Faire le plein avec une voiture à hydrogène

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Comment les «sapins de Noël» peuvent-ils améliorer les technologies d'approvisionnement en hydrogène ?

Sofia Capito, coordinatrice du projet HYTRANSFER, décrit comment ce dernier vise à améliorer le ravitaillement des véhicules à hydrogène (FCV, pour «fuel cell vehicle»).

Simulation du remplissage d'un réservoir d'hydrogène 531 litres avec de l'hydrogène à -20°C pendant 25 minutes. Source: Air Liquide-AT / HYT 2014

Comment garantir un approvisionnement à la fois sûr, rapide et efficace, des voitures fonctionnant à l'hydrogène? Ce casse-tête, dont la solution sera la clé d'un déploiement réussi de cette technologie dans nos futures économies écologiques, sera peut-être résolu grâce aux capteurs et au modèle de prévisions développés par l'équipe du projet HYTRANSFER.

Les personnes qui ne sont pas convaincues du potentiel commercial de l'hydrogène sont souvent sceptiques sur le procédé de ravitaillement. En effet, cette activité nécessitera des infrastructures dont la construction prendra des décennies et sera un défi à elle seule.

Imaginez que vous êtes propriétaire d'une voiture à hydrogène (un FCV, pour «fuel cell vehicle») et devez faire le plein avant un long trajet. Avec une voiture à essence, l'opération prend maximum une minute, alors qu'elle prend près de trois minutes avec les FCV. Et obtenir ce résultat ne fut pas vraiment une partie de plaisir pour les ingénieurs: à la différence de l'essence ou du diesel, la température de l'hydrogène augmente lorsque le gaz est compressé dans le réservoir. Cependant, les matériaux composites utilisés pour la fabrication des réservoirs, s'ils permettent d'alléger cette pièce, ne peuvent supporter des températures supérieures à 85°C. Ainsi, afin qu'il soit possible de faire le plein en trois minutes, les stations actuelles doivent refroidir l'hydrogène jusqu'à -40°C.

Le projet HYTRANSFER («Pre-Normative Research for Thermodynamic Optimization of Fast Hydrogen Transfer»), qui a démarré en juin 2013 et se terminera en novembre 2015, vise à rendre le ravitaillement (et la vidange) plus efficace. Si cet objectif était atteint, l'investissement nécessaire à cette technologie et les coûts opérationnels associés seraient réduits, la fiabilité des stations d'approvisionnement serait améliorée et le temps d'approvisionnement raccourci, ce qui serait un bonus pour le déploiement réussi de cette technologie.

Sofia Capito, la coordinatrice du projet, nous présente les résultats obtenus à ce jour par le projet HYTRANSFER et explique ce qu'il reste à faire pour atteindre l'objectif final et fournir de nouvelles recommandations destinées à alimenter les normes et protocoles d'approvisionnement internationaux.

Quels sont les principaux objectifs du projet ?

Au sein du projet HYTRANSFER, nous développons des méthodes et des procédés qui permettent de modifier et de réduire les besoins de refroidissement lors du ravitaillement, et nous participons donc à la diminution des dépenses, d'investissement et opérationnelles, des stations d'approvisionnement. Les expériences ont montré qu'il y a peu de transfert de chaleur entre l'hydrogène et le réservoir. Donc, même lorsque l'hydrogène atteint 85°C dans le réservoir, la température maximum que les réservoirs en matériaux composites peuvent supporter, les parois de ce dernier sont bien moins chaudes. Les expériences faites avec de l'azote montrent une différence de 27°C! Avec l'aide de la thermodynamique, il est possible de déterminer le lien entre l'hydrogène pompé, les paramètres de remplissage, comme le flux de gaz, et la température ambiante et, ainsi, définir un procédé de transfert d'hydrogène optimisé pour les conditions aux limites réelles.

Quelles étaient les principales difficultés auxquelles vous avez été confronté et comment les avez-vous résolues ?

