Des empreintes de dinosaures géants dans une grotte de Lozère

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CNRS INSU

Depuis près d’un siècle, la région des Grands Causses (Sud de France) est connue des paléontologues pour livrer d’abondantes empreintes de pas de dinosaures, témoins des écosystèmes disparus d’âge jurassique (-200 à -145 millions d’années). Des traces fossiles, jusque-là inconnues dans ce secteur, ont été récemment découvertes dans la grotte de Castelbouc, à environ 500 m sous la surface du Causse Méjean (Lozère).

Ces traces fossiles ont été étudiées par une équipe de recherche pilotée par l’Association Paléontologique des Hauts Plateaux du Languedoc (A.P.H.P.L.), en collaboration avec les chercheurs du Laboratoire Biogéosciences (Université de Bourgogne). Le travail, publié dans la revue internationale Journal of Vertebrate Paleontology, révèle la présence de trois pistes laissées par des « dinosaures géants ». Les empreintes de pas atteignent des dimensions exceptionnelles, mesurant jusqu’à 1,25 m de diamètre. Certaines de ces traces sont extrêmement bien préservées. Les marques des doigts, coussinets et griffes sont remarquablement fossilisées. La morphologie des empreintes découvertes dans la grotte de Castelbouc étant jusqu’ici inconnue, le travail mené par les paléontologues a permis de décrire un nouveau type de trace qu’ils ont nommé Occitanopodus.

Ces impressionnantes empreintes datées du Bathonien (-168 à -166 millions d’années) ont été laissées par des dinosaures quadrupèdes et herbivores appelés sauropodes. Plus précisément, ces animaux étaient probablement des Titanosauriformes dont la longueur dépassait 30 mètres et le poids atteignait 50 tonnes. Les études sédimentologiques et minéralogiques menées dans la grotte ont permis de déterminer que les sauropodes de Castelbouc évoluaient dans un milieu littoral et ont laissé leurs empreintes sur la bordure d’un lagon, non loin d’une forêt dominée par des conifères.

A l’échelle internationale, il s’agit des premières traces de sauropodes découvertes dans une cavité naturelle. Cette étude démontre l’importance de multiplier les prospections paléontologiques en milieu souterrain. Les plafonds des grottes offrant de grandes surfaces préservées de l’altération, ils peuvent parfois livrer des empreintes de pas fossilisées.

Publication:
Middle Jurassic tracks of sauropod dinosaurs in a deep karst cave in France

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POB

Des dinosaures de 50 tonnes qui marchent au plafond d'une grotte, c'est assez marrant mais au Bathonien les lieux n'étaient pas tels qu'à notre époque, tout a été mis cul par-dessus tête par les mouvements tectoniques.
Après tout, on avait trouvé des ammonites sur le mont Ararat à l'époque biblique, d'où le mythe du déluge... mais ces braves gens ne pouvaient pas imaginer que la croûte terrestre était plastique et en constante transformation.

Ce qui est étonnant, c'est que les chercheurs aient eu l'idée de lever les yeux et d'éclairer le plafond. Un autre problème sportif se présente pour prendre des moulages des empreintes. Der pour m'y coller !
C'est passionnant.
:bieres:

EL
Elixire

Il est aussi possible que l'érosion de la grotte ait fait disparaitre les couches qui étaient le sol à l'époque des dinosaures.
Les couches qui restent (le plafond) sont les couches qui se sont déposées après le passage des bestioles.

Mais il est claire que c'est plus rigolo des les imaginer marcher au plafond.