Des supercondensateurs pour les véhicules électriques

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En Allemagne, environ 8000 véhicules électriques circulent actuellement, sur les 43 millions de voitures immatriculées dans le pays. Les principaux freins à l'adoption d'un véhicule électrique sont un coût d'achat plus élevé, leur rayon d'action réduit, le manque de stations de recharge et la durée de cette recharge. Sur ce dernier point, la mise à disposition de supercondensateurs pourrait à la fois raccourcir cette étape et optimiser la récupération d'une partie de l'énergie lors du freinage.

Voiture électrique Autolib' en charge à Paris
Illustration: Fmjwiki - licence Creative Commons

Les accumulateurs électriques dits "rapides" se distinguent par la quantité d'énergie qu'ils peuvent délivrer par rapport à leur masse dans une période de temps donnée. Actuellement, à poids égal, les supercondensateurs ne peuvent stocker qu'environ 10% de l'énergie d'une batterie électrochimique. Le projet européen "ElectroGraph" tente de relever le défi d'augmenter cette capacité. Il est coordonné par l'Institut Fraunhofer pour les technologies de production et d'automatisation (IPA) de Stuttgart (Bade-Wurtemberg, Allemagne). Le consortium, est composé de dix partenaires, à la fois des instituts de recherche et des industriels. Le projet approche, à l'été 2014, de sa phase finale.

Techniquement, l'énergie est stockée sous forme de particules chargées et rattachées à l'électrode. Pour cette application spéciale, des électrodes légères avec une plus grande surface utilisable ont été développées. Le graphène semble adapté en tant que matériau d'électrode, en remplacement du charbon actif généralement utilisé dans les supercondensateurs. L'espace entre les électrodes est rempli d'un électrolyte liquide, et plus précisément d'un liquide ionique. La combinaison électrode de graphène/liquide ionique serait idéale pour opérer à haut voltage.

Des tests ont prouvé une augmentation de la capacité de stockage de ces électrodes de 75% par rapport aux dispositifs actuellement commercialisés.

Selon le coordinateur du projet, Carsten Glanz, chercheur à l'IPA, les véhicules du futur disposeront d'une batterie connectée à plusieurs de ces supercondensateurs. Répartis dans le véhicule, ils répondront aux phases de forte demande en énergie, lors de l'accélération par exemple. Ces condensateurs allégeront la sollicitation globale de la batterie, dont la taille pourra alors être réduite.

EM
emmahoward

Même si on arrive à faire des supercondensateurs capables de stocker une énergie équivalente à celle que fournissent 60 litres d'essence via un moteur thermique, il restera le problème de la borne de recharge qui devra délivrer cette énergie en un temps acceptable pour une escale sur la route, soit environ 1MW par borne dans une station-service.
Et je ne parle pas du câble qui va transférer cette énergie de la borne à la voiture ...

avatar
cisou9

__________________ :_salut:
Les supers-condensateurs fonctionnent à haute tension (tension que je ne connais pas), cela diminue le diamètre des câbles de plus l'énergie emmagasinée augmente avec le carré de la tension
____________________ w = ½ CV² _______________ :jap:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Supercondensateur

TI
Tirnon

Ce qui pose le plus de problème reste le prix exorbitant d'une voiture électrique même sans le prix des batteries. La zoé coute le double d'une voiture thermique de même gamme, c'est ce qui m'a le plus rebuté comme seconde voiture pour aller au boulot. Le prix est vraiment abusive pour un véhicule aussi simple. :yxt:

PH
philouze

Même si on arrive à faire des supercondensateurs capables de stocker une énergie équivalente à celle que fournissent 60 litres d'essence via un moteur thermique,

Inutile. la chaine électrique a un rendement de près de 90% quelque, contre 20 à 30%.
Une voiture très économique fait pas loin de 1000 kms avec 38 litres (pas 60) ça fait donc 12 litres, ce qui représente 120 kWh (une 'grosse' Tesla embarque 85 kWh)

On voit donc qu'il y a un gap entre l'idéal et l'actuel, d'un bon facteur 2 à 3, mais on est loin de l'"équivalent 60 litres"

Quoi qu'il en soit, un tel gap nécessite une techno de rupture (les couples metal-air en sont le meilleur espoir) qui semble être dans plusieurs labos ou très proche d'aboutir, mais sans cette rupture le tarif ne baissera pas.

la vitesse de rechargement n'est pas un problème : vous disposez d'une recharge résidentielle permanente, c'est vous la pompe. la recharge depuis zéro est exceptionnelle, et avec 1000 bornes dans la batterie vous seriez large.

PH
philouze

Pour ceux qui suivent l'affaire, 40 X le rendement du lithium ion :
http://www.bizjournals.com/pittsburgh/blog/innovation/2014/06/alcoa-phinergy-debut-aluminum-air-battery.html
ou :
http://www.aveq.ca/actualiteacutes/alcoa-et-phinergy-sunissent-pour-dvelopper-et-commercialiser-une-batterie-aluminum-et-air-avec-une-autonomie-avoisinant-1600-km

attention aux faux espoirs causés par la mauvaise trad québécoise : ce n'est pas une batterie (un accumulateur) mais une pile interchangeable (elle meurt à la fin de son cycle) en vue d'en faire un prolongateur d'autonomie très léger

la même boite taffe sur une version zinc-air, rechargeable elle

HI
Hithredin

il restera le problème de la borne de recharge qui devra délivrer cette énergie en un temps acceptable pour une escale sur la route, soit environ 1MW par borne dans une station-service.

Il fut un temps, où les relais de poste pouvait échanger un cheval fourbu pour un cheval frais. Je crois néanmoins que ce n'était que réservé aux messagers officiels.
Mais échanger la batterie devrait être bien bien plus facile à gérer que des chevaux. Temps de chargement? Plus rapide que l'essence.