Heureusement, le projet avance bien et nous avons rencontré peu d'obstacles. Pour les expériences du projet, des capteurs doivent être présents dans les parois des réservoirs: c'est un défi pour les fabricants de tels équipements qui participent au projet, dont Hexagon Lincoln. De plus, un ou deux capteurs ne suffisent pas, il en faut 30 par réservoir. L'installation de capteurs au moment de la fabrication est assez délicate, mais les deux fabricants ont fait beaucoup d'efforts et y sont parvenus. Grâce à ces capteurs, nous pouvons mesurer la température des parois des réservoirs. Mais nous devons également mesurer la température du gaz lui-même, dans différentes zones du réservoir. Comme l'ouverture des réservoirs ne fait que quelques millimètres de diamètre, nous avons eu l'idée d'assembler les capteurs en «sapin de Noël», l'ensemble est assez fin pour passer dans le goulot, avant de se déployer à l'intérieur, exactement comme les bateaux dans les bouteilles.

Où en est le projet ? Avez-vous pu maîtriser la température de façon satisfaisante ?

Pour le moment, des équipes de trois laboratoires différents font des expériences sur trois types de réservoirs, cette répartition assure la fiabilité et reproductibilité des résultats. Beaucoup de ces expériences ont lieu au Centre commun de recherche de la Commission européenne, qui est un partenaire du projet. En parallèle, des simulations en mécanique des fluides numérique sont développées afin d'être cohérentes avec les résultats des expériences. TesTneT, qui est un partenaire du projet, est en train de valider les résultats des expériences initiales, tandis que l'institut PPRIME (institut de recherche français regroupant le CNRS, l'ENSMA et l'université de Poitiers) a déjà livré des mesures détaillées des propriétés thermiques des réservoirs utilisés. Un modèle simplifié, dont le temps de calcul est considérablement réduit, de quelques secondes à quelques minutes plutôt que des jours ou des semaines, a également été validé. Pour l'instant, nos expériences et nos exercices de modélisation valident notre hypothèse selon laquelle l'étape de refroidissement préalable peut être grandement améliorée.

Pensez-vous réellement que votre approche peut influencer les normes internationales ?

L'une des premières étapes du projet HYTRANSFER fut l'analyse des possibilités d'optimisation du mécanisme de transfert d'hydrogène, en prenant en compte les régulations, les codes et les normes (RCS pour «regulations, codes and standards») internationaux existants, ainsi que les limites des dernières avancées technologiques dans le domaine. Suite à cet examen et au vu des résultats obtenus jusqu'à maintenant, nous sommes confiants et pensons que le projet fournira des résultats expérimentaux validés qui se traduiront par des recommandations importantes en matière de RCS.

Le groupe CCS Global (CCS), qui joue un rôle prédominant depuis des décennies dans le développement de RCS et le respect de ces normes, dans les secteurs de l'électricité, des FCV, surveille nos activités normatives et nos résultats de tests afin que nous puissions identifier et formuler des recommandations RCS, et pousser ces dernières en direction des organismes internationaux (par exemple CEN/ISO).

Comment vos résultats peuvent-ils stimuler le marché des voitures à hydrogène ?

Ces voitures ne seront pas plus performantes en tant que telles, mais l'interaction entre les stations de ravitaillement et les véhicules à hydrogène sera améliorée. Les utilisateurs bénéficieront d'un temps de ravitaillement réduit, d'une meilleure fiabilité des stations et même d'un prix de l'hydrogène moins élevé. L'entreprise Ludwig-Bölkow-Systemtechnik (LBST) effectuera une analyse économique et technologique détaillée de nature à identifier les conséquences du procédé amélioré.

Quelles sont les étapes suivantes du projet et un suivi est-il prévu une fois le projet terminé ?

Les véhicules actuels sont généralement équipés, non pas d'un, mais de deux ou trois réservoirs connectés. Nous devons donc trouver un procédé de ravitaillement viable à la fois pour les réservoirs uniques et pour les ensembles de réservoirs. La prochaine étape consistera à conclure nos expériences sur les réservoirs uniques et élargir nos simulations sur la base de ce que nous aurons découvert. Ensuite, un nouveau protocole de ravitaillement sera développé et testé sur des ensembles de réservoirs fournis par des fabricants de FCV et par Honda, un des partenaires du projet.

HYTRANSFER sera un succès lorsque d'un nouveau procédé de ravitaillement sera publié en tant que recommandation à destination des organismes internationaux en charges des normes, et lorsque nos recommandations en matière de vidange seront publiées.

Nous n'avons pas encore planifié de suivi, mais à la fin du projet, lorsque les résultats seront pris en compte dans les normes internationales, des validations plus avancées seront nécessaires, ainsi que des expériences avec un périmètre plus large.

