Environnement: c’est la semaine de la réduction des déchets !

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Introduction

Nous produisons trop de déchets. Il faut agir ! Et tout le monde doit changer de comportement.
Le Ministère de l'Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer et l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME) lancent aujourd’hui la nouvelle campagne de prévention et de sensibilisation autour de la réduction de déchets à destination du grand public, des entreprises et collectivités locales.

La gestion des déchets est un enjeu majeur tant sur le plan économique (augmentation des coûts de gestion des déchets) que sur le plan environnemental (gaspillage des matières premières, risque d'insuffisance d'exutoires de traitement à moyen terme). Le Grenelle Environnement en a fait une priorité et a fixé des objectifs très clairs : diminuer la production d’ordures ménagères et assimilées de 7 % par habitant pendant 5 ans, soit une diminution de plus de 5 kg par an et par habitant.

" La prévention des déchets, c’est l’un des chantiers clefs du Grenelle, à côté de la rénovation thermique, de l’efficacité énergétique avec au fond, toujours cette même idée sous-jacente : comment faire aussi bien en terme de qualité et de confort avec moins de matières premières ? " a rappelé Jean-Louis BORLOO.

En 40 ans, la production d'ordures ménagères a doublé. Aujourd’hui, chacun d’entre nous produisons 590 kg de déchets par an et par habitant dont :

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390 kg dans nos poubelles et les conteneurs de tri,

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200 kg en déchetterie…
Ces chiffres sont le résultat de l’évolution de nos modes de vies, des habitudes alimentaires et de consommation…

L’étude « Chariot » conduite par l’ADEME le confirme :

  • Chaque Français pousse en moyenne 530 kg/an dans son chariot d’hypermarché, ce qui représente en bout de chaîne 73 kg de déchets par an !
  • Le consommateur éco-responsable -qui pousse un chariot mini déchets- produit en moyenne 26 kg de déchets en moins, et en plus fait des économies. Le gain annuel est de l’ordre de 400 à 500€.

Le consommateur est donc un maillon essentiel de ce processus. Réduire les déchets, cela commence dans un magasin au moment de l’achat, se poursuit à la maison ou sur le lieu de travail, et cela continue devant une poubelle et les conteneurs de tri.

Quand on voit les déchets qu’on produit… on a envie d’agir autrement !

C’est sur cette rhétorique non culpabilisante mais clairement incitative que se décline la campagne de mobilisation nationale sur 3 ans lancée par le ministère de l'Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer et l’ADEME. Elle n’incite pas à consommer moins mais à consommer autrement.

L’expérience prouve en effet qu’un déchet n’est identifié comme tel qu’une fois devant la poubelle. La stratégie adoptée consiste donc à révéler les déchets potentiels dès l’acte d’achat. Elle met en scène notre empreinte déchets de consommateur -un « double » très encombrant- mais qui diminue de taille à chaque geste à chaque geste écoresponsable que l’on peut faire. A travers 12 gestes simples, la campagne propose donc des solutions concrètes facilement applicables au quotidien.

Différents temps forts sont également prévus à destination des Entreprises et des Collectivités locales, avec en particulier lors de la Semaine européenne de la réduction des déchets (21- 29 novembre 2009). « Il est temps d’agir pour basculer dans le monde du 21ème siècle, c’est-à-dire celui de l’après -société de l’insouciance et des excès-. En changeant nos comportements
pour devenir de véritables -écoconsommateurs-, nous pourrons, sans culpabilité, consommer autant, consommer mieux tout en produisant moins de déchets », a indiqué Chantal JOUANNO.

Pour en savoir plus, voir le site internet dédié : http://www.reduisonsnosdechets.fr, où l’on retrouve des conseils pratiques et les informations clés de la campagne.

JU
Jules XXIII

Nous produisons trop de déchets. Il faut agir ! Et tout le monde doit changer de comportement.

C'est une erreur d'appréciation.

Quand nous achetons un tube de dentifrice ou de concentré de tomate, le carton autour du tube n'est-il pas en trop ?

Que dire du carton qui emballe les deux plaques de yaourts pour faire une douzaine ?

L'industrie de l'emballage produit du sur emballage qui se révèle un pur déchet.

Avant de stigmatiser le consommateur, il faudrait peut-être se pencher sur les producteurs d'emballages inutiles !

