Le voyage immobile vers Mars…

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A l’institut des problèmes biomédicaux de Moscou, le Français Romain Charles ajuste une combinaison spatiale avec laquelle seront simulées des sorties à la surface de Mars au cours de la mission Mars 500 qui a débuté avant-hier. Pendant 520 jours, Romain Charles sera placé avec 5 autres membres d’équipage dans un ensemble de conteneurs reproduisant aussi fidèlement que possible les conditions de vie ainsi que les différentes étapes d’une mission spatiale à destination de la planète rouge.

Romain Charles

Les 250 premiers jours correspondront à la durée du trajet Terre-Mars. Un retard dans les délais de transmission entre la mission et le centre de contrôle sera même progressivement introduit pour tenir compte de l’éloignement supposé du vaisseau.

Viendra ensuite une période d’un mois correspondant à la phase d’exploration martienne proprement dite, rythmée de sorties en scaphandre sur un sol martien reconstitué.

La période simulée de retour vers la Terre ne durera que 240 jours, le vaisseau virtuel étant supposé s’être allégé lors des précédentes phases de la mission.

L’objectif de Mars 500 est d’évaluer les effets psychologiques et médicaux d’un voyage spatial de longue durée en milieu confiné et sans possibilité de contact direct avec la Terre. L’expérience acquise permettra de préparer une mission réelle vers Mars le jour où celle-ci aura été décidée.

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Ray Lux

Bonjour ;

C'est super, je pense que certains êtres humains sont doués de formidables capacités d'adaptations. Quel exploit, si les résultats sont positifs ! Mais qui offre les moyens financiers ? Nous ne sommes même pas capables de boucher une fuite qui se situe à 1,5 km de profondeur...! Et les milliards que cela coût, dans l'état actuel du monde ??? :gueule:

Ray Lux

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JNem19

Je trouve l'expérience peu réaliste, voire inutile.
Lors d'un lancement vers Mars arrive un point de "non-retour immédiat" ou quoi qu'on fasse on ne reviendra pas avant des mois sinon des années. Une propulsion avancée style "nucléaire/VASIMR" permet de se donner une marge de sécurité, pas infinie néanmoins.
Quoi qu'il arrive lors d'un voyage réel l'équipage sait qu'il ne peut compter que sur lui-même et la chance et psychologiquement la différence est énorme. Si un des candidats a besoin d'une intervention chirurgicale, si quelqu'un déprime, si le matériel connaît une grave avarie, on arrête tout et les candidats le savent. C'est "loft story" relooké, tout le monde sait que c'est du pipeau intégral.
Par contre, quand vos chances de revenir vivant sur Terre nécessitent que d'innombrables choses aillent comme prévues (donc idéalement) le stress au quotidien n'est pas le même.
A aucun moment ces gens ne penseront qu'ils pourraient ne jamais revenir sur Terre et revoir ceux qui les aiment et ce n'est pas un détail... Toute la différence entre être à des centimètres de la Terre et des centaines de millions de km...

VI
Victor

Déjà ils imaginent un vaisseau de plusieurs centaines de mètre cubes... On est loin des missions Appolo et leurs 10 mètre cubes habitable, il faut penser à des technologies nouvelles du genre VSMR, un bouclier anti-radiation cosmique et une centrale d'énergie dont je n'imagine pas les caractéristiques... Je vois mal 5 hommes passer 520 jours dans 10 mètres cubes... Même dans cette expérience sur Terre

PA
passant

Michel
d’un voyage spatial de longue durée

Ni pour ni contre. Il faut essayer. De toute manière il faudra quitter la Terre un de ces jours, mais pour aller où ?

Quitter la Terre, car l'on sait que notre système ne durera pas, alors il faut bien un commencement dans les essais.

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pierrelaurent

Comme l'autre honorable correspondant, je ne suis ni pour, ni contre, bien au contraire.
A ceci près que les problèmes de l'espace vital, de la santé, du moral, du "pétage de plombs" (c'est déjà arrivé : grève d'un équipage en mission) et surtout de la protection contre les radiations ne sont même pas en passe d'être résolus. Quant à la décalcification due à l'absence de gravité, il faudra attendre encore quelques années pