Le scarabée: acteur du réchauffement climatique

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Le pin "Pinus Contorda" (en français "pin tordu") est actuellement menacé par la prolifération de scolytes, petits scarabées vivant dans l'écorce. Cette espèce de pin, dominante dans l'ouest américain, pourrait ainsi se voir progressivement remplacée par les pins Aspen, entrainant un changement de l'ensemble de l'écosystème subalpin des rocheuses, ainsi que des paramètres climatiques locaux.

Une espèce de scolyte: le dendroctonus ponderosae

Le scolyte est un scarabée originaire des rocheuses dont la reproduction était jusqu'à présent contrôlée par la rigueur des hivers. La succession récente d'hivers doux semble avoir favorisé le cycle de reproduction de ces insectes, entrainant leur prolifération. Si en temps normal, le scolyte joue un rôle primordial et positif dans l'équilibre des forêts, en véhiculant les spores et en régulant l'évapotranspiration des arbres. Toutefois, lorsque les arbres sont déshydratés, ceux-ci émettent des hormones, annihilant leurs défenses naturelles. Les scolytes ne rencontrent alors plus de barrière et pénètrent alors à l'intérieur du tronc. Plus l'arbre est soumis a un stress hydrique important, plus celui-ci est susceptible de mourir des attaques des scolytes.

De récentes observations communiquées par le NCAR (Centre National de Recherche Atmosphérique situé au Colorado) montrent que l'impact de la prolifération des scolytes sur la biosphère ne se résume pas seulement à la mort de milliers d'arbres mais aussi à un changement des paramètres climatiques locaux tels que la température et les précipitations. En effet, les scolytes sont responsables de l'arrêt de la photosynthèse au niveau des pins fortement déshydratés ainsi que de rejets locaux d'importantes quantités de dioxyde de carbone. Les chercheurs du NCAR estiment que l'impact des scolytes pourrait entrainer une hausse locale de la température de 2 à 4 degrés.

L'activité des scolytes aurait donc des répercussions non négligeables sur le cycle du carbone, de l'azote et de l'eau, contrôlant les paramètres climatiques tels que la température ou les précipitations. Dans le but de quantifier ces perturbations, un projet de recherche international, nommée BEACHON (Bio-hydro-atmosphère interactions of Energy, Aerosols, Carbon, H2O, Organic & Hydrogen) et dirigé par le CNAR a été mis en place dans le courant du mois dernier (Août 2008). Ce programme de recherche, d'une durée de quatre ans, collectera un ensemble de données permettant de caractériser et de quantifier les échanges entre la biosphère, l'hydrosphère et l'atmosphère. Ces bases de données serviront par la suite à la construction de modèles numériques ayant pour but de simuler les potentiels changements climatiques attendus sur la zone d'étude.

Les résultats de cette étude sont par ailleurs très attendus en termes de gestion des ressources en eau de la région. De récentes études, menées par le service forêt de l'USDA, mettent en garde le gouvernement sur l'impact que la perte de forêt pourrait avoir sur le bassin versant du Colorado, lieu de recharge des nappes souterraines de la région. Une perte de forêt, se traduisant par un assèchement du sol et une augmentation de la température, pourrait augmenter l'évapotranspiration du sol et diminuer significativement la recharge en eau des nappes souterraines. Un tel scenario aurait alors d'importantes conséquences sur la gestion de l'eau de plusieurs états de l'Ouest, les ressources souterraines des Rocheuses étant actuellement exploitées pour les besoins en eau potable de nombreuses villes telles que Denver.

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$$$

Publication
Les chercheurs du NCAR estiment que l'impact des scolytes pourrait entrainer une hausse locale de la température de 2 à 4 degrés.

Hallucinant cet impact !!!

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Maulus

Deux idées s'opposent :

  • la nature est autonome, elle est toujours en mouvement, pourquoi ne pas laisser faire ? (pas d'amalgame ici avec le pourrissage de l'atmosphère)
  • contrôler l'évolution naturelle prédateur / gibier dans un effort vain de préserver l'écosystème en l'état ? (état qui n'est d'ailleurs jamais statique)
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Pollux

Ces idées s'opposent, c'est vrai.

Par contre la première idée est de moins en moins vrai.
Les hommes ont tellement dégradé leur environnement, qu'un petit accident pourrait tout ruiner.

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Stardust

Le ver de terre, l’agriculteur, le joueur de golf et le « bon sens »

Parlons du ver de terre... :D

Si on compare le ver à l’agriculteur, en une année le ver déplace plus de sol que tous les outils agricoles les plus modernes et augmente sensiblement le rendement des cultures.
Le « hic » : les labours et les pesticides détruisent les vers de terre. Des recensements montrent que leur nombre se réduit au sein des parcelles agricoles labourées et mono culturales. Depuis un siècle, certains terrains sont passés de 2 à 4 tonnes de vers de terre à l'hectare à… 50 kg. Du coup, il y a une baisse énorme de la diversité même en bordure de parcelles et dans les haies, disparition des fleurs des champs, et par suite des abeilles...
Solution : aujourd'hui, on cultive et on « replante » des vers de terre… et on découvre qu’on peut cultiver sans labourer…

Si on compare le ver de terre au joueur de golf, le premier représente la moitié du poids de la bio-masse terrestre.
Le « hic » : les vers de terre criblent les « greens » (terrains de golf) de petites buttes de terre glissantes et qui tâchent le blanc des chaussures. Alors, sur les golfs on emploie des pesticides spéciaux pour tuer les vers. Du coup, la terre se tasse, la pluie ruisselle, le gazon étouffe.

Solution : le golf « écolo » :
L’analyse du spécialiste : (doc .pdf) https://www.ecoumenegolf.org/BGazon/Rol ... 20vers%20de%20terre%2036.PDF
Un projet déjà mis en place (sympa, marrant, intelligent) : https://www.les-vegetaliseurs.com/article-25776-golfetecologie.html

Derrière cette situation paradoxale, une vérité se fait jour : les organismes qui vivent dans le sous-sol et contribuent à la fertilité des terres attendent encore d’être découverts... Cf. Programme des Nations Unies pour l'environnement (2002) :
https://new.unep.org/Documents.Multilin ... ntID=270&ArticleID=3180&l=fr

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buck

autre solution: le street golf (cf un episode des expert manhattan 2nde saison) ou on joue au golf en ville avec les gens, et objets s'y trouvant

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Pollux

Et rappelons une idée des plus simples pour lutter contre le CO2:
Plantons des Arbres !

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buck

Pollux
Et rappelons une idée des plus simples pour lutter contre le CO2:
Plantons des Arbres !

sauf que ca relargue bcp de CO2 dans l'atmosphere

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Pollux

buck
sauf que ca relargue bcp de CO2 dans l'atmosphere

Mais non, les arbres fixent le CO2 dans le bois.
Ca fait parti de la photo synthese:
6CO2 + 6H2O + lumière → C6H12O6 + 6O2

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buck

et la nuit?

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Pollux

Je ne sais pas moi,
La nuit, les arbres, ils ne font rien, ils poussent ?

En tout cas, j'suis sur à 100% que le bilan au final est forcement en la faveur d'une diminution du CO2. Sinon ou prendraient ils le carbone qui les constitues ??

Sinon, voici, un joli proverbe Africain:

Quand un arbre tombe, on l'entend, mais quand la forêt pousse, pas un bruit !

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DarkPounette

buck
(cf un episode des expert manhattan 2nde saison)

acteur de l'affaiblissement prosaïque? :fada: