Dix ans de changements dans le rayonnement infrarouge terrestre

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En absorbant une partie du rayonnement de la Terre émis vers l’espace, les gaz à effet de serre jouent un rôle clé dans l’équilibre énergétique de notre planète. Leurs rejets croissants dans l’atmosphère (principalement de CO2 et de CH4), en lien avec les activités humaines, entrainent une perturbation de cet équilibre, avec pour conséquence un dérèglement de notre climat.

Haut: Exemple de spectre infrarouge terrestre. Les régions d’absorptions des principaux composés atmosphériques sont également indiquées.
Bas: Bilan radiatif simplifié du système Terre-atmosphère.
© LATMOS/IPSL/CNRS

En analysant 10 ans de mesures satellite, des chercheurs du LATMOS/IPSL/CNRS, en collaboration avec une équipe belge de l’Université Libre de Bruxelles, ont pu quantifier avec une précision inégalée les changements dans le rayonnement terrestre sortant, et les relier directement aux variations des concentrations atmosphériques en gaz à effet de serre. Ces résultats, publiés dans la revue Nature Climate and Atmospheric Science, ouvrent la voie à de nouvelles méthodes d’évaluation de l’impact des changements de la composition de l’atmosphère sur notre climat.

Dans le cadre du projet ERC-advanced IASI-FT, en analysant 45 milliards de mesures journalières obtenues entre 2008 et 2017 par le sondeur infrarouge à haute résolution spectrale IASI qui vole sur les 3 satellites Metop, les chercheurs ont pu évaluer avec précision les changements dans le rayonnement terrestre sortant. Les variations des concentrations des principaux de gaz à effet de serre (essentiellement H2O, CO2 et CH4) sont visibles, mais également la diminution des CFC-11 et CFC-12 dans l’atmosphère, deux molécules destructrices d’ozone visées par le protocole de Montréal.

L’archive constituée sur 10 ans constitue la première base de données qui permet de suivre individuellement les augmentations/diminutions de la concentration pour chaque gaz à effet de serre indépendamment et à chaque endroit du globe, permettant de valider les modèles climatiques et de vérifier si la mise en oeuvre des réglementations internationales pour tendre vers une décarbonisation de l’atmosphère fonctionnent.

Pour en savoir plus:
Trends in spectrally resolved outgoing longwave radiation from 10 years of satellite measurements. npj Climate and Atmospheric Science, 2021.
Whitburn, S. ; Clarisse, L. ; Bouillon, M. ; Safieddine, S.; George, M.; Dewitte, S.; De Longueville, H. ; Coheur, P.-F. & Clerbaux, C.

HU
hubble

L'effet de serre naturel apporte 33°C ou 150 watts/m2 , alors que la contribution anthropique n'est que de 3.1 watts/m2 ou 0.57°C .
Dommage que ces valeurs ne soient explicitement publiées dans cet article afin de mettre en évidence la part anthropique de l'ensemble , soit 2 % !!!
Il faudrait aussi expliquer que la part d'énergie sous forme infrarouge s'échappant dans l'espace reste inférieure à celle réchauffant la Terre:
Les différents flux doivent s'équilibrer :
La valeur en TOA (top of atmosphère) =
Soleil - Albédo = Infrarouge terrestres vers l'espace = infrarouge de la fenêtre atmosphérique + Infrarouges absorbés puis ré émis vers l'espace
Sur Terre :
Soleil - Albédo + Infrarouge absorbés puis ré émis vers la Terre

Bref , article incomplet et manquant de précisions