Pour plus d'information voir: HYTRANSFER

VI
Victor

Perso je n''y crois pas... Ont-il faits des crash-tests de ce genre de réservoir plein,
l'hydrogène restant très inflammable, explosif et avec des fuites pour très peu

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cisou9

_______________ :_salut:
Je pense que le problème est similaire avec les voitures fonctionnant au gaz pour ce qui du crash-test !!! _____ :jap:

VI
Victor

Dans les laboratoires l'hydrogène est connu pour ses fuites incontrôlables

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cisou9

___________ :_salut:
Je n'ai jamais dis que l’hydrogène n'est pas particulièrement fuyard !!!
Mais je pense que le stockage sous pression sera bien réalisé et que par la suite on aura un autre système de stockage... ;)

VI
Victor

J'avais toujours entendu dire que le vrai problème de l'utilisation d l'hydrogène
c'était son stockage et son transvasement...
Mais là je n'ai pas l'impression de quelques choses de vraiment nouveau

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POB

Dans les années 60, les Américains dotaient leurs capsules Gemini de piles à combustible. Ils eurent des tas d'ennuis avec ça et ils finirent par abandonner ce concept, qui n'a pas beaucoup évolué depuis : pour le "grand public" c'est un truc ui n'a jamais marché correctement.
L'hydrogène pose des problèmes techniques gigantesques :

  • les molécules sont si petites qu'elles "passent" à travers toutes les parois ;
  • Il est hautement inflammable et les tragédies du Hindenburg et de Challenger restent dans les mémoires ;
  • il n'est liquide qu'au voisinage de 14K et on ne peut pas envisager de le manipuler ainsi, hors des installations FIXES comme les plateformes de lancement d'Ariane, par exemple ;
  • etc... Bref ce n'est pas demain que des gros beaufs incultes à la bêtise épaisse pourront utiliser l'hydrogène comme carburant. Même moi qui suis un puits de culture j'aurais une trouille de tous les diables si je devais m'installer dans un véhicule à hydrogène, et vous de même qui me lisez, souvent bien plus cultivés que moi.

Je ne pense pas que ce soit là une technologie d'avenir mais je trouve très bien qu'il y ait des chercheurs qui travaillent là-dessus, ils trouveront sans doute pas mal de choses intéressantes.
Qui aurait imaginé un éclairage public à LEDs il y a quelques années ?
:bieres: Et bonne année à tous.

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cisou9

_______________ :_salut:

POB
Même moi qui suis un puits de culture

Ben dis donc il y en a une qui ne se prend pas pour de la me**e !!! ___ :lol:
Mais qu'est-ce qu'elle fait avec la bande d'ignorants que nous sommes, elle devrait aller sur les forums des prix Nobel.
Mais vu qu'elle est supérieur à tout le monde elle risque de se faire jeter !!! ____ :_spafaute:
Elle a la critique aisée mais ne donne aucune solution viable !!! __________ :lol2:

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macland

POB
...L'hydrogène pose des problèmes techniques gigantesques :


  • les molécules sont si petites qu'elles "passent" à travers toutes les parois ;
  • Il est hautement inflammable et les tragédies du Hindenburg et de Challenger restent dans les mémoires ;
  • il n'est liquide qu'au voisinage de 14K et on ne peut pas envisager de le manipuler ainsi, hors des installations FIXES comme les plateformes de lancement d'Ariane, par exemple ;
  • etc...

