Le calcul mental active des aires cérébrales impliquées dans l’attention spatiale

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Nos capacités mathématiques s’appuient-elles sur des régions cérébrales liées à l’attention spatiale? Cette question est soulevée dans une étude menée par des chercheurs du CEA, de l’Inserm, de l’Inria, de l’Université Paris-Sud au sein de l’unité Inserm/CEA « Neuroimagerie cognitive », à NeuroSpin.

Grâce à l’imagerie cérébrale par résonance magnétique à 3 Teslas de NeuroSpin, ces équipes viennent de mettre en évidence un rapprochement inattendu entre les représentations des nombres et celles de l’espace dans le cerveau. Ces travaux, qui sont publiés dans Science Express, pourraient avoir des conséquences importantes pour l’enseignement de l’arithmétique.

Carte des régions activées par le calcul (en jaune)
et par les mouvements oculaires (saccades en bleu), avec leurs intersections

Au sein de l’équipe de Stanislas Dehaene dans l’unité Inserm/CEA de neuroimagerie cognitive à NeuroSpin, André Knops a enregistré l’activité du cerveau au moyen d’un appareil d‘imagerie par résonance magnétique (IRM) de 3 Teslas, alors que des adultes volontaires effectuaient, soit des additions et des soustractions mentales, soit des mouvements des yeux vers la droite ou vers la gauche de l’écran. Un logiciel de traitement du signal a ensuite permis d’identifier des régions du cerveau impliquées dans les mouvements des yeux, et d’en déduire un algorithme qui, à partir de l’activité cérébrale, dévoile un aspect du comportement des sujets.

À partir des images IRM de haute résolution obtenues, les chercheurs ont été en mesure de déduire, essai par essai, si la personne avait orienté son regard vers la droite ou vers la gauche, avec un taux de succès de 70 %. Plus surprenant, cette classification s’est étendue au calcul mental : les chercheurs ont ainsi observé la même distinction entre l’activité cérébrale évoquée pendant les mouvements à gauche ou à droite et pendant les opérations de soustraction ou d’addition – que ces opérations soient réalisées avec des ensembles concrets d’objets (calcul non symbolique) ou avec des nombres symboliques (calcul symbolique) présentés sous formes de chiffres arabes.

Ils en ont conclu que le calcul mental ressemblait à un déplacement spatial. Par exemple, dans une certaine mesure, lorsqu’une personne qui a appris à lire de gauche à droite, calcule 18 + 5, son attention se déplace « vers la droite » de 18 à 23 dans l’espace des nombres, comme si les nombres étaient représentés sur une ligne virtuelle.

La région utilisée pour décoder la direction des mouvements oculaires

En mettant en évidence l’interconnexion entre le sens des nombres et celui de l’espace, ces résultats éclairent l’organisation de l’arithmétique dans le cerveau. Ils sont compatibles avec l’hypothèse, développée par Stanislas Dehaene, que les apprentissages scolaires entraînent un recyclage neuronal de régions cérébrales héritées de notre évolution et dédiées à des fonctions proches.

Chez les enfants en difficultés, l’utilisation de jeux qui insistent sur la correspondance entre les nombres et l’espace, tels que le jeu des « petits chevaux », peut conduire à des améliorations prononcées des compétences en mathématiques. Sur ce principe, un logiciel ludo-pédagogique en libre accès, « La course aux nombres », a été développé par le même groupe afin de faciliter l’apprentissage de l’arithmétique.

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$$$

Salut,

J'ai entendu parler d'un certain Daniel Tammet, atteint du syndrome d'Asperger, une forme d'autisme.
Il est capable de résoudre des calculs mentaux inimaginables, mais d'après lui, sans calculer, puisqu'il visualise les chiffres en "formes et couleurs".
Du coup, je me demande quelles sont les capacités spatiales de ces personnes atteintes d'autisme.

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Maulus

Comment peut on résoudre un calcul sans calculer ?
En retenant le résultat de tous les calculs possibles ??? :_grat2:

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cisou9

:_salut: On peut appréhender un calcul de moultes façon et effectivement un autiste peut avoir une vue sur le calcul complète dans son ensemble sans le décortiquer. :)

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klinfran

j'ai vu un reportage sur lui ( je crois que c'est le même). Je ne sais pas si c'est vraiment un asperger, il dit avoir eu ses capacités après avoir eu un accident, il voit les chiffres s'emboîter et fusionner pour finalement donner la réponse, il a sûrement acquis ses capacités classiquement, et il a développé un nouveau système à partir de celui appris, c'est mon hypothèse. Apparemment il ne connait vraiment rien aux maths.

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$$$

Salut,

Maulus
Comment peut on résoudre un calcul sans calculer ?
En retenant le résultat de tous les calculs possibles ??? :_grat2:

Imagine que les gens ne sont pas tous les mêmes, et n'oublie pas que nous ne connaissons même pas 20% de capacités de notre cerveau.

klinfran
j'ai vu un reportage sur lui ( je crois que c'est le même). Je ne sais pas si c'est vraiment un asperger, il dit avoir eu ses capacités après avoir eu un accident, il voit les chiffres s'emboîter et fusionner pour finalement donner la réponse, il a sûrement acquis ses capacités classiquement, et il a développé un nouveau système à partir de celui appris, c'est mon hypothèse. Apparemment il ne connait vraiment rien aux maths.

Non, ça ne me semble pas être lui : http://danieltammet.free.fr/

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Aldebaran

Imagine que les gens ne sont pas tous les mêmes, et n'oublie pas que nous ne connaissons même pas 20% de capacités de notre cerveau.

Cela part d'une étude qui date de 1935 où 90% de la matière grise des rats avait été emputée lors d'une expérience en laboratoire. Pourtant ces derniers réussissait très bien leurs exercices. Le scientifique en a conclu grossièrement que l'homme aussi utilisait que 10% de son cerveau. Je ne suis pas sûr qu'aujourd'hui cette affirmation fasse l'hunanimité dans la communauté scientifique.

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klinfran

elle est même totalement fausse, avec l'es IRM dynamiques on s'est aperçu qu'on utilisait bien tout mais pas en même temps. La photo du prodige ressemble bien à celui que j'avais vu dans un reportage mais c'était il y a longtemps, je peux me tromper. Je pense que ce que nous faisons normalement en calcul n'est pas si éloigné de ce qu'il fait, même si on comprends une partie de la multiplication quand on l'apprend, il y a toujours une partie d'association et d'automatisme, les axiomes on les oublit, et d'ailleurs on ne peut pas les démontrer.

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kum

Cet homme a une chance énorme dans son malheur, il peut appréhender la même chose que nous sous un angle totalement différent... Sa doit être a la fois Extraordinaire et troublant ...

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klinfran

oui mais est-ce que c'est faux??? Ou bien dans quelle mesure est-ce vrai?