanto-un-demi-siecle-de-scandales-sanitaires_1643081_3244.html

Tout récemment, notre Gouvernement semble, enfin, se tourner dans ce sens avec le célèbre "Roundup" qui, issu de cette Société, serait cancérigène !!!...
Alors, pour éviter une possible polémique, n'était-il pas plus simple de verrouiller le sujet plutôt que d'en supprimer l'information ??? … un coup de fil des incriminés ???... :grrr:

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macland

…quant les Traders spéculent sur notre alimentation et ou il est encore, entre autres, question de Monsanto…à voir encore 5 jours: http://pluzz.francetv.fr/videos/que_mangeons_nous_vraiment.html ... :bon:

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macland

....grands discours sur le sujet OGM-Monsanto à Bruxelles: Les OGM bannis par la majorité des pays européens;
lire: http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/10/02/les-ogm-bannis-par-la-majorite-des-pays-europeens_4781627_3214.html ... :bon:

VI
Victor

Les OGM comme tous les organismes vivants, ils subissent la pression de la sélection naturelle
avez vous entendu parlez de ce coton OGM qui n'a plus toutes ces propriété garanties par le semencier,
bref les parasites en moins de 5 ans ils ont trouvé la faille
et ce coton est soumis aux mêmes ennuis de parasites que les cotons naturels
http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/04/26/les-promesses-non-tenues-du-coton-ogm-en-inde_1691714_3244.html