:+1: Outre une production compliquée, l’Hydrogène a également la priorité d’être un gaz fortement inflammable en présence de l'oxygène de l'air.
Le stockage gazeux
L’Hydrogène est le plus petit atome, et par conséquent la plus faible masse moléculaire. Ainsi, le seul moyen de le stocker efficacement est de le comprimer.
En effet, sous sa forme gazeuse l’Hydrogène a une densité de 0,09 kg/m³. Il paraît impossible de le stocker à pression ambiante : pour qu’un véhicule ait une autonomie de 400km, il faudrait une masse d’Hydrogène de 4kg, soit un volume de 45000L ! Avec un réservoir actuel, il parcourrait ainsi 600m…
Le stockage liquide (cryogénique)
Sous sa forme liquide, l’Hydrogène a une densité de 70,8 kg/m³, ce qui le rend le stockage liquide intéressant par rapport au stockage gazeux.
Mais le principal défaut est l’importance des systèmes secondaires nécessaires : pour atteindre une forme liquide, l’Hydrogène doit être porté à une pression de 10bars et une température d’environ -253°C !
Ceci implique des réservoirs à l’isolation thermique très poussée, et donc encombrante, pour maintenir l’Hydrogène à cette température et éviter les pertes par évaporation – cela n’empêche pas une évaporation parasite, de l’ordre de 3% par jour.
De plus, la liquéfaction de l’Hydrogène est une opération gourmande en énergie : environ 40% de l’énergie contenue dans le gaz. L’utilisation de cette technologie dans le domaine spatial a permis d’avoir des connaissances étendues sur ses différents aspects. Cependant il faut reconnaître qu’elle semble difficilement réalisable dans l’automobiles en raison de ses coûts élevés de sujétions.
Le stockage moléculaire («Éponges à hydrogène»)
Aujourd’hui, c’est un des axes de recherche les plus prometteurs, qui pourrait permettre d’utiliser l’hydrogène pour les voitures.
Cette forme de stockage consiste à stocker l’hydrogène sous forme absorbée. Le phénomène de l’absorption consiste à « immobiliser » un composé à l’intérieur d’un autre.
En effet, certains composés tels que les hydrures sont capables d’absorber et ainsi de stocker de l’hydrogène, à l’image d’une éponge. Cette forme de stockage présente une densité volumique très intéressante malgré une densité massique faible. Cependant, la cinétique, la température et la pression de cyclage restent des points encore durs à maîtriser… :bon: .
Source: http://tpe09.free.fr/partie3_2.php

BMW a indiqué que les ingénieurs étaient parvenus à développer un nouveau type de réservoir en matériau composite, dédié au stockage de l’hydrogène liquide. BMW Forschung und Technik GmbH a dévoilé le prototype de ce réservoir à hydrogène liquide novateur au cours des journées de clôture du projet européen « StorHy » en juin 2008 à Poissy. Les travaux ont duré près de cinq ans !
Les atouts de ce prototype sont les suivants :
le poids de l’ensemble du système de réservoir peut être diminué d’un tiers par rapport aux réservoirs cylindriques en acier classiques ;
sa forme adaptable lui apporte un haut niveau de flexibilité, permettant de réaliser des économies d’énergie significatives ;
les systèmes auxiliaires sont intégrés dans l’enveloppe du réservoir : ce dernier prend alors moins de place dans la voiture ;
l’entretien est plus simple et plus facile à effectuer ;
la conception modulaire du réservoir interne permet un processus de production moins complexe en comparaison avec les réservoirs à hydrogène existants.
le constructeur japonais Honda est fier d’annoncer (2008) le début de la production commerciale en série limitée de sa FCX Clarity (berline 4 places) au Honda Automobile New Model Center (Takanezawa-machi, Shioya-gun, Tochigi Prefecture).
Cette nouvelle voiture est dotée d’une pile à combustible à l’hydrogène qui n’émet que de la vapeur d’eau (caractéristiques techniques : 134 ch, 256 Nm, réservoir de 4 kg d’hydrogène, autonomie de 435 km et vitesse de pointe de 160 km/h). Petit rappel : en mai 2008, Honda a indiqué que 200 FCX Clarity seraient proposées en location de longue durée de 2008 à 2011 aux Etats-Unis et au Japon. Le tarif ? 600 dollars par mois sur trois ans (via un système de leasing). Honda a présenté sa FCX Clarity au Sommet du G8 en juillet 2008. Elle est ainsi la première auto de série fonctionnant à l’hydrogène, un véhicule à zéro émission ! … :bon:
Source: http://www.abricocotier.fr/331-bmw-invente-un-nouveau-reservoir-de-stockage-pour-lhydrogene-liquide

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cisou9

macland
aux Etats-Unis et au Japon. Le tarif ? 600 dollars par mois sur trois ans (via un système de leasing).

600$ / mois, c'est beaucoup.

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macland

cisou9


macland


macland
aux Etats-Unis et au Japon. Le tarif ? 600 dollars par mois sur trois ans (via un système de leasing).

600$ / mois, c'est beaucoup.