Peut-être n'est-il pas inutile de rappeler qu'en temps antérieurs les bouteilles étaient consignées et donc recyclées sans passer par la case déchet, que dans son épicerie de quartier on achetait le sel et le sucre au poids, le vin et l'huile au litre dans des flacons que fournissait le consommateur !

Par ailleurs, le chauffage des appartements ou des maisons se faisait par brûlage de combustible, et les cartons et papiers servaient à allumer le poêle, d'où quelques déchets en moins à collecter.

Je n'ai pas souvenir d'avoir eu une enfance particulièrement pénible à vivre dans les conditions que j'expose ci-dessus. Mais les promoteurs du progrès ont inculqué l'idée qu'il était mieux d'avoir des petits paquets tout prêts que du vrac, des bouteilles jetables et des cartons autour des tubes de produit.

Progrès d'hier, hérésie de demain !

IS
Isabelle

Ici (en Belgique) de plus en plus de magasins (à commencer par les supermarchés) n'offrent plus de sac jetable, par contre il faut acheter des sacs réutilisables.

En France aussi les sacs jetables des supermarchés ont disparu...

Pour les suremballages ainsi que les produits d'entretien tels que lessive... la quantité d'emballage peut être réduit : lessive concentrée, dosettes pour remplir le flacon de savon pour douche...

En fait les deux sont proposés à la vente, en choisissant de reremplir le flacon initial on diminue d'autant les déchets c'est ce en quoi le choix éclairé du consommateur est important :p

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vdo

effectivement çà fait des années qu'on nous bassine avec notre production de déchets, mais le consommateur n'a que peu de moyens d'agir, et surtout on ne peut pas attendre du consommateur moyen qu'il se mettre spontanément à acheter des produits "eco-responsables".
Prenez une barre chocolatée (de celles qu'on voie avec la télé, vantée par un joueur de basket franco-américain récemment célibataire). Elle est doublement emballée dans un papier plastifié (chaque barre est emballée et réemballée dans un paquet de 2) , tout çà dans un paquet de 6 ou 8, je sais plus, tout çà lors du transport est dans un carton, et les cartons regroupés sur une palette elle-même emballée dans du cellophane .... ouf.
acheter ce genre de friandise génère donc quasiment son poids en déchets. LE consommateur devrait-il éviter ce genre de produits ? Peut-être, mais c'est plutôt utopique. Les pouvoirs publics devraient inciter les fabricants à éviter ce sur-emballage, ou le taxer, sur le principe du bonus-malus automobile : on taxe le sur-emballage et on subventionne les produits respectueux de l'environnement.

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cisou9

:_salut:
Surtout que ces barres chocolatées, c'est mauvais pour la santé.

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vdo

c'est vrai, et les fruits ont déjà un emballage, naturel et biodégradable.

FE
Felidae

Bon c'est vrai et je suis prêt à m'inscrire dans cet effort. Mais outre son aspect dérisoire lié à la faiblesse de son impact sur la pollution mondiale on peut douter de sa pertinence. A quelques centaines de mètres de mon domicile une ville et un centre de loisir (Créteil-Pompadour) ont été construit sur le site d'une ancienne sablière transformée en décharge et si bien comblée que le paysage est aujourd'hui agréablement vallonné. En fait ce sont surtout les déchets du type plastiques, chimiques et assimilés à très longue durée de vie qui doivent être visés. Réduire ses déchets en papier, cartons, déchets organiques naturels n'a au final qu'un intérêt insignifiant puisqu'ils 'intéfrent très vite dans le cycle chimique de la nature.

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StarDreamer

Je suis assez d'accord avec Felidae sur le fait que la plupart de nos déchets sont inertes ou parfaitement biodégradables.

Par exemple, les légumes et leurs déchets (pelures, ...etc...), les restes de nourritures, s'ils ne sont pas compostés -choix personnels liés à l'envie de gestion en compost ou à la présence pas toujours évidente d'un morceau de terre chez soi- auront une place de choix dans l'enfouissement par le fait qu'ils vont redonner des minéraux aux sols.
Tous les produits à base de composés naturels (papiers, cartons, vêtements coton et lin, ...) aussi.
Même les gravats de construction, y compris le ciment, sont inertes, et s'apparentent à des pierres à enfouir.

Le seul problème de l'enfouissement des matières organiques reste la phase première de l'enfouissement avec la génération de gaz qu'il faut savoir gérer (et peut-être même réutiliser). Les américains le font très bien, après d'amères expériences, et je pense qu'on doit (savoir) utiliser les mêmes techniques. Et le bilan carbone est nul, pour ceux qui ça intéresse.

