La répartition des hommes et des femmes par métiers

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On constate une baisse de la ségrégation depuis 30 ans. Les femmes et les hommes n’exercent pas les mêmes métiers. Cette « ségrégation professionnelle », qui se réfère à la mesure d’une distance entre les répartitions des hommes et des femmes selon les métiers, peut être mesurée par l’indice de dissimilarité de Duncan et Duncan (ID). Selon celui-ci, en 2011 il faudrait qu’un peu plus de la moitié des femmes (ou des hommes) changent de métier pour aboutir à une répartition égalitaire des femmes et des hommes dans les différents métiers.

Champ : France métropolitaine.
Source : Insee, enquête Emploi (corrigée de la rupture de série liée au passage à l’enquête
Emploi en continu en 2003) ; calculs Insee.

La ségrégation professionnelle entre les femmes et les hommes est plus importante pour les jeunes, les titulaires de CAP-BEP, les parents de trois enfants ou plus et les personnes de nationalité étrangère. Elle est également plus forte en province qu’en Ile-de-France, dans le secteur privé que dans le secteur public.

Évolution de l’indice de ségrégation professionnelle en fonction de la région de résidence
Illustration: extrait de l'étude.

Durant les trente dernières années, l’indice de ségrégation a diminué de 4 points en France, passant de 56 en 1983 à 52 en 2011. Cette évolution de la ségrégation est imputable à un nombre limité de métiers. Le recul de la part dans l’emploi de métiers très féminins tels que les agents d’entretien, les secrétaires et les ouvriers non qualifiés du textile et du cuir a fortement contribué à réduire la ségrégation au cours des trois dernières décennies. Le développement de la mixité dans des métiers très qualifiés comme les cadres de la fonction publique et les professionnels de l’information et de la communication a également participé à cette baisse. Au contraire, la croissance des métiers d’aide à la personne et de la santé, pour la plupart largement féminisés, a renforcé la ségrégation.

Pour plus d'information voir le dossier http://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/2013-079.pdf

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cisou9

:_salut:
Cette ségrégation était aussi due à la difficulté physique; par exemple conducteur de camions ou de bus; la direction n'était pas assistée et nécessitait de gros bras, (j'ai eu un gros utilitaire, il m'était impossible de tourner le volant si l’engin ne roulait pas).

Maintenant ils se conduisent du bout des doigts.
D’où la féminisation de la profession surtout dans les bus. :jap:

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Yougo

cisou9
:_salut:
Cette ségrégation était aussi due à la difficulté physique; par exemple conducteur de camions ou de bus; la direction n'était pas assistée et nécessitait de gros bras, (j'ai eu un gros utilitaire, il m'était impossible de tourner le volant si l’engin ne roulait pas).


Maintenant ils se conduisent du bout des doigts.
D’où la féminisation de la profession surtout dans les bus. :jap:

Mouais.... La femme auteur de mes jours doit conduire des engins de chantier de temps en temps, et ça depuis pas mal d'années.
Après il y a peut-être une différence technique entre les utilitaires et les engins de chantier qui m'échappe (très très probablement même).

J'ai pu voir aussi dans certaines industries (juste en parfumerie en fait) qu'on faisait porter des charges assez lourdes aux ouvrières, puisque la gente féminine y était majoritaire (d'ailleurs je parierais qu'elle l'est toujours).

Toutefois...j'ai pu aussi faire le même constat pour les bus, et pour les même raisons ! (ô complexe réalité).

Après, Quid ? Est-ce que la grande part des emplois féminisés l'était parce que la femme se devait de ne pas être trop physique ou bien est-ce que c'est parce que les femmes n'étaient pas trop physique qu'elles allaient vers ces types de métier ?
Quelle est la part de quoi ? That is the question.

(et si certains sont tombés sur des genders studies détricotant tout cela, ça m'intéresse dans le coup :-p)