...un peu moins de 500 Euros, sur trois ans, c'est proche du coût d'une berline en Europe... :bon:

VI
Victor

Le concept retenu dans tous ces cas
c'est la pile à combustible liée à un moteur électrique
qu'en est-il d'un moteur à explosion avec hydrogène ?

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cisou9

_________ À Macland
J'avais fais le calcul, mais il faut quand même les sortir sur le budget familiale. ;)

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cisou9

Victor
qu'en est-il d'un moteur à explosion avec hydrogène ?

Effectivement, j'y ai pensé. :_grat2:

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macland

Victor
Le concept retenu dans tous ces cas c'est la pile à combustible liée à un moteur électrique, qu'en est-il d'un moteur à explosion avec hydrogène ?

...Il faut peut-être aller voir du côté du rendement... :_grat:

VI
Victor

ça a été envisagé des les début fin du dix-huitième siècle
à savoir 1 Kg d'hydrogène c'est l'équivalent de 3 kgs d'essence
Mais les réglages sont plus délicats comme les réglages des débits
http://fr.wikipedia.org/wiki/Moteur_%C3%A0_hydrog%C3%A8ne

KA
karlzz

"De l'hydrogène gazeux comprimé produit à partir de gaz naturel et utilisé dans des véhicules à pile à combustible conduirait à des émissions de gaz à effet de serre inférieure à 25% à celles d'un véhicule utilisant directement le gaz naturel."
Source : http://www.cea.fr/content/download/3133/14899/file/096a102wurster.pdf
Evidemment, l'objectif est de produire l'hydrogène à partir de sources d'énergie 100% renouvables.

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macland

cisou9
_________ À Macland
J'avais fais le calcul, mais il faut quand même les sortir sur le budget familiale. ;)

...il faut aussi trouver des points de ravitaillement en quantité suffisante.... :bon:

Victor
ça a été envisagé des les début fin du dix-huitième siècle
à savoir 1 Kg d'hydrogène c'est l'équivalent de 3 kgs d'essence...

Dans ce cas de figure, on se retrouve dans le contexte des voitures "gazogènes" que nos parents ont connu pendant la seconde guerre mondiale avec la pollution inhérente...
L'intérêt de la pile est qu'il n'y a que de l'eau de rejetée... :bon:

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QJ

http://www.techno-science.net/forum/viewtopic.php?t=32210#p181344

Encore et encore... :pfff:

Et meilleurs "vieux" 2015 saucisse. ;)

CE
Celestus

Bonjour, on en parle peu mais si l'auteur de cet article lit les commentaires, je vous suggère de vous concentrer sur Gábor Laurenczy, un chimiste hongrois très en vue.

Il a inventé une méthode de stockage du dihydrogène sur de l'acide formique. La température de couplage découplage est d'à peine 80°C, la pression de 2 bars seulement, la densité en énergie est de 2 pour 46, donc ça permet d'avoir peu de place et de poids pour un stockage important.

Cela permettrait de pouvoir stocker de l'énergie électrique facilement (en attendant la découverte des supra-conducteurs à température ambiante).

Ca ressemble à de l'huile d'olive et c'est moins inflammable que de l'essence.

Le problème actuel est la catalyse de la réaction qui nécessite des métaux coûteux mais on est en train de commencer à utiliser des métaux ferreux. La difficulté est surtout de trouver un processus industrialisable.

Ces recherches sont probablement l'avenir de la voiture à hydrogène car on sait produire H2 facilement par hydrolyse de l'eau et électricité mais on ne sait pas le stocker de manière stable.

Je vous laisse vous renseigner.

Cordialement.

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POB

J'avais écrit en rigolant :

Même moi qui suis un puits de culture j'aurais une trouille de tous les diables si je devais m'installer dans un véhicule à hydrogène, et vous de même qui me lisez, souvent bien plus cultivés que moi.

Ma cible n'a pas manqué de réagir au degré zéro, montrant un rétrécissement des capacités de lecture et une totale absence d'humour. :D
Merci, j'ai bien ri et je ne suis sans doute pas la seule.
:bieres:

VI
Victor

Il y a culture et culture, entre la science, la littérature et l'aptitude à vivre dans des milieux tellement différents... Personnellement j'avoue mon incompétence dans des domaines de la science, mais j'essaye toujours de joindre la science à l'humain, ce qui est une bonne conception de la manière de parler de la science

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cisou9

____________ :+1:
Ayant travaillé dans la recherche fondamentale, je ne suis pas nul mais je ne suis pas un génie ni un puits de culture !!! _ :siffle:

JA
Jayxee

Victor
Le concept retenu dans tous ces cas
c'est la pile à combustible liée à un moteur électrique
qu'en est-il d'un moteur à explosion avec hydrogène ?

