Analyse de la pause dans le réchauffement climatique

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Selon une étude réalisée par Shaun Lovejoy, professeur de physique à l’Université McGill, l’analyse statistique des températures moyennes mondiales entre 1998 et 2013 montre que le ralentissement du réchauffement climatique au cours de cette période concorde avec les variations naturelles de la température.

IIllustration: Wikimedia Commons/Theon

Dans un article publié dans la revue scientifique Geophysical Research Letters, le professeur Lovejoy conclut qu’une fluctuation naturelle du refroidissement au cours de cette période a masqué en grande partie les effets du réchauffement attribuable à l’augmentation constante des émissions anthropiques de dioxyde de carbone et d’autres gaz à effet de serre.

Cette nouvelle étude repose sur une méthode statistique élaborée par le chercheur de McGill dans un article publié en avril dans la revue scientifique Climate Dynamics. Cette étude précédente, pour laquelle le chercheur avait eu recours à des indicateurs des températures de l’ère préindustrielle afin d’analyser les régimes climatiques historiques, avait permis d’écarter – avec un seuil de confiance supérieur à 99 % -- la possibilité que le réchauffement climatique à l’ère industrielle soit uniquement une fluctuation naturelle du climat de la Terre.

Dans son nouvel article, le professeur Lovejoy utilise la même approche pour la période de 15 ans suivant 1998, pendant laquelle les températures mondiales moyennes sont demeurées élevées selon les normes historiques, mais légèrement inférieures à la plupart des prédictions générées par les modèles informatiques complexes utilisés par les scientifiques pour estimer les effets des émissions de gaz à effet de serre.

Le ralentissement de la hausse des températures au cours de cette période de 15 ans est parfois qualifié de « pause » ou de « hiatus » dans le réchauffement climatique, et a suscité des questions sur les raisons pour lesquelles le réchauffement de la surface de la Terre a connu un ralentissement beaucoup plus marqué qu’au cours des décennies précédentes. Puisque les niveaux de gaz à effet de serre ont continué d’augmenter au cours de cette période, certains sceptiques ont fait valoir que le régime climatique observé récemment vient invalider la théorie selon laquelle le réchauffement climatique à l’ère industrielle résulte essentiellement d’émissions de gaz à effet de serre surtout provenant de la combustion de combustibles fossiles par l’homme.

La nouvelle étude du professeur Lovejoy révèle qu’une fluctuation naturelle du refroidissement, de l’ordre d’environ 0,28 à 0,37 degré Celsius, s’est produite depuis 1998 ? ce qui correspond aux variations qui surviennent historiquement tous les 20 à 50 ans, selon l’analyse. « On trouve de nombreux exemples de ces variations dans les reconstructions des températures de l’ère préindustrielle », selon une variété d’indicateurs, comme les anneaux de croissance des arbres, les carottes glaciaires et les sédiments lacustres, affirme le professeur Lovejoy. « Étant basée sur des records climatiques, cette approche évite tout biais affectant les modèles qui sont utilisés couramment pour comprendre le réchauffement. »

En outre, le refroidissement observé entre 1998 et 2013 « suit précisément un réchauffement légèrement plus marqué ayant précédé la pause, de 1992 à 1998 », de sorte que le refroidissement naturel survenu pendant la « pause » n’est rien d’autre qu’un retour à la variabilité naturelle à plus long terme, conclut le professeur Lovejoy. « Il existe donc une explication statistique convaincante à cette pause. »

Enfin, le professeur Lovejoy estime que les scientifiques pourraient également recourir à la méthodologie présentée dans ses deux récents articles pour analyser les tendances des précipitations et la variabilité climatique régionale, et élaborer de nouvelles méthodes stochastiques de prévisions climatiques.

Pour plus d’information voir:

VI
Victor

Bof les statistiques on leurs fait toujours dire ce qu'on veut prouver
je croyais la fameuse courbe en crosse morte et enterrée
pourtant les hivers canadiens sont très froids
Puis les statistiques moyennes cela ne veut rien dire
Si le pôle nord se réchauffe, le pôle sud au contraire se refroidit

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cisou9

______________ :_salut:

Victor
Si le pôle nord se réchauffe, le pôle sud au contraire se refroidit

Ou as-tu vu que l’antarctique se refroidissait ?
Cite ta source avec un lien !!! ________________ :non:

HU
hubble

abracadabra, la pause climatique est due à des facteurs naturels !
Mais l'augmentation n'est due qu'à des facteurs anthropiques !!!!!
Oubliées les variations millénaires, pluricentenaires, ...
Encore une étude à classer verticalement !

VI
Victor

Le concept anthropique c'est surtout
pour dire "ON EXISTE!" en très gros

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hubbabubba

Si on ne doit pas tenir compte de la statistique comme outil de recherche en climatologie, alors de quoi devons nous tenir compte? Du tarot? Des feuilles de thé?

Une fois que l'on écarte la science du débat (si, si, la statistique est une branche des mathématiques, et les mathématiques, c'est de la science, je vous l'assure!), on peut se permettre des poncifs comme "les hivers canadiens sont très froids* (heureux de l'apprendre, soit dit en passant).

On peut aussi enterrer "la" courbe qui a déclenché le débat bien que, raffinée à plusieurs égards, elle est toujours bien vivante;
http://en.wikipedia.org/wiki/Hockey_stick_controversy (je donne, à dessein, le lien anglais qui est "semi-protégé"). Le travail de pionniers de Mann, Bradley et Hughes a probablement donné à l'humanité une petite chance de s'en sortir.

D'ailleurs, l'étude de Lovejoy fait référence à la période allant de 1880 à 2013, ce qui nous situe bien en-dehors de la courbe tant honnie. Allez lire le résumé (abstract), c'est clairement indiqué.

Et finalement, on peut faire des affirmations sans preuves à l'effet que le pôle sud (on devrait dire l'Antarctique) se refroidit. Le consensus scientifique est bien plus nuancé;
http://en.wikipedia.org/wiki/Antarctica_cooling_controversy (désolé, pas de lien en français)

Et si d'aventure, quelqu'un demande des "preuves", on lui balance des liens en espérant, peut-être, que personne n'ira les consulter. Ainsi, dans http://www.jesuiscultive.com/spip.php?article271 , on peut lire;

"L’Antarctique est le continent le plus froid du globe. Contrairement au pôle Nord qui est au milieu d’un océan gelé (l’océan Arctique), l’Antarctique est composé principalement d’une grande île recouverte d’une couche de glace. L’altitude y est élevée, car la couche de glace est épaisse (1,6 km en moyenne).
La présence d’un continent, plus résistant aux variations thermiques, et l’altitude conduisent à des températures hivernales très basses."

Bref, l'Antarctique est plus froid que l'Arctique, il a toujours été plus froid de mémoire d'homme.

Le lien suivant (http://zebuzzeo.blogspot.fr/2012/10/le-pole-nord-fond-pendant-que-le-pole.html) est plus catégorique; l'Antarctique se refroidit... du moins pour le blogueur concerné. Quand, enfin, il cite ses sources, on peut lire;

"Fin septembre, l’Antarctique a atteint 19,45 millions de km2, un record depuis le début des mesures en 1979. Depuis une trentaine d’années, les scientifiques observent une expansion progressive des glaces au sud, laissant entrevoir un possible refroidissement de cette partie du globe (souligné par moi). Cela ne remet toutefois pas en cause les théories du réchauffement climatique: «Cela peut sembler contre-intuitif, mais l’Antarctique prend part au réchauffement aussi», rappelle le Dr Ted Scambos, du National snow and ice data center."

De fait, l'Antarctique se réchauffe en certain endroits et se refroidit ailleurs, le bilan total restant neutre... pour l'instant. (Voir le lien de Wikipedia précédent).

Et puisque je suis né et que j'habite dans ce pays où il fait très froid l'hiver, une petite précision s'impose; refroidissement ne veut pas dire neige. De fait, c'est tout le contraire! Plus il fait froid, moins il neige. La raison est fort simple; l'air froid est sec, et donc peu propice aux chutes de neige. Sous -20°, il neige très peu et rarement, sous -30°, jamais.

Les pôles devraient être des déserts; il devrait y neiger peu, mais ce peu de neige devrait s'accumuler au fil du temps pour former des calottes ou des banquises de plusieurs mètres, voire kilomètres, d'épaisseur. L'augmentation de superficie constatée dans certaine régions de l'Antarctique est essentiellement liée à des chutes de neige inhabituelles. Pendant que la péninsule Antarctique voit d'énormes blocs de glace millénaires se détacher du continent,
http://www.lemonde.fr/planete/video/2014/04/24/un-iceberg-geant-a-la-derive-en-antarctique_4406272_3244.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Iceberg#Formation.2C_.C3.A9volution.2C_effets_environnementaux_et_climatiques
le pseudo-sceptique peut toujours pointer du doigt les croûtes de neige durcie sur le littoral opposé.

À Techno-Science, on aurait pu espérer des débats basés sur les idées et non sur des idéologies.

VI
Victor

je suis pas du tout certain que les statistiques soient fiables car elles sont chaotiques...
toutes les prévisions à plus de 5 ans ne sont pas sérieuses,
le réchauffement lié au Gaz CO² c'est toujours à démontrer
Il y aurait beaucoup à dire sur le déboisement des forêts et les sécheresses

SH
shayabe

hubbabubba à écrit :
À Techno-Science, on aurait pu espérer des débats basés sur les idées et non sur des idéologies.

Dans le domaine du climat il y a longtemps que le débat ne relève plus de la science mais de l'idéologie et de la politique. Quel débat d'ailleurs ? Il faut venir dans un site comme Techno-science pour voir un débat, plus ou moins passioné certes mais toujours correct. La présentation habituelle qui est faite de ce sujet dans les médias courants, qui sont la seule source d'information pour 95% des gens, est à sens unique, catastrophiste, culpabilisante, deconnectée de la réalité, avec des interviews de personnes issues essentiellement de groupes écologistes. Bref une présentation qui est tout sauf scientifique, avec ce que cela implique d'objectivité, de recul, de débat contradictoire.