Le déclin des dinosaures était en cours bien avant la chute d’un astéroïde

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10 millions d’années avant la chute du célèbre astéroïde qui a mis fin à l’ère secondaire, les dinosaures étaient déjà sur le déclin. Ce sont les résultats d’une équipe franco-anglo-canadienne menée par Fabien Condamine, chercheur du CNRS à l’Institut des sciences de l’évolution de Montpellier (CNRS/IRD/Université de Montpellier), qui a analysé l’évolution au cours du Crétacé de six grandes familles de dinosaures, parmi lesquelles celles des tyrannosaures, des triceratops et des hadrosaures.

La dernière marche des dinosaures (illustration).
© Jorge Gonzalez

Grâce à une nouvelle méthode de modélisation statistique, les chercheurs ont limité les biais liés aux lacunes du registre fossile. Ils ont ainsi montré qu’il y a 76 millions d’années, le nombre d’extinctions d’espèces de dinosaures était supérieur à celui d’apparitions d’espèces nouvelles. La chute d’un astéroïde de 12 km de diamètre il y a 66 millions d’années aurait porté le coup de grâce à un groupe déjà en difficulté.

Ces travaux, publiés le 29 juin dans Nature Communications, montrent que ce déclin est probablement lié à un refroidissement global survenu vers la fin du Crétacé: la température moyenne de la planète a alors chuté de 7°C. D’après les chercheurs, les premières disparitions ont particulièrement touché les herbivores, ce qui a pu déséquilibrer les écosystèmes et conduire à des extinctions en cascades parmi les autres familles de dinosaures.

Le taux d’apparition de nouvelles espèces (courbe bleue) a diminué et celui des extinctions (courbe rouge) a fortement augmenté les 10 derniers millions d’années du règne des dinosaures. Cela correspond à une diminution rapide du nombre d’espèces de dinosaures (courbe noire) au cours de cette période.
© Fabien L. Condamine / ISEM / CNRS

Bibliographie:
Dinosaur biodiversity declined well before the asteroid impact, influenced by ecological and environmental pressures,
Fabien L. Condamine, Guillaume Guinot, Michael J. Benton & Philip J. Currie. Nature Communications, 29 juin 2021.
DOI: 10.1038/s41467-021-23754-0.

NO
Noxx

L'usage du mot "déclin" paraît inapproprié. Cela présente l'extinction survenue à la fin du crétacé comme "un coup de grâce" alors que l'augmentation du nombre d'extinctions peut simplement provenir du changement de climat évoqué (sans parler des trappes du Deccan) et correspondre à une période de sélection plus intense que d'habitude. Qui peut-être touchait tous les groupes de vertébrés terrestres à ce moment ? Ils n'auraient pas parlé de "déclin" des mammifères si c'était le cas...

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alain.tartempion

n'est-ce point chercher la tite bête ?? ben oui, déclin puis coup de grâce à cause du caillou, cela me semble approprié, bien au contraire!!!
Ce qui me semble inapproprié, c'est que cet article ne m'apprend rien de nouveau; déjà dans les années 60, à la fac, on m'apprenait exactement ce scénario:
refroidissement de la planète à cause des épanchements des trappes du Deccan, atmosphère particulièrement pollué puis le météoite.... alors les grosses bébêtes ont trinqué....
les grosses, pas les tout petits dinosaures ancêtres des oiseaux ni l'ancêtre des mammifères, pas plus gros qu'un rat.