Des cellules photovoltaïques à chlorophylle synthétique

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Les feuilles sont des cellules solaires très efficaces qui peuvent convertir jusqu'à 40% de la lumière reçue en énergie chimique, c'est-à-dire bien plus efficaces que les cellules solaires à base de silicium conventionnelles qui possèdent un rendement d'environ 15%.

Au cours de la première phase de la photosynthèse, la lumière solaire est absorbée et convertie en énergie chimique emmagasinée sous la forme de molécules d'adénosine triphosphate (ATP). Ces réactions ont lieu au niveau des molécules de chlorophylle qui sont situées dans les membranes des thylakoïdes, à l'intérieur des chloroplastes des cellules végétales.

Les panneaux solaires se mettront-ils bientôt au vert ?

Des chercheurs de l'Université de Sydney en Australie ont synthétisé des molécules de type chlorophylle qui sont capables de convertir la lumière en énergie électrique, c'est-à-dire de reproduire la première phase de la photosynthèse. La structure moléculaire de la chlorophylle naturelle consiste en un anneau porphyrine azoté renfermant en son centre un ion magnésium. Les répliques synthétiques comportent plus d'une centaine de porphyrines groupées autour d'une molécule arborescente pour mimer la structure des systèmes photosynthétiques naturels.

Les tests ont montré que la conversion de la lumière en énergie électrique est plus efficace lorsque les molécules synthétiques ne sont pas trop grandes. Les meilleurs résultats sont obtenus avec des molécules dont la taille est égale à environ la moitié de la longueur d'onde de la lumière absorbée, c'est-à-dire entre 300 et 800 nanomètres dans le cas de la lumière visible.

L'intégration de telles structures dans des cellules solaires photovoltaïques améliorera leur rendement. L'équipe s'emploie maintenant à fabriquer des prototypes de cellules incorporant les molécules synthétiques avant de se lancer dans la production commerciale de panneaux solaires en collaboration avec l'Université d'Osaka au Japon.

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StarDreamer

Au-delà du rendement, il faut surtout envisager les coûts...

Car, s'il est beau d'avoir un superbe rendement de 40% mais à 10.000€ le m² de capteur, je préfère avoir un rendement de 10% à 10 voire 100€/m² et couvrir entièrement le toit !

Avec tous les toits disponibles sur les maisons de campagne, voire les immeubles, un industriel qui développe une cellule à bas coût deviendrait rapidement riche. Et je suis sûr que cela ne doit pas être très difficile.
(et réserver le très haut rendement aux missions critiques comme le spatial, les balises de montagne, ...etc...).

Mais, en y pensant bien fort, peut-être qu'EDF & consors ne souhaitent pas que de telles solutions pour le particulier puissent venir contrecarrer le modèle centralisé et très lucratif de distribution de l'énergie ....?

DI
dimitri

Stardreamer a écrit :

"Car, s'il est beau d'avoir un superbe rendement de 40% mais à 10.000€ le m² de capteur, je préfère avoir un rendement de 10% à 10 voire 100€/m² et couvrir entièrement le toit !"

Oui cependant au fil du temps cela doit être beacoup plus rentable.
En effet réfléchie, plus l'homme avance dans le cour du temps plus il consomme d'energie donc on peut donc supposer que les 10 000€ vont être rentabiliser a un certains moment pour les générations futures ...

TO
tokamac

C'est dingue, j'ai lu cette news il y a plus de DIX ANS dans Science & Vie ou Sciences et Avenir (je crois que c'est dans le second) et ça annonçait la prochaine révolution du photovoltaïque, il y avait même une photo du panneau (d'ailleurs la "solution" dérivée de la chlorophylle était entre deux plaques transparentes, du coup ça pouvait servir d'un côté ou de l'autre, et on pouvait voir à travers ce panneau translucide)... depuis plus rien, jusqu'à cette annonce.

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StarDreamer

dimitri
Stardreamer a écrit :


"Car, s'il est beau d'avoir un superbe rendement de 40% mais à 10.000€ le m² de capteur, je préfère avoir un rendement de 10% à 10 voire 100€/m² et couvrir entièrement le toit !"


Oui cependant au fil du temps cela doit être beacoup plus rentable.
En effet réfléchie, plus l'homme avance dans le cour du temps plus il consomme d'energie donc on peut donc supposer que les 10 000€ vont être rentabiliser a un certains moment pour les générations futures ...

Non, la durée de vie est limitée.
Ce raisonnement ne tient pas.

FR
Franek

:sarcastic: Je ne comprends pas bien les réactions négatives... Il n'a été fait aucune mention du prix de production de telles technologies. C'est peut-être bien moins cher que le silicium photo-électrique ? Si les arbres trouvent la matière première partout, il sera peut-être possible d'en produire à terme à des coûts raisonnables ? :D
Et puis, pour celui qui parle des générations futures... pas d'accord, les capteurs ont une durée de vie limitée car il y a des phénomènes de migration des couches dans le silicium qui font baisser progressivement le rendement des capteurs. Ce n'est pas un investissement à long terme. Et c'est sans compter la maintenance des panneaux eux-mêmes. Va voir à la Réunion, les panneaux installés depuis 20 ans... ils font une drôle de gueule, il y a des fuites d'eau, de la condensation sous les vitres...
Arrêtez de rêver aux générations futures mais agissez au présent !