La méditation « pleine conscience » à l’école améliore l’attention

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Beaucoup de nos jeunes ont de la difficulté à se concentrer sur une tâche pour la mener à bien. Quand on sait que la seule présence de votre téléphone cellulaire près de vous peut affecter vous capacités cognitives, on a là peut-être un indice sur ce qui peut contribuer à ce manque d’attention. Mais le cerveau humain, en particulier celui des jeunes, est très plastique. Et une étude publiée en septembre dernier dans la revue Human Brain Mapping semble le prouver une fois de plus en montrant qu’un entraînement de 8 semaines à la méditation « pleine conscience » (« mindfulness », en anglais) améliore les capacités d’attention et de contrôle cognitif en général des jeunes de sixième année.

L’étude menée par Clemens C. C. Bauer partait du constat que deux grands réseaux cérébraux pourraient être impliqués. D’abord le réseau central du contrôle exécutif, ou « central executive network » (CEN) en anglais (aussi appelé frontoparietal network), dont l’activité augmente lors d’une tâche qui demande une attention soutenue. Et le réseau du mode par défaut, ou « default mode network » (DMN), dont l’activité augmente plutôt quand on se laisse aller à nos pensées ou qu’on est dans la lune. D’où leur hypothèse qu’une corrélation négative marquée entre les deux serait favorable à l’attention soutenue.

Pour tester cette hypothèse, ils ont pris 31 élèves de 11 ans qu’ils ont assignés au hasard soit à un cours de 8 semaines en méditation pleine conscience, soit à un cours de 8 semaines en programmation informatique, ce qui constituait le groupe contrôle. Avant et après leur cours, les enfants passaient un test permettant d’évaluer leur niveau d’attention ainsi qu’un scan permettant d’observer le niveau d’activation dans les deux réseaux cérébraux précédemment cités.

Les résultats montrent qu’après les 8 semaines de cours, les enfants qui ont fait de la méditation ont eu de meilleurs résultats au test d’attention que le groupe contrôle, alors qu’il n’y avait pas de différences entre les deux groupes avant les 8 semaines de cours.

On a aussi comparé, pour chaque élève après les 8 semaines de cours, les résultats obtenus au test d’attention avec leur scan. Ceux qui avait démontré plus de précision dans le test avaient une plus forte corrélation négative entre le CEN et le DMN. De plus, ce qui venait confirmer l’hypothèse de départ, cette corrélation négative entre les niveaux d’activation des deux réseaux cérébraux était globalement plus importante dans le groupe de méditation que dans le groupe contrôle.

Il est intéressant de noter aussi que d’autres études avaient déjà montré que chez les enfants plus jeunes, la corrélation entre le CEN et le DMN était plutôt positive. D’où l’idée que la maturation progressive de la relation entre ces deux réseaux cérébraux irait vers une corrélation de plus en plus négative associée à un meilleur contrôle cognitif.

Par ailleurs, ces résultats ne sont pas sans intérêt pour une autre raison: un meilleur contrôle cognitif réduit les comportements à risque chez l’adolescent ainsi que les troubles mentaux, la mortalité et les crimes, tout en étant associé au succès académique et professionnel.

NO
Noxx

"L'étude menée par Clemens C. C. Bauer partait du constat que deux grands réseaux cérébraux pourraient être impliqués. "

Comment une hypothèse devient un constat...
Et tout le reste est à l'avenant : protocole flou, plein de biais possibles, faiblesse de l'échantillon, confusion entre corrélation et causalité, pas de marge d'erreur établie, recherche juste de la confirmation de l'hypothèse de départ...
Je ne dis pas que ce qu'ils affirment est faux, je dis qu'ils n'ont rien démontré du tout (sauf peut être qu'ils sont mauvais). Mais cela ne les empêche pas de laisser entendre qu'ils auraient même trouvé la solution à la criminalité.
Tout ça n'est là que pour conforter leurs conceptions des choses, ce qui n'est pas le rôle de la recherche scientifique.

Je trouve déplorable ce manque de rigueur dans les protocoles : cela finit par jeter l'opprobre et la confusion sur les autres chercheurs.