Dernier salut de la sonde Rosetta à la Terre

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Rosetta, la chasseuse de comète de l’ESA survolera la Terre le 13 novembre prochain afin de faire le plein d’énergie orbitale, avant d’entamer le dernier tronçon de son long périple de 10 ans en direction du système solaire externe. Plusieurs observations du système Terre-Lune sont prévues avant que la sonde ne s’élance vers la comète 67/P Churyumov-Gerasimenko.

Vue d’artiste de la sonde Rosetta

Ce survol sera le troisième et le dernier d’une série de quatre manœuvres d’assistance gravitationnelle. C’est à 08h45 (heure d’Europe centrale) que la sonde passera au plus près de la Terre. Ce survol donnera à Rosetta l’accélération nécessaire pour poursuivre son voyage en direction du système solaire externe. La sonde devra normalement frôler l’astéroïde 21 Lutetia en juillet 2010.

L’arrivée à destination finale de Rosetta est prévue en mai 2014. Elle larguera alors le module d’atterrissage Philae qui viendra se poser à la surface pour y mener ses recherches. La sonde escortera ensuite la comète lors de son voyage vers le Soleil et l’étudiera de près pendant deux années.

Quand elle se rapprochera de la Terre le mois prochain, Rosetta aura parcouru près de 4 500 millions de km depuis son lancement. Elle passera au-dessus de notre planète à une vitesse de 13,3 km/s, survolant l’océan Indien à 109°E, 8°S, au sud de l’île indonésienne de Java. L’assistance gravitationnelle augmentera la vitesse de la sonde de 3,6 km/s par rapport au Soleil.

Instruments en action

Si le survol de Rosetta est primordial pour obtenir la vitesse requise et atteindre son ultime destination, son approche servira également à étudier le système Terre-Lune du point de vue unique de la sonde.

Plusieurs instruments, habituellement placés en hibernation pendant ce long périple, entreront en action la semaine précédant le survol.

Suivre le survol en direct

Le blog de Rosetta a été réactivé à l’occasion de ce dernier survol planétaire. Suivez en direct le dénouement palpitant de cet événement crucial sur le blog de Rosetta et le Site Web de la mission Rosetta.

Rendez-vous critiques

C’est à 08h45 (heure d’Europe centrale) le 13 novembre que la sonde passera au plus près de la Terre, mais les opérateurs de la mission effectueront plusieurs manœuvres cruciales avant et après le survol, afin de vérifier que Rosetta est sur la bonne trajectoire.

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franckpiton

Bonne route !

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JNem19

Encore une magnifique illustration du fait que la conquête de l'espace avance en reculant. En 1977 il fallait de l'ordre de 18 mois à "Voyager 1" pour atteindre Jupiter, 10 ans plus tard il fallait 6 ans à "Galileo" après assistance gravitationnelle. Depuis ces manoeuvres sont devenues courantes, même si elles ralentissent à l'extrême ces missions. La cause ? On n'a pas assez de puissance au décollage, car le poids des sondes a grimpé et celui des fusées n'a pas suivis. Il faut en amont 10 ans pour bâtir une sonde, s'il faut dix ans ensuite pour arriver au but (qui peut se solder par un échec) on voit à quelle lenteur la science avance dans le système solaire. On croise les doigts pour "Rosetta".

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Vampire

JNem19
Encore une magnifique illustration du fait que la conquête de l'espace avance en reculant. En 1977 il fallait de l'ordre de 18 mois à "Voyager 1" pour atteindre Jupiter, 10 ans plus tard il fallait 6 ans à "Galileo" après assistance gravitationnelle. Depuis ces manoeuvres sont devenues courantes, même si elles ralentissent à l'extrême ces missions. La cause ? On n'a pas assez de puissance au décollage, car le poids des sondes a grimpé et celui des fusées n'a pas suivis. Il faut en amont 10 ans pour bâtir une sonde, s'il faut dix ans ensuite pour arriver au but (qui peut se solder par un échec) on voit à quelle lenteur la science avance dans le système solaire. On croise les doigts pour "Rosetta".

Si le poids des fusées n'a pas suivi, n'est-ce pas d'une part dû aux restrictions budgétaires de la NASA, d'autre part en raison de la complexité que représenterait un trop gros lanceur ? (cette question est vraiment naïve, je ne m'y connais en rien sur le sujet)

Il me semble tout de même qu'aujourd'hui les sondes spatiales reviennent moins cher que par le passé (je pense surtout aux sondes martiennes actuelles telles Spirit, Opportunity ou Phoenix par rapport aux sondes Viking 1 et 2).

PA
passant

JNem19
pour arriver au but (qui peut se solder par un échec) on voit à quelle lenteur la science avance dans le système solaire.

C'est pour cela que les cinq milliards d'années maximum pour avoir résolu les questions posées par la fin de notre soleil, ne semblent pas de trop.