Le moteur a explosion à hydrogène a deux soucis:

  • Le cycle thermodynamique est le meme que pour un moteur essence/gazoil et du coup on a un rendement inférieur à 30% là où les 50% et + sont envisageables avec une PAC + moteur élec.
  • La gestion d'un gaz dans le circuit d'injection est extrêmement complexe. Un carburant liquide, tu met une pompe et une vanne précise et tu sait ce que tu injecte... pomper un gaz est déjà plus compliqué qu'un liquide, s'ajoute à ça le fait que moindre changement de pression du gaz fait changer sa température et que ces deux paramétré influent sur la densité de ton carburant : il est du coup difficile de contrôler ce que t'injecte.

Il y a quelques années BMW avant modifié un V8 pour faire de la bicarburation essence hydrogène... ca marchait mais bien compliqué, peu fiable et rendement très faible donc faible autonomie...

Utiliser de l'hydrogène directement dans la voiture, je reste aussi assez sceptique. Par contre, je pense que ce qui peu avoir de l'avenir c'est de synthétiser d'autre carburants à partir de l'hydrogène, mais plus faciles à utiliser comme du méthane utilisable dans une PAC ou du méthanol utilisable dans des PAC et également moteur à combustion.
Reste que ca a un sens "écologique" si tu tire ton hydrogène à partir d'hydrolyse, mais pas si tu le fait à partir de gaz naturel comme c'est majoritairement le cas aujourd'hui.

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QJ

Celestus
Bonjour, on en parle peu mais si l'auteur de cet article lit les commentaires, je vous suggère de vous concentrer sur Gábor Laurenczy, un chimiste hongrois très en vue.


Il a inventé une méthode de stockage du dihydrogène sur de l'acide formique. La température de couplage découplage est d'à peine 80°C, la pression de 2 bars seulement, la densité en énergie est de 2 pour 46, donc ça permet d'avoir peu de place et de poids pour un stockage important.

Voyons voir... On a du HCOOH (H2CO2) et l'on catalyse la solution aqueuse d'acide formique pour obtenir du H2...
Bien... Génial ! ...On récupère juste une molécule de CO2 en bonus cadeau non ?

... :grat2:

Je suis une burn-censuré- en chimie mais tout de même, je peux comprendre... Mais il va falloir m'expliquer.

  • Où est le gain technique si c'est pour rejeter du CO2 ??? Il y a une nouveauté ? Le CO2 reste emprisonné dans la solution ?!? J'ai loupé un truc ? :fouet:
VI
Victor

CO² mon amour! ne jamais oublier
que le CO² est indispensable dans la photosynthèse
ainsi que la lumière et l'eau

PH
philouze

@QJ : non ce n'est pas gênant, le co2 n'est ici qu'un vecteur servant à trimballer l'H2 sou sune forme liquide.

Je trouve le procédé franchement exotique, pour moins cher le méthanol fait aussi bien (CH3-OH) là aussi on rejette du co2, mais il a très bien pu être issu d'une matière renouvelable, ou capturé.

Au final, ces méthodes simplifient l'usage mais chargent une barque déjà bien pleine niveau rendement déplorable de la chaîne.

Et pour le transvasement d'H2 HP, quand on voit le pistolet qui alimente la Miraï... qu'on imagine mamie bigoudi manipuler le bidule (énorme !) , l'enficher, maipuler la grosse gâchette qui sertis pour une étanchéité à 700 bars. Je ne sais pas, j'ai un vieux doute. j'ai manipulé des bonbonnes à 200 bars, on flippe toujours d'une erreur quand on tourne le mano...

Je pense que le problème est similaire avec les voitures fonctionnant au gaz pour ce qui du crash-test !!! _____ :jap:

sauf que du GPL c'est quasi de la pression ambiante, là tu as 700 bars qui poussent dans la bonbonne. si elle se perce, elle se propulse au mur du son ;)