Le livre numérique à l'avant-garde de la « culturomique »

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Imaginez toute l'information que vous pourriez avoir en lisant tous les livres parus jusqu'à aujourd'hui. Bien que cela soit impossible, un groupe de chercheurs a déjà numérisé 5 195 769 livres, soit 4 pour cent environ de tous les livres jamais publiés, et leur analyse informatique donne une image très évocatrice des changements qu'a connu le monde ces derniers siècles.

Jean-Baptiste Michel, de l'Université de Harvard à Cambridge, et ses collègues qualifient cette expérience de « culturomique » et annoncent que leur étude pourrait servir dans des domaines aussi divers que l'évolution de la grammaire, la mémoire collective, l'adoption des technologies, la quête de renommée, les effets de la censure et l'épidémiologie historique, pour n'en citer que quelques uns.

Ce groupe particulier de chercheurs a choisi de se focaliser sur la langue anglaise entre les années 1800 et 2000. Ils ont examiné comment les changements culturels tels que la guerre et l'esclavage étaient liés à ceux de la langue ou des mots utilisés pour décrire de tels changements. Michel et ses collègues, après avoir analysé plus de mots anglais que ceux de n'importe quel dictionnaire, ont pu identifier ceux qui avaient disparu du vocabulaire ou gagné en popularité avec le temps. Ils ont étudié la renommée d'une personne par la fréquence de son nom et déterminé que les gens n'ont jamais été aussi connus qu'aujourd'hui, bien que pareillement ils n'aient jamais été oubliés aussi vite. Par l'étude de l'apparition des noms et des mots dans différents endroits dans le monde au cours de diverses périodes, les chercheurs ont aussi pu identifier des types de élimination (dans l'Allemagne nazie par exemple), dévoilant des stratégies qui pourraient servir à rapidement identifier les victimes de censures à l'avenir.

Enfin, Michel et ses collègues font l'hypothèse que des recherches similaires de culturomique pourraient révéler des tendances de maladies, de guerres civiles, de batailles des sexes, de régimes alimentaires, de science et de religion, là encore pour n'en citer que quelques unes.

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StarDreamer

Dans notre monde de benchmarking, même les écrivains y passent !... vive la poésie...
J'espère qu'ils découvriront au moins quelques perles avec leur études. :D

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cisou9

:_salut:
Il est dommage que le livre électronique soit si cher. Presque le prix d'un livre classique, alors qu'il devrait être vendu moins cher qu'un livre de poche. :(

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Vampire

cisou9
:_salut:
Il est dommage que le livre électronique soit si cher. Presque le prix d'un livre classique, alors qu'il devrait être vendu moins cher qu'un livre de poche. :(

Bah, tant que l'offre numérique de livres en français ne s'élargira pas, le prix ne sera pas un problème, puisqu'il vaut mieux alors continuer à acheter du papier... Ou alors il faut devenir bilingue et maîtriser l'anglais (j'y travaille... :pet: ).

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StarDreamer

Effectivement, si on retire les coûts de publication et de diffusion, le prix d'un livre électronique -mécaniquement- devrait déjà être beaucoup moins cher. Et ensuite, question marketing, pour lancer un produit, on commence par faire des prix d'appels intéressants ...

... mais je pense que les maisons de production culturelles (je ne parle pas que des livres) n'arrivent toujours pas intégrer les aspects nouveaux de notre monde moderne. Tant pis pour eux, et vive les livres papiers !

EL
Elixire

"La dématérialisation permet de réduire les coûts pour le consommateur et augmenter les revenus des auteurs..."

Franchement, vous y croyez encore vous ?

C'est pas bien d'être aussi candide : tant que les majors existeront, les auteurs seront toujours rémunérés des clopinettes et le consommateur pressuré au maximum.
Mais rassurez vous, internet abrite maintenant quelques éditeurs spécialisés qui reversent jusqu'à 40% des recettes aux auteurs pour une première édition vendue autour de 10€ (soit de 50 à 80% de moins que le prix de vente habituel)...
Du moins jusqu'à ce que les majors fassent appels à leurs copains législateurs pour brider ce dernier espace de liberté qu'est internet :fada:
Ils seraient bien capable de porter plainte pour concurrence déloyale ou pour le motif fallacieux de porter préjudice aux libraires puisqu'ils ne passent pas par ces intermédiaires...

Allez, encore un peut de patiente et nous seront bientôt dans votre mille-neuf-cent-quatre-vingt-quatrocratie préférée :sarcastic:

Et 'pi de tout' façon, un livre sera toujours mieux qu'une tablette, c'est une question d'autonomie des pilles et de résistances à certains environnements "hostiles" (sable, plein soleil, humidité, chocs dans le sac à dos, écrasement etc...)