La quantité de nuages terrestre influencée par les éruptions solaires

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Des milliards de tonnes de gouttes d'eau disparaissent de l'atmosphère au cours de phénomènes révélant en détail de quelle manière le Soleil et les étoiles influencent les nuages. Des chercheurs de la DTU (Université Technique du Danemark) ont étudié les effets des éruptions solaires sur le climat terrestre. En effet, grâce aux rayonnements cosmiques qu'elles envoient sur Terre, le climat peut se trouver sensiblement modifié.

"Le Soleil, grâce à ses phénomènes naturels, nous permet de tester très facilement nos hypothèses sur ses effets sur le climat" explique le professeur Henrik Svensmark, auteur principal de l'étude publiée dans le journal Geophysical research Newsletter. Lorsque les explosions solaires interfèrent avec les rayonnements cosmiques (1), il y a une baisse temporaire du nombre d'aérosols (2) dans l'atmosphère qui servent de nucléi de condensation pour les nuages. A cause de cette baisse, on observe, 7 à 8 jours plus tard, une réduction de 7% environ de la masse liquide dans les nuages.

Le rapport conclut sur un lien à grande échelle entre le Soleil, les rayonnements cosmiques, les aérosols et les nuages composés d'eau liquide. Cette étude, à laquelle ont également contribué Torsten Bondo et Jacob Svensmark, valide 13 années de découvertes mettant en avant le rôle des rayonnements cosmiques dans les phénomènes météorologiques. En particulier, elle met en relation les variations nuageuses observées et les expériences en laboratoire effectuées à Copenhague, montrant comment les rayonnements cosmiques influencent la présence d'aérosols.

D'autres chercheurs ont indiqué qu'il était difficile de trouver des effets significatifs des éruptions solaires sur les nuages. Selon Henrik Svensmark, c'est tout à fait naturel : "C'est comme essayer de voir des tigres cachés dans la jungle, car les nuages changent très facilement sans que les rayonnements cosmiques n'aient rien à voir dans ces changements". Ainsi, il était fondamental d'identifier à quel moment ces changements seraient le plus visible, en identifiant les baisses de la concentration atmosphérique en aérosols les plus marquées. Or, le physicien Scott E. Forbush a démontré en 1937 que les éruptions solaires atténuaient fortement les flux de rayonnements cosmiques, contrairement à ce qui était intuitivement supposé jusqu'alors. Ainsi, l'équipe a identifié 26 de ces effets Forbush depuis 1987, et s'est appliquée à en retracer les conséquences sur le climat grâce à des observations satellites.

Les conséquences d'un effet Forbush ne sont pas visibles immédiatement. Des études en laboratoire montrent que les rayonnements cosmiques créent des micro-grappes d'acide sulfurique et de molécules d'eau, qui sont les aérosols constituant les nucléi de condensation des nuages. Or, ce n'est qu'après quelques jours de croissance par agglomération que ces grappes seront visibles (ou que leur absence sera remarquable). Ainsi, l'impact de leur absence sur la création de nuages ne devient visible qu'à partir de cinq jours environ. Cet impact prend la forme d'une réduction du nombre de nuages de basse altitude, induite par la baisse d'aérosols-nucléi dans l'atmosphère.

En observant les données satellite sur la part d'eau liquide contenue dans les nuages présents au dessus des océans pour les cinq effets Forbush les plus importants entre 2001 et 2005, l'équipe de la DTU a constaté que cette part baissait de 7%. Cela représente environ 3 milliards de tonnes d'eau liquide. Par ailleurs, les satellites ont permis de mesurer qu'après les cinq effets Forbush étudiés, la part de nuages composés d'eau liquide baisse également de 4%. D'autres satellites ont montré une réduction similaire de 5% en dessous de 3200 mètres au dessus de l'océan.

"L'impact des explosions solaires sur l'ennuagement terrestre est énorme", explique Hernik Svensmark. "Cette réduction de 4 à 5% du nombre de nuages peut sembler ridicule, mais cela augmente temporairement les rayonnements solaires arrivant sur l'océan d'environ deux watt par m2, ce qui est équivalent au réchauffement terrestre total observé durant le 20ème siècle."

L'effet Forbush ne dure pas assez longtemps pour avoir un effet à long terme sur le climat, mais il permet d'expliquer les variations de température de l'atmosphère basse et des océans durant les cycles solaires. Toutes ces données permettent de conclure sur des lacunes importantes des modèles climatiques du point de vue physique, selon Eigil Friis-Christensen, directeur de l'Institut Spatial Danois à la DTU.

Notes:
[1] Un rayonnement cosmique est constitué d'un flux de particules de haute énergie. Il est présent dans tout l'univers, réparti de manière isotrope. La Terre en reçoit donc en permanence, mais sa protection naturelle, constituée du champ magnétique terrestre et de l'atmosphère, fait que seule une infime partie atteint sa surface.

[2] Les aérosols atmosphériques sont des particules très fines suspendues dans l'air. Ils sont formés par dispersion des substances à la surface de la Terre, ou par réaction de composants chimiques dans l'atmosphère.

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Aldebaran

le Soleil et les étoilent influencent

J'étoile, tu étoiles, il étoile, nous étoilons, vous étoilez, ils étoilent

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Maulus

Il y aura peut être des correspondances supplémentaires à étudier grâce aux relevés de SMOS.

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cisou9

:_salut: Si j'ai bien compris s'il y a des taches solaires, il y a moins de rayons cosmiques donc moins de nuages huit jours plus tard !!! :fada:

NE
newphoenix

Ben non Cisou9, tu a tout a l'envers. :D

C'est lors de l'apparition de taches solaires que le soleil est le plus actif c'est là qu'il y le plus de proturberances et qu'il nous envois le plus de vents solaires. D'ailleur le Soleil sort tout juste d'une periode calme qui a duré plus longtemps qu'a l'habitude car il a eu deux ans de retard sur son cycle de 11 ans.

Pour ma part je trouve ca inquiétant si on fait le rapprochement avec le rechauffement climatique.
Si on sort tout juste d'une periode d'accalmie, qu'est que cela va etre quand il sera actif a son maximum ?!? Plus de nuages et des precipitations partout ???? :grat: Pas bon !

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JNem19

La théorie de Svensmark est intéressante et sera sans doute validée ou invalidée rapidement si le soleil continue en 2010 ce qu'il fait depuis plus de deux ans. Nous avons bien plus (25% de mémoire) de rayons cosmiques pénétrant la haute atmosphère en ce moment qu'au cours des années passées et la poursuite apparente du minimum solaire (2009 semblant devoir être pire que 2008 en matière de tâches solaires par ex) offre beaucoup d'opportunités aux scientifiques. Dans l'UV par ex le soleil émet déjà 6% de moins et même si ceux-ci ne contribuent que peu au réchauffement de la Terre par contre leur effet est substantiel sur la haute atmosphère qui s'est rétractée. Les satellites en orbite basse vont déjà voir leur espérance de vie augmenter et on va constater une diminution des dépenses de carburant de l'ISS. En espérant seulement que cela n'augure pas d'un minimum type "Dalton" ou "Maunder" qui testerait sévèrement la théorie actuellement en vigueur sur le réchauffement global.

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Maulus

Il faut faire attention aux nouveaux types de données pour lesquels nous n'avons pas de recule dans le temps.
Par exemple la hauteur de l'atmosphère en fonction de l'activité solaire entre autre en UV.
L'interprétation peut être hasardeuse. :)

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JNem19

C'est loin d'être une théorie de comptoir de bistrot...
En 1979 Skylab prévu pour durer de 8 à 10 ans a dégringolé dans l'atmosphère (au bout de 6 ans) car on n'avait pas anticipé le maximum solaire de 1979/80 qui fût un bon millésime et échauffa assez la basse thermosphère pour augmenter la densité de l'atmosphère résiduelle à l'altitude du Skylab. Aujourd'hui ce site vient de dire/forum/viewtopic.php?f=4&t=16918&p=104909&hilit=GOCE#p104909 que GOCE consommera moins d'énergie pour se maintenir en orbite car l'atmosphère est moins dense que prévue à 259 km d'altitude. Hasard ? Pas du tout. Le soleil expérimente un minimum comme on n'en a pas connu depuis quasiment un siècle et comme la seule façon de chauffer à cette altitude n'est pas l'agitation moléculaire venant d'en bas mais un chauffage extérieur...
Comme le rayonnement particulaire est assez bien bloqué par le champ magnétique terrestre, il reste le rayonnement électromagnétique et comme les UV sont les plus énergétiques.
C'est une théorie qui en vaut d'autres et qui colle aux observations. Quant au recul c'est celui de l'ère spatiale.

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Maulus

Ah très bien, je ne savais pas que l'effet était aussi remarquable.
C'est donc une dilatation thermique de la haute atmosphère chauffée par le rayonnement UV en majorité ?
Tu as une idée de l'amplitude entre un maxima et un minima environ ?

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JNem19

Aucune idée. A ma connaissance la seule façon de connaître la densité de l'atmosphère résiduelle à 200/300km d'altitude est d'y mettre un satellite et de mesurer la vitesse de dégradation de son orbite en la comparant à des satellites similaires sur des orbites similaires et à d'autres périodes. Il se trouve que GOCE avec ses accéléromètres et son altitude est très bien placé pour nous montrer l'évolution du freinage qu'il subira en fonction du cycle solaire (en admettant que le soleil aille vers un maximum typique, ce qui semble un peu douteux).

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franckpiton

Je regarde en ce moment le soleil au jumelles (10*60) équipées de filtres et je confirme; pas la moindre tache !

Une petite ya deux semaines environ.