La maladie de Parkinson : facteur d'isolement social

Restez toujours informé : suivez-nous sur Google (☆)

La perception négative des modes d'élocution isole les patients et détériore leur qualité de vie. Selon Marc Pell, chercheur à l'École des sciences de la communication humaine de l'Université McGill de Montréal, les personnes atteintes de la maladie de Parkinson présentent des difficultés d'ordre social directement en rapport avec la façon dont elles s'expriment. Le chercheur a en effet découvert que la manière dont les parkinsoniens communiquent suscite des impressions négatives chez plusieurs personnes. Ces perceptions limitent le champ d'interactions que les patients peuvent avoir et les empêchent de participer pleinement à la société, réduisant leur qualité de vie. Les travaux du professeur Pell permettent de mieux appréhender les difficultés de ces patients et d'identifier les moyens de promouvoir leur intégration.

Cette recherche a été menée en collaboration avec Abhishek Jaywant, stagiaire de recherche au Laboratoire de neuropragmatique et des émotions de l'Université McGill, avec le concours financier des Instituts de recherche en santé du Canada et du Fonds de la recherche en santé du Québec. Des adultes âgés, atteints ou non de la maladie de Parkinson, ont été invités à décrire des images à haute voix et ont été enregistrés. Ces enregistrements ont ensuite été écoutés par des personnes qui ignoraient tout de leur état de santé. Les parkinsoniens ont été perçus comme moins intéressés, moins concernés, moins heureux et moins agréables que leurs homologues non atteints de la maladie. Les impressions négatives de leur personnalité étaient spécifiquement liées aux changements dans leur voix ainsi qu'à leur manière de s'exprimer causés par la maladie, et non pas à leur aptitude à décrire les images présentées.

L'aptitude à communiquer de manière efficace revêt une importance capitale pour le bien-être psychologique. Cette recherche démontre que les problèmes de motricité qui altèrent l'élocution des adultes parkinsoniens soulèvent des obstacles sociaux importants et sont une source de difficultés interpersonnelles. Ces résultats ouvrent de nouvelles perspectives aux professionnels de la santé pour la prise en charge psychologique et émotionnelle des patients atteints de la maladie de Parkinson.

JP
jp31

Il ne faut pas oublier un facteur d'isolement social essentiel : le regard des autres sur la différence (sur l'handicap en général) qui augmente les occasions de s'isoler et augmente aussi les symptômes sensibles au stress occasionné...
Les jeunes parkinsoniens (qui n'ont pas été sélectionnés pour l'étude) éprouvent des difficultés supplémentaires quand ils travaillent, quand ils accompagnent leurs jeunes enfants à des activités ou quand ils essaient tout simplement de vivre en société le plus normalement possible... une société qui ne connait pas la maladie de Parkinson... pas encore suffisamment...
Corinne 51 ans atteinte de la maladie de Parkinson depuis 10 ans...

GI
gina

Bonjour Corinne,
Mon mari est aussi un jeune parkinsonien (diagnostiqué il y a 8 ans lorsqu’il avait 32 ans).
Effectivement le facteur d’isolement est important pour lui aussi et les difficultés qu’il rencontre sont quotidiennes…
D’ailleurs, je cherche à discuter avec de jeunes personnes atteintes de parkinson car ces difficultés sont en train de nous miner la vie…
Seriez-vous prête à discuter un peu avec moi ?
Merci pour votre réponse.
Sandrine

OP
Open360

Bonjour,

J'ai été diagnostiqué il y a maintenant 5 ans. J'avais 53 ans à l'époque.
Mon père était atteint de cette maladie. C'est très dur à supporter.

C'est vrai que j'ai voulu rompre avec tous mon entourage.
Ne pas être une charge pour ma famille.
Cette réaction a été particulièrement stupide.
Il faut toujours regarder ce que l'on peut faire et ne
pas penser à ce que l'on ne peut plus faire.

Le pire est l'inquiétude des effets secondaires sur le comportement
des médicaments, notamment les agonistes dopaminergiques,
comme le REQUIP LP par exemple

Courage la science progresse