L'étude aux ultraviolets de la coma de la comète révèle des surprises

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L'étude approfondie de la comète 67P/ Churyumov-Gerasimenko qu'effectue Rosetta a révélé un processus au fonctionnement inattendu, et qui est à l'origine de la rupture rapide des molécules d'eau et de dioxyde de carbone qui sont éjectées de la surface de la comète.

Rosetta découvre les processus à l'oeuvre dans la coma de la comète

La mission Rosetta est arrivée à proximité de la comète l'année dernière. Elle est depuis en orbite, ou survole la comète à des distances allant de plusieurs centaines de kilomètres à tout juste huit km. Ce faisant, elle récolte des données sur tous les aspects de l'environnement de la comète grâce à ses onze instruments scientifiques.

L'un des instruments, le spectrographe Alice fourni par la NASA, examine la composition chimique de l'atmosphère de la comète, ou coma, aux longueurs d'ondes de l'ultraviolet lointain.

Dans ces longueurs d'onde, les scientifiques peuvent détecter grâce à Alice les éléments les plus abondants dans l'Univers, tels que l'hydrogène, l'oxygène, le carbone et l'azote. Le spectrographe sépare les couleurs qui composent la lumière de la comète, un spectre grâce auquel les scientifiques peuvent identifier la composition chimique des gaz de la coma.

Les scientifiques ont découvert que les molécules semblent être cassées lors d'un processus à deux étapes.

Un photon ultraviolet du Soleil frappe tout d'abord une molécule d'eau dans la coma de la comète et l'ionise, éjectant un électron à haute énergie. Cet électron frappe alors une autre molécule d'eau de la coma, la casse en deux atomes d'hydrogène et un atome d'oxygène, et charge ces atomes en énergie dans le même temps. Ces atomes émettent alors une lumière ultraviolette qui est détectée dans les longueurs d'ondes correspondantes par Alice.

De manière similaire, c'est l'impact d'un électron avec une molécule de dioxyde de carbone qui casse cette molécule en atomes, et créée les émissions de carbone observées.

Les instruments d'imagerie et de spectrométrie de Rosetta: voir video

Pour plus de détails, référez-vous à l'article original (en anglais).

KA
kace

Merci pour cet article
Je suis très surpris ... qu'on soit surpris !!!
Les plasmas stellaires (et interstellaires / intergalactiques) sont des milieux qui nous entourent et qui sont très étudiés et pas très bien compris car forts complexes (turbulence hypersonique, impact croisés entre chimie, champs électriques, champs magnétiques, cohabitation avec les rayons cosmiques eux même pas très bien caractérisés, etc ...).
Pour autant, la stabilité d'une molécule simple comme H2O dans l'espace devrait être assez facilement calculable : on connaît les densités des principales particules pouvant interagir avec (lumière, électrons, protons, autres molécules) et leurs vitesses/énergie, et les calculs de mécanique quantique devraient permettre de connaître les résultats de ces interactions.
On sait que les molécules sont ionisées par les UV du Soleil, donc comment a-t-on pu louper le fait que les électrons peuvent casser facilement les molécules d'eau et de CO2 une fois celles-ci ionisées ???
Si on a raté ce phénomène apparemment aussi "élémentaire", j'en déduis qu'on est sans doute encore "à la rue" sur la compréhension de la chimie interstellaire ... ;-(
Bref, très surprenant, à suivre
Si un spécialiste de ces questions en sait plus je suis preneur ; -)

avatar
cisou9

____________ :_salut:
Je ne suis pas spécialiste, mais je crois que les têtes pensantes qui on conçu Rosetta sont certainement à la pointe de la connaissance sur le sujet et s'ils ont été surpris c'est que rien ne pouvais laisser prévoir la chose !!! ___ :_grat2: