Développement durable: mesures en faveur de l'agriculture biologique en France

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Le gouvernement réaffirme son engagement pour l’agriculture biologique. Le Grenelle de l’Environnement a fixé l’objectif d’atteindre 6 % de surfaces en agriculture biologique à horizon 2012. Le gouvernement a donc mis en place dès 2008 le plan « Agriculture biologique : horizon 2012 ».

Les exploitants agricoles bénéficient d’aides à la conversion et au maintien de l’agriculture biologique dans le cadre de la Politique agricole commune. Le gouvernement avait précédemment doublé la part nationale des crédits d’accompagnement pour les nouveaux engagés, passant de 4,1 millions d’euros en 2009 à 10 millions en 2010 sur un soutien global à la conversion de près de 21 millions d’euros. Au total en 2011, 84 millions d’euros accompagneront la production biologique contre 71 millions d’euros en 2010 (+ 18 %). Grâce à ces engagements, la dynamique de conversion constatée en 2009, soit 10 nouvelles exploitations par jour, s’amplifie en 2010 avec 15 conversions quotidiennes.

À compter de 2011 et dans le cadre du bilan de santé de la PAC, l’ensemble de ces aides européennes pour la bio bascule sur le premier pilier de la PAC, sécurisant ainsi leur financement : 50 millions d’euros sont distribués en 2011 pour le maintien de l’agriculture bio et 34 millions pour l’aide à la conversion.

Par ailleurs, les exploitations continueront à bénéficier du crédit d’impôt jusqu’en 2012 inclus à hauteur de 2 000 euros par exploitation, cumulable avec les aides européennes jusqu’à 4 000 euros au total. Cette nouvelle possibilité de cumuler le crédit d’impôt et les aides européennes compense la réduction du crédit d’impôt et permet une meilleure utilisation des fonds européens.

Le plan met également l'accent sur la structuration des filières avec le fonds Avenir Bio, doté de 3 millions d’euros par an. Il a permis de soutenir 28 projets depuis 2008 favorisant le développement de l’offre en produits bio et d’optimiser les circuits de collecte et de transformation. Le Fonds d'intervention stratégique des industries agroalimentaires a également permis d’aider 14 projets pour 6 millions d’euros depuis 3 ans.

CU
CutCut

Merci d'avoir précisé en gros la source: car c'est effectivement un article de communication gouvernementale et non pas un article d'information.

GU
Guss_

Quand arrêterons t-ils de subventionner l'agriculture !

L'agriculture veut des prix, pas des primes. Ce n'est pas viable. C'est comme dire qu'on sait nager alors qu'on flotte avec une bouée.

Si on ne peut pas faire augmenter les prix, il faut baisser les couts de productions mais pas artificiellement en injectant des fonds sous forme de primes. Ce n'est pas que l'agriculture qui soufre des ces couts mais bien toutes l'industrie française.

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cisou9

:_salut:
Quand un agriculteur passe au BIO, il n'est pas BIO immédiatement, donc il produit moins mais vend dans le circuit non bio, je ne me souvient plus pendant combien de temps.
D'où cette aide. :)

RO
Roroleblaireau

Guss_
L'agriculture veut des prix, pas des primes. Ce n'est pas viable. C'est comme dire qu'on sait nager alors qu'on flotte avec une bouée.

Et les consommateurs veulent des prix également, mais dans l'autre sens !

Sans aides, il n'y a pas de changement, et ça marche dans la plupart des domaines.

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buck

cisou9
:_salut:
Quand un agriculteur passe au BIO, il n'est pas BIO immédiatement, donc il produit moins mais vend dans le circuit non bio, je ne me souvient plus pendant combien de temps.
D'où cette aide. :)

2 ans j'ai entendu ca la semaine derniere

MA
Marc Blasband

C'est incompréhensible! Comment un fermier sans expertise comptable en sort-il? Comment ces aides sont-elles des incitants?

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StarDreamer

Le problème des prix est le rapport souvent 1 à 10 entre la vente par le producteur et l'achat par le consommateur.
Il n'est pas normal qu'un agriculteur vende à perte (je prends l'exemple du lait) et que le consommateur, au final, paie beaucoup plus cher.
C'est une constatation, pas un jugement.
Et niveau solutions, pas mieux.

Ce que j'ai remarqué, c'est que les primes ont motivé les agriculteurs à vendre sous leur seuil de rentabilité, et lorsque les primes disparaissent, ils se retrouvent le bec dans l'eau.
De plus, je trouve anormal que ce soit l'acheteur qui décide du prix, et pas le producteur.
On parle de libéralisme économique, mais alors que les règles du jeu soient "normales" et les mêmes pour tous.

Là encore, je ne juge pas les comportements de tous les acteurs, mais je m'en désole fortement.

IS
Isabelle

Pour échapper à la pression du circuit de distribution certains producteurs ont mis en place la vente directe au consommateur, c'est une manière pour le consommateur de se rapprocher aussi du producteur. Ils conviennent de l'achat programmé sur toute une période d'un panier pour la semaine de fruits, légumes oeufs... pour 2 ou 4 personnes par exemple.

Evidemment il faut un peu réapprendre à consommer des produits de saison et faire les recettes de cuisine qui vont avec.

GU
Guss_

Isabelle
Pour échapper à la pression du circuit de distribution certains producteurs ont mis en place la vente directe au consommateur, c'est une manière pour le consommateur de se rapprocher aussi du producteur. Ils conviennent de l'achat programmé sur toute une période d'un panier pour la semaine de fruits, légumes oeufs... pour 2 ou 4 personnes par exemple.


Evidemment il faut un peu réapprendre à consommer des produits de saison et faire les recettes de cuisine qui vont avec.

Il y a des limites à ce système.
Ok le client paye encore moins cher, et le producteur vend plus cher, mais la quantité est très limitée.

La vente directe est soumise à des conditions liés au marchés et a l'infrastructure du vendeur.

Le producteur ne peut pas vendre par exemple plus de 500kg de blé en direct à un client, si le client est par exemple un éleveur son élevage va surement consommer très rapidement 500kg, il lui faut plus d'un coup. S'il veut en vendre plus il faut qu'il soit certifié organisme stockeur avec tout un cahier des charge et de mise aux normes à respecter.
Pour respecter tout ça il devra investir et répercuter tout ça sur le prix de vente que l'éleveur ne va plus trouver intéressant du coup.

Ensuite il y a beaucoup de manipulation au niveau des syndicats, notamment un qui à la main mise sur une grosse partie de la politique et "tien" le monde paysan à sa botte.

Enfin ça n'est pas facile d'informer des gens qui passe leur temps dans leurs champs et qui ont un contact très réduit avec le reste de la population.