Le courant circule entre Saturne et Encelade

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L'illustration d'artiste ci-dessous montre la zone lumineuse en lumière ultraviolette près du pôle nord de Saturne, «empreinte» de la connexion magnétique qui existe entre Saturne et sa lune Encelade. L'empreinte et les lignes de champ magnétique ne sont pas visibles à l'oeil nu, mais ont été détectées par le spectrographe imageur dans l'ultraviolet et par les détecteurs électromagnétiques de la sonde spatiale Cassini.

L'empreinte, récemment découverte par Cassini, marque la présence d'un circuit électrique qui relie Saturne à Encelade et qui accélère les électrons et les ions le long des lignes de champ magnétique. Dans cette image, l'empreinte se situe dans la zone entourée de blanc sur Saturne, les lignes de champ magnétique étant représentées en blanc et en violet.

Cliquer pour agrandir - NASA/JPL/JHUAPL/University of Colorado/Central Arizona College/SSI

Le grand carré blanc au-dessus d'Encelade montre une section de la ligne de champ magnétique entre la lune et la planète. Ce profil de protons énergétiques a été détecté par Cassini grâce à son instrument d'imagerie magnétosphèrique (MIMI) le 11 août 2008.

Sur Saturne cette zone à proximité du pôle brille en raison du même phénomène qui produit les aurores boréales et australes bien connues de Saturne: des électrons énergétiques plongent dans l'atmosphère de la planète. Cependant, «l'empreinte» n'est pas connectée aux anneaux des aurores autour des pôles (représentés par un anneau orange autour du pôle nord sur cette image).

Le spectromètre plasma de Cassini complète les données de MIMI, par la détection du faisceau d'électrons dans cette région. Une équipe de scientifiques a analysé les particules chargées et a conclu que les faisceaux d'électrons possédaient un flux d'énergie suffisant pour générer un niveau détectable d'émission aurorale sur Saturne.

L'empreinte aurorale nouvellement découverte mesurait environ 1 200 km dans le sens longitudinal et moins de 400 kilomètres perpendiculairement, couvrant une superficie comparable à celle de la Californie ou de la Suède. Elle est à environ 65 degrés de latitude nord.

Dans l'image la plus lumineuse, l'empreinte brillait avec une intensité de lumière ultraviolette d'environ 1,6 kilorayleighs. Ceci est comparable à la plus faible aurore visible sur Terre sans télescope dans le spectre visible. Les scientifiques n'ont pas encore découvert d'équivalent à l'extrémité sud de la ligne de champ magnétique.

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Raoul44bis

Marrant peut il y avoir de la vie dans un corps dénué de ceinture de Van Halen propre, mais avec la protection d'un champs magnétique tiers... Très intéressant ! D'ailleurs, a cette distance, les vents solaires et leurs particules sont ils tjs aussi agressif que par chez nous, ou ils sont atténués ?

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cisou9

:_salut:
Vu la distance, il doit y avoir une bonne atténuation. :_grat:

BA
Bap2703

Vu que l'orbite de Saturne est à 9.5UA le vent solaire y a un flux environ 90 fois moindre qu'au niveau de la Terre.

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Raoul44bis

Merci, en tout cas les géantes gazeuses et leurs satellites sont toujours aussi passionnantes. Et on ne peut déterminer la composition de l'intérieur d'Encelade avec ces nouvelles données ? En tout cas cela "suit" le parcours des geysers du "pôle" sud. Vraiment passionnant.

Pour les vents solaires, les véhicules pour explorer les géantes de notre système auront besoin de moins de protection. J'avais vu qu'une des meilleurs "barrières" était l'eau, et que dans des véhicules spatiaux les réserves pourraient être disposés autour des habitats, mais je suis pas sûr ! En tout cas merci !

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AGA 13

Cet article fait écho à celui de la revue Ciel & Espace de mai 2011 sur Jupiter. Une photo page 45 montre que trois de ses satellites (Io, Europe et Ganymède) ont, eux aussi, chacun un spot au pole nord de la planète. Les trois satellites sont connectés à Jupiter par des tubes de flux magnétiques. La photo montre que les spots font des traînées concentriques à l’axe polaire (plus au moins déformées par les turbulences atmosphériques, je suppose).