Le vrai problème reste et demeure les plastiques.
Bien sûr, l'arrêt des sacs jetables est un plus, surtout du point de vue esthétique (merci pour les paysages ventés qui étaient pétés de sacs plastiques abandonnés par les irresponsables). Mais la quantité de plastique économisée est devenue triviale, et a surtout permis des économies au niveau des supermarchés (à combien se dressait la facture "sacs" pour les hypers avant leur interdiction ? Et combien payons-nous par an pour les sacs réutilisables qu'on doit maintenant acheter ? x60M de personnes ??).
Au niveau de la dégradation, ce n'est pas réellement un problème si l'enfouissement est fait correctement, car le plastique se décompose en particules de plus en plus petites, et le danger pour l'environnement se situe surtout au niveau des océans, pour les animaux marins.
Donc, le plastique peut être géré de manière optimale avec des process bien maîtrisés, voire efficaces (quid des "centrales" qui brûlaient les déchets et généraient de l'énergie ?).

On nous fait payer toujours plus pour une gestion des déchets toujours aussi inefficace, alors qu'on nous fait réduire et trier nos déchets encore plus. Travailler plus pour gagner moins, le slogan de l'environnement ?

Je ne suis pas écolo, je ne suis pas anti-écolo non plus.
J'ai juste l'impression d'être encore le dindon de la farce qu'on accuse toujours et encore.
Les moyens d'actions offerts sont ridicules, les taxes toujours plus élevés, et les pollueurs sont toujours ailleurs ...
... je ne cite plus l'agriculture avec les tonnes de produits chimiques et surtout d'antibiotiques -tiens, on n'en parle jamais-, mais surtout les industriels dont les déchets -outre chimiques- représentent des quantités quotidiennes à faire pâlir nos petites poubelles à puce. A ces derniers, leur fait-on seulement payer au moins le prix au volume d'un particulier....? J'en doute, et j'aurais tendance à croire que leur achat massif de "poubellerie" leur offre de belles ristournes ... (je ne parles pas des PME/PMI qui sont le pendant professionnel des vaches à lait que sont les particuliers).

Je ne me tape pas une crise, je fais juste un constat qui me les brise depuis des années. :pfff:

PS: allez, un peu de sarcasme -> cette semaine, réduisons nos déchets ; ensuite, on pourra re-pourir l'environnement à fond !
J'adore les calendriers style "la semaine de ci, le jour de ça, une heure pour" ... et le reste du temps, on laisse tomber. Si on appelle ça responsabiliser, j'appelle plutôt ça du délit de bonne conscience. Et les actions, les vraies, ne suivent pas.

SD.

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HopiOne

On essaie de culpabiliser les consommateurs alors que ceux-ci n'ont aucune responsabilité dans la production.
Comme ça, les exploiteurs sont tranquille pour encore longtemps.

Exemple concret.
J'achete des produits.
Chez moi je les trie, donc deux poubelles en gros.

  1. Ce qui devra être enfoui ou brulé.
  2. Ce qui "peut" être recyclé.

Ensuite je vais au bac jaune en bas de chez moi.
Et là... je constate que seuls quelques rares emballages sont reelement recyclés. Quelques bouteilles plastiques..., du papier, mais uniquement en tas etc.
Je me retrouve davant un dileme, je pollue le bac jaune ou pas avec mon trie ?

Et je parle même pas des lampes halogenes imposés mais dont la chaine de recyclage n'a pas été prévu.
Du plastique qu'on met sur les bouteilles en verre...

On se fout de nous !
Le logo vert "deux fleches vertes" c'est une escrocrerie, ça n'a rien a voir avec le fait que le produit est ou serait recyclable.
ca veut juste dire que le producteur du dechet a payé ses 60 cents, qui sont en plus payés par le consommateur.

C'est le ruban de moebius en vert (3 fleches imbriquées) qui indique que l'emballage a été prévu pour être recyclé. (ce qui ne veut pas dire qu'il sera recyclé, encore une nuance)

L'hypocrisie va tellement loin que j'ai vu le logo Moebius en tout petit, caché sur l'emballage des oeufs alors que le logo vert à deux fleches est visible devant. Pour éviter que les consommateurs fassent le lien !!!

Donc ça m'enerve qu'on nous culpabilise. :gueule:

Le RFID sur chaque dechet serait un debut de solution, mais vu l'honneteté de ceux qui s'en occupent.. je crains le pire.