C'est à 10 ans que les enfants font le plus de cauchemars !

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Les problèmes de sommeil des jeunes sont souvent un cauchemar pour les parents. (Photo : iStock)

Chez les enfants, c'est vers l'âge de 10 ans que les mauvais rêves qui réveillent le dormeur se font plus nombreux. C'est ce que révèle une récente étude d'Antonio Zadra.

« Les cauchemars sont le lot d'une proportion significative d'enfants de tout âge, soit entre 15 et 40 % des jeunes selon les cohortes, explique le professeur du Département de psychologie de l'Université de Montréal. Mais on a observé un pic vers la 10e année de vie. »

On ne sait pas encore pourquoi. Peut-être est-ce lié à une période du développement plus anxiogène ou encore à des facteurs neurobiologiques. « Les cauchemars sont souvent associés à des difficultés psychologiques variées comme le stress ou des problèmes de comportement, fait observer Antonio Zadra, mais une anxiété élevée et des troubles du sommeil concomitants, par exemple le somnambulisme, sont aussi des facteurs de risque. »

À ce jour, peu d'études se sont penchées sur les cauchemars chez les enfants, mentionne-t-il. Quelle en est la fréquence ? Quelles en sont les causes exactes? Pour mieux répondre à ces questions, le chercheur et ses collègues ont entrepris de recenser les recherches sur le sujet. Plus spécifiquement, ils se sont intéressés aux rêves dysphoriques, soit les mauvais rêves et les cauchemars. Ils ont analysé les données sur la qualité du sommeil de plus de 18 000 enfants âgés de cinq mois à 18 ans.

Alors que les mauvais rêves (définis comme des rêves qui perturbent le sommeil sans nécessairement provoquer l'éveil) étaient réputés être fréquents chez les enfants en bas âge, l'étude montre qu'ils sont relativement peu courants chez les jeunes d'âge préscolaire. Mais la tendance à en faire se cristalliserait au cours de cette période et leur présence dès l'âge de deux ans constitue un bon prédicteur. Autrement dit, les jeunes qui font des mauvais rêves risquent de continuer à en faire.

Antonio Zadra

Les cauchemars sont en revanche plus communs. L'étude indique une différence notable de genre qui apparaît entre 10 et 15 ans, alors que les filles rapportent en avoir plus que les garçons. « Cette différence était déjà bien démontrée dans les populations adultes », dit M. Zadra, dont les travaux ont signalé que les hommes rêvent davantage à des catastrophes naturelles alors que les conflits interpersonnels sont plus présents dans les songes des femmes. Chez les enfants en bas âge, il semblerait que les mauvais rêves et les cauchemars soient essentiellement peuplés de monstres et de sorcières et qu'ils fassent ressortir des sentiments comme la peur de perdre ses parents.

Le professeur Zadra rappelle que, selon des études récentes, la thérapie par répétition de l'imagerie mentale serait efficace pour diminuer la fréquence des rêves dysphoriques ainsi que la détresse qui y est associée chez les enfants. « Des études longitudinales seront nécessaires afin de mieux comprendre comment les cauchemars et leurs corrélats évoluent durant l'enfance et l'adolescence, pour préciser leur importance clinique », conclut le chercheur.

En plus d'Antonio Zadra, Aline Gauchat et Jean-R. Séguin ont collaboré à cette étude, dont les résultats sont parus récemment dans la revue scientifique Pathologie Biologie.

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buck

beuh on n'y est pas encore mais ca semble etre vers les 5-6 ans surtout apres qu'ils se soient bien fait gronde pour cause de betises (relation de cause a effet = 1 :-D )

AL
alessandro pendesini

Bonjour

L’activité onirique est proche de celle que l’on observe au cours des hallucinations des sujets éveillés, manifestations pathologiques dont certaines n’en ont pas moins modifié l’histoire de bien des religions. Il est plus que probable d’ailleurs qu’elle ait contribué à introduire dans la pensée humaine l’idée d’esprit distinct du corps, capable de s’en échapper transitoirement, et celle de survie, puisque l’on rêve des morts, ce qui engendra -il y a environ 300.000 ans- l’animisme et, en suite, les religions ! Ses conséquences sur la pensée et les civilisations humaines ont probablement été considérables, et ses interprétations fantasmatiques ne nous quittent guère. Si les élucubrations des traités d’interprétation des rêves ne résistent en rien à ce que nous savons de cet étrange mode de fonctionnement cérébral, l’interprétation psychanalitique elle-même tient difficilement aujourd’hui devant la constatation que cette activité automatique, rigoureusement périodique, est commune à tous les mammifères. :houla2:
N.B. Revonsuo suggère que le nombre considérable de rêves négatifs, de conflits, bagarre etc..la nécessité d’échapper à des dangers ou une mort imminente, chez tous les humains, même chez ceux ne souffrant d’aucun problème psychologique ou d’aucune maladie du sommeil sous-jacents, joue un rôle utile pour l’espèce humaine : celui d’un entraînement virtuel nocturne, en sécurité dans son lit, pour pouvoir faire face à toute sortes de dangers. Rêver de tous les dangers, auxquels peut être confronté un nouveau-né (s’étouffer dans les draps, tomber de son berceau, avoir un accident de voiture) pourrait permettre au dormeur de mieux faire face à ce genre de situation en condition réelle. Sans perdre de vue que de nombreux comportements oniriques sont des comportements acquis, fortement influencés par notre vécu, éducation et notre culture…
:jap:

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cisou9

_____________________ :_salut:

18 000 enfants âgés de cinq mois à 18 ans.

On sait quand un enfant ou un animal rêve grâce au mouvement des yeux.
Mais un enfant de cinq mois comment différentier le rêve normal d'un cauchemars ? ___ :_grat2:

VI
Victor

Monsieur Pendissini... Personnellement sur tout ce que vous dites des hallucinations, je ne sais pas trop quoi en penser... Donc il est possible par hypnose de fausser ou de changer une vision de ce monde... Maintenant savoir que cela est possible, soit le fait d''influencer une conception du monde même si elle est fausse... Vous savez cela doit être pris en compte dans la psychologie... Quoique je me suis souvent demandé où est la limite entre le vrai et le faux... Chez les bouddhistes on parle de l'illusion et ainsi toutes les conceptions du monde ne sont jamais que des illusions... La raison seule... Est-elle omnisciente ? vous rigolez ou quoi ? Oui! Ce ne sont jamais que des interprétations... Et là on aborde l'ontologie et la psychologie... il existe bien des phénomènes bizarres qui emmerdent beaucoup les psys rationnels comme vous mais pourtant ces phénomènes sont bien là

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franckpiton

Il m’arrive de faire des cauchemars, disons des rêves désagréable, mais si je mange trop et gras, c'est cauchemar assuré.