Europe: Pas d'accord sur le "paquet Télécom"

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L'accès à Internet ne peut pas être restreint sans décision préalable des autorités judiciaires, insiste le Parlement en rétablissant l'un de ses amendements de première lecture. En modifiant un accord informel conclu avec le Conseil, les députés ont envoyé le "paquet Télécom" en conciliation. Le PE, néanmoins, est d'accord avec le Conseil sur des éléments essentiels du paquet tels que les droits des consommateurs et la protection de la vie privée.

Les députés ont modifié l'accord politique conclu avec le Conseil sur la réforme du cadre réglementaire sur les communications électroniques (téléphonie fixe et mobile, radiodiffusion, internet fixe et sans fil …). Or, "dès lors qu'une quelconque partie du compromis n'est pas adoptée, l'ensemble du paquet va à la conciliation", a souligné le rapporteur Catherine Trautmann (PSE, FR). L'ensemble du paquet fera vraisemblablement l'objet d'une procédure de conciliation lors de la prochaine législature après les élections européennes de juin prochain.

Le paquet comprend la révision du cadre réglementaire des communications électroniques (le rapport de Catherine Trautmann), de la directive sur les droits des utilisateurs (le rapport de Malcolm Harbour, PPE-DE, UK) et la création d'un nouvel Organe des régulateurs européens de télécommunications (ORET ou BEREC en anglais) (le rapport Pilar del Castillo, PPE-DE, ES).

Le Parlement et le Conseil se sont toutefois mis d'accord sur la directive concernant les droits des utilisateurs et la création d'un Organe des régulateurs européens de télécommunications. Cependant les députés ont modifié le compromis avec le Conseil sur la directive-cadre. Comme les trois propositions sont liées, il est probable que l'ensemble du paquet ira en comité de conciliation.

Point de désaccord : la restriction de l'accès à Internet

Le Parlement rétablit par 407 voix pour, 57 voix contre et 171 abstentions un amendement de première lecture stipulant qu' "aucune restriction ne peut être imposée aux droits et libertés fondamentaux des utilisateurs finals sans décision préalable des autorités judiciaires sauf lorsque la sécurité publique est menacée".

Le Conseil avait rejeté cet amendement à l'unanimité en première lecture

En France, la loi "Création et Internet", actuellement examinée par l'Assemblée nationale, a pour objectif de lutter contre la violation des droits d'auteurs. Elle prévoit notamment pour les personnes qui téléchargent illégalement une "riposte graduée" pouvant aller, en cas de récidive, jusqu'à couper l'accès à Internet. Le droit de suspendre un accès à Internet serait confié à une autorité connue sous le nom d' "Hadopi". Le texte qui suscite de nombreux débats devrait être soumis au vote le 12 mai.

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KiNidoz

Merci l'Europe.

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buck

KiNidoz
Merci l'Europe.

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IS
Isabelle

En fait l'affaire est à suivre...

Le Conseil et le Parlement européen n'étant pas en accord sur cet amendement cela part en conciliation, tout le "paquet telecom" part en conciliation d'ailleurs

Ils vont tenter d'établir une position commune.

CH
chione

En fait, vu que le parlement n'a aucun vrai pouvoir et que c'est le conseil qui a le pouvoir, on a toutes les chances que ça ne passe pas en fin de compte. (vive la démocratie vu que c'est le parlement qu'on élit). Et après ils se plaignent que des gens n'aiment pas l'Europe, moi j'aime bien l'Europe mais il faudrait que le parlement ait les pleins pouvoirs et que les choses soient claires. Comme ça si le parlement prend une mauvaise décision on peut voter pour l'autre parti la fois d'après. Mais comme le parlement Européen ne peut pas vraiment prendre de décisions voter pour l'autre parti ne change rien aujourd'hui...

En tout cas ce qui est entrain de s'y passer est salutaire, les gens commencent à voir un intérêt à ce parlement. Il faudra donc aller voter en masse pour le parlement (quelque soit le parti que vous voulez soutenir, je ne fais pas de propagande) ce qui lui donnera peut-être un vrai pouvoir car une légitimité.

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JNem19

Il est édifiant de voir qu'un organe européen non élu (le conseil) considère qu'une condamnation puisse se passer
d'un jugement en bonne et due forme et de la présomption d'innocence...
Clairement si l'opinion de la justice était requis la "loi" Hadopi serait inapplicable, mais l'alternative est l'injustice
car des innocents seront inévitablement condamnés par ces "tribunaux" privés et des coupables continueront à
pirater sans gêne aucune.
Cela rappelle les "ogms" assénés de force et le Traité Européen ratifié contre la volonté du peuple exprimé dans
un vote. L'europe a des leçons de démocratie à recevoir plus qu'à nous donner.

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jyb

JNem19
Il est édifiant de voir qu'un organe européen non élu (le conseil) ...

Pour information, le conseil européen est constitué des ministres des différents pays européens et chaque pays européen est dirigé de manière démocratique.