Le secret des séismes lents mis à jour

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Depuis les années 1980, les sismographes détectent des petites secousses étranges aux abords des zones de subduction entourant le Japon, notamment aux alentours des zones à plus haut risque sismique, comme à Nankai au sud-ouest du Japon. Quatre types de mouvements tectoniques ayant des caractéristiques communes ont été recensés et regroupés sous la dénomination "séisme lent". Ces secousses de très faible intensité ont la caractéristique de durer d'un dixième de seconde à plusieurs mois, voire un an, avec des fréquences très basses. Bien que connus des sismologues, les séismes lents n'avaient jamais été étudiés car difficiles à mesurer précisément.

Depuis 2000, une équipe de chercheurs américano-japonaise analyse les données du réseau d'observation sismique à haute sensibilité Hi-Net et viennent de présenter leurs conclusions.

En considérant les quatre phénomènes sismiques lents comme un seul séisme lent, et non comme un ensemble d'évènements isolés, il est possible d'établir une règle de proportionnalité entre la durée des secousses et l'énergie qui est alors dégagée. Pour les séismes lents, lorsque que la magnitude augmente de 1, la durée des secousses augmente d'un facteur 30. Il en est de même pour la magnitude de moment, grandeur directement reliée à l'énergie libérée. Il existe donc une relation directe entre la durée des tremblements et l'énergie dégagée. Pour les séismes "classiques" le rapport n'est que de 3 entre la durée de secousse et l'énergie produite. Cette nouvelle relation a pu être vérifiée non seulement au Japon mais également sur de nombreux autres sites sismiques lents sur le globe.

Cette découverte apporte de nombreux espoirs quant à la compréhension des phénomènes de subduction qui peuvent causer des séismes dévastateurs. Le professeur Ide de l'Université de Tokyo souligne que, dorénavant, les phénomènes sismiques seront classés dans deux catégories différentes : les séismes traditionnels et les séismes lents. Il insiste sur le fait qu'il ne faudra plus associer les tremblements de terre à des manifestations violentes et destructrices, et que cette nouvelle considération permettra peut-être de résoudre les énigmes concernant les zones de subduction.

Un article à ce sujet est paru dans le numéro 7140 du magazine Nature.

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sonic

simple question de curiosité :
lorsque la corée du nord a dit avoir procédé à un essai nucléaire en sous-sol, les japonais ont répondu avoir enregistré des secousses. (il y a quelques mois de cela)
en même temps, personne ne peut prouver l'existence de la force nucléaire en corée.
peut-il y avoir un lien entre la secousse enregistrée à l'époque et cette news ? ou les fréquences enregistrées sont trop différentes ?

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buck

la frequence et la forme des ondes sont differentes normalement

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Maulus

en tout cas c'est une très bonne nouvelle pour la prédiction des grosses secousses.
la surface terrestre tremble en pérmanence! c'est vivant !! ahhh :D :D