L'utilisation des LED pour l'éclairage public

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La technologie des LED (Light Emitting Diode pour diode électro-luminescente), qui était utilisée depuis plusieurs décennies sur les montres et dans les calculateurs (pour automobiles par exemple), pourrait très vite s'imposer comme la nouvelle source d'éclairage des espaces publics (rues et bâtiments publics).

En effet, un groupe de chercheurs de l'Université de Manchester travaille actuellement, en partenariat avec l'entreprise Dialight Lumidrives spécialisée dans la technologie des LED, sur le développement de modules d'éclairage à faible coût et utilisables en extérieur pour des intensités élevées. Il s'agit d'un projet sur un an financé pour moitié par le Department of Trade and Industry (DTI, Ministère du commerce et de l'industrie) à travers son Technology Programme (à hauteur de 175.000 livres, soit environ 260.000 euros) et pour le reste directement pas Dialight Lumidrives (également 175.000 livres).

Trois LED classiques rouge verte et bleue

Ces chercheurs du département Electrical and Electronic Engineering pourront s'appuyer sur leur forte expertise afin de mettre au point des groupes de LED efficaces et sans danger, mais à faible coût. Cette option technologique pourrait permettre rapidement une réduction de 25 à 50% de la consommation énergétique dédiée à l'éclairage public. Cependant ce type de système pose un problème d'ordre thermique : l'intensité lumineuse nécessaire pour l'éclairage public avoisine les 12.000 lumens, alors qu'une ampoule domestique de 60 W produit environ 800 lumens, avec les déperditions de chaleur que cela suppose. L'échauffement des modules reste donc problématique.

Qui plus est, l'utilisation de ces modules de LED en extérieur suppose de considérer également des facteurs environnementaux aléatoires, comme des oiseaux qui pourraient installer leur nid sur les éléments de refroidissement d'un module, pouvant alors provoquer une surchauffe des diodes. Par ailleurs, l'applicabilité de ce système nécessite de réussir à diriger efficacement le flux lumineux dans la bonne direction, ce qui reste un défi pour les chercheurs de Manchester.

Selon le Dr Roger Shuttleworth du groupe de recherche sur la conversion de l'énergie (Power Conversion Group) à l'Université de Manchester, les LED devraient progressivement prendre la place des lampadaires à sodium utilisés jusqu'ici, mais qui présentent une efficacité énergétique plus faible. Il ajoute que "si l'on considère le nombre de lampadaires en fonctionnement simplement au Royaume-Uni, il existe une marge de manoeuvre assez large pour la réduction des dépenses énergétiques et des coûts de fonctionnement". En effet, alors que les lampadaires à sodium couramment utilisés en Europe ont une efficacité de 85 lumens/W, les modules d'éclairage à LED pourraient atteindre, voire dépasser, les 150 lumens/W. Cette valeur est même susceptible de grimper avec le développement en cours de nouveaux matériaux semi-conducteurs.

Tout en apportant une réduction des dépenses, cette nouvelle technologie pourrait aussi permettre de réduire la pollution lumineuse, étant donné qu'il deviendrait possible de moduler l'éclairage public en période nocturne. Enfin l'atout majeur de l'éclairage par LED vient de la durée de vie du matériel (quatre fois plus longue que pour les lampadaires conventionnels), avec, à la clé, des coûts de maintenance réduits et une diminution du nombre de coupures d'éclairage.

Alors que la menace grandissante du changement climatique pèse de plus en plus sur les choix énergétiques du gouvernement, mais aussi de la population, la communauté scientifique cherche actuellement à trouver des solutions énergétiquement efficaces à travers de nouvelles technologies ou le transfert des technologies existantes. Ainsi, cette communauté scientifique a découvert comment les LED ont un rôle à jouer pour assurer un éclairage public fiable et durable.

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Van Halen

Si il y a à terme une diminution du halo, ce n'est pas un mal. Les téléscopes qui observent dans le visible seront moins gènés et certains observatoires mal situés vont même peut-être pouvoir reprendre du service. Il serait dommage que l'on ne puisse plus faire d'observation pointue depuis notre bonne vieille terre. Au rythme où va l'urbanisation et avec l'éclairage public tel qu'il est actuellement, il ne resterait plus un coin sans halo dans toute l'Europe de l'Ouest d'ici une ou deux décénie. Chez nous, il ne reste plus que le fameux triangle noir, c'est à dire deux ou trois cantons je ne sais plus où (Creuse, Corrèze ??) dans la France profonde.

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sonic

http://fr.wikipedia.org/wiki/Triangle_noir_du_Quercy

merci d'en avoir parlé, je vais y aller, je suis pas très loin :roi:

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gux

C'est controversé, mais peut être ils peuvent aussi ajouter des photo-diodes, pour mieux securiser la nuit les espaces publics. Qu'en pensez-vous?

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poppy

Sinon, on pourrait aussi remplacer l'éclairage public par des lumistyles, c'est joli et ça évite la pollution lumineuse du ciel nocturne.
Imaginez des guirlandes de toutes les couleurs sur les trottoirs, au carrefour. En plus, ça fait des économies.

SK
skc

Y'a quand même un gros pipotage de la part du groupe de recherche.

En effet, alors que les lampadaires à sodium couramment utilisés en Europe ont une efficacité de 85 lumens / W, les modules d'éclairage à LED pourraient atteindre, voire dépasser, les 150 lumens/W.

Les lampe à vapeur de sodium ont une efficacité qui dépasse généralement les 100 lumens/Watt et on arrive jusqu'à 200 lm/W. Je ne sais pas ce qui est installé dans les lampadaires, mais je ne vois pas pourquoi ça serait des ampoules particulièrement mauvaises.

Dans l'état actuel de la technologie en LED, on arrive à 70 lm/W même s'il y a encore du potentiel,. Toute installation de puissance pose d'énormes problèmes de dissipation thermique. Les grosses LED d'éclairage type Luxeon tournent autour de 35/40 lm/W et ne fonctionnent qu'avec de gros radiateurs.

GA
gatsu

skc
Les lampe à vapeur de sodium ont une efficacité qui dépasse généralement les 100 lumens/Watt et on arrive jusqu'à 200 lm/W.

Tout à fait d'accord, d'ailleurs j'utilise moi-même une lampe à sodium (heu mon appart' est très sombre :siffle: ) pour son rapport lumens/w imbattable.
Bon ça chauffe un peu par contre, comme toutes les lampes à décharge à haute intensité.

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Maulus

ouais c'est ça :D
avoue que tu fait pousser des trucs, avoue :D

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Van Halen

Voila une autre application des diodes: pouvoir faire tranquilement chez soi de la culture indoor de végétaux sans se ruiner ou sans être obligé de bidouiller son compteur d'électricité. Dans l'état actuel des choses, avec les lampes au sodium, il faut à peu près 600 W pour deux mètre-carrés.
Il faut parfois deux ou plusieurs lampes de ce type, certaines plantes ayant besoin de plus d'heure d'ensoleillement que d'autres. On peut donc dire qu'une plantation indoor standard de salsepareille requiert au moins 1200 Watts électriques pour recréer un ensoleillement correct.

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Aldebaran

mdr Van Halen

on sent le vécu !

GA
gatsu

Maulus
ouais c'est ça :D
avoue que tu fait pousser des trucs, avoue :D

hein de quoi :D on peut plus avoir de lampe au sodium comme lampe de bureau sans être accusé de chais pas quoi (bon ok mon bureau est très grand (et mon appart est très sombre, je l'ai dis, c'est comme un trou noir)).

Van Halen
Dans l'état actuel des choses, avec les lampes au sodium, il faut à peu près 600 W pour deux mètre-carrés.

On peut même monter à 800w pour 2 m², ce sera pas gaspillé.
Enfin je dis ça, je ne sais même pas de quoi on parle là :siffle:

EU
euh

Il suffirait pas de poser des miroirs au dessus des lampes à sodium et de réduire leur alimentation pour avoir une luminosité égale et une consomation diminuée de moitié ? (ça réglerait aussi le problème des astronomes)