Le sous-sol des mers lunaires analysé par échos radars

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Une équipe internationale, conduite par de chercheurs du Laboratoire de Planétologie de Grenoble (INSU-CNRS), a analysé la structuration du sous-sol des mers lunaires, jusqu'à plus de 800 mètres de profondeur, grâce au radar embarqué à bord de la sonde japonaise SELENE. Les échos radars mettent en évidence des coulées basaltiques de nature différente dans certaines zones de ces mers, mais pas dans d'autres. Ces échos seraient liés à des épisodes volcaniques discontinus avec altération de la surface pendant les périodes sans éruption, et leur détectabilité liée à la présence d'ilménite. Ces travaux sont publiés dans Geophysical Research Letters.

Les mers lunaires sont les zones plus sombres visibles sur cette image de la Lune
prise avec le Télescope Canada-France-Hawaii. Crédit: © CFHT.

Les mers lunaires sont d'anciens bassins d'impacts météoritiques remplis de basalte. Le radar LRS (Lunar Radar Sounder) à bord de la mission Japonaise SELENE permet de sonder les structures profondes de ces mers lunaires. Des interfaces ont pu être détectées à des profondeurs estimées entre 400 et 800 m. Ces interfaces correspondent à différentes coulées de basalte qui ont eu lieu entre 0,5 et 3 milliards d'années, les basaltes de ces coulées ayant des compositions différentes.

La signature radar de ces interfaces a été cartographiée par l'équipe pilotée par des chercheurs du Laboratoire de Planétologie de Grenoble (LPG ; INSU-CNRS, Université Joseph Fourier, Observatoire des Sciences de l'Univers de Grenoble). Si l'on retrouve la signature radar de ces interfaces dans certaines parties des mers, d'autres parties ne présentent pas de signature.

Exemple de profils de sous-sol de mers lunaires pris avec le radar LRS.
En a) pas d’interface visible, en b) une trace unique d’interface et en c) deux signatures d’interfaces.
Crédit: © SELENE/LRS. LPG.

Ils ont montré que la répartition géographique des zones où sont observées ces interfaces est corrélée à différentes observations de la géologie de surface. Ainsi la nature des matériaux géologique présents permet d'expliquer la disparition apparente d'interface au sein du signal radar. En effet, la présence de certains minéraux en particulier l'ilménite, oxyde minéral de fer et de titane (FeTi03), peut expliquer une perte accrue du signal radar et les travaux de cette équipe suggèrent que ces interfaces existent au sein de toutes les mers lunaires.

Les interfaces détéctées sont interprétées par la présence d'un épisode volcanique suivi d'une phase de régolithisation (altération de surface sur la Lune liée aux micro-impacts et aux vents solaire). La profondeur estimée de ces interfaces est de plusieurs centaines de mètres et implique la présence d'un volcanisme discontinu lors de la formation des mers lunaires. Ces observations apportent donc de nouvelles contraintes sur les processus magmatique à la base de l'emplacement des mers lunaires.

AD
adagio

Ce n'est donc pas un Monolithe ? :(

humour :)

AR
arnache

cette image de la Lune prise avec le Télescope Canada-France-Hawaii

Faut pas exagérer. C'est une image de synthèse créée à partir de photographies.

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buck

arnache


cette image de la Lune prise avec le Télescope Canada-France-Hawaii


Faut pas exagérer. C'est une image de synthèse créée à partir de photographies.

Donc une image ...

DR
drOops

Ce n'est pas "une image" qui est mis en cause mais "prise avec le Télescope Cana...".

C'est drôle d'ailleurs de voir l'ombre de la lune se poser sur... l'espace.

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cisou9

:_salut:
Dommage que l'on ne peut pas grossir l'image. :pet:

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klinfran

autant on est toujours surpris quand on étudie plus en profondeur mars ou vénus ou mercure ou jupiter ou ses lunes ou saturne ou titan ou pluton ou...autant la lune ne surprend jamais.

ZO
Zoharion

Les messages inutiles me surprendront toujours pour ma part.

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klinfran

et bien d'accord allons-y, le tiens était sans ucun doute très très utile...Vénus a un tourbillon bien particuliers à un (les deux?) de ses pôles, vraiment anormal, il y aurait de la glace d'eau dans les cratères de mercure et son relief est bien plus riche que ce que l'on imaginait, Mars n'en parlons pas entre le méthane et son sous sol, les découvertes vont toujours à l'encontre des suppositions, les lunes joviennes recèleraient presque toutes des océans sous terrains, Saturne a un hexagone à chaque pole et ses anneaux sont très intéressants... bref ça va devenir lourd, et je n'ai pas toutes les références, mais on a pas grand chose de palpitant avec la lune... je ne vois pas ce qui te dérange avec ce commentaire.

BO
bogdanov

Moi j'aime bien la Lune! :love:

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klinfran

Parce que tu penses y aller un jour surement...c'est vrai que rien n'est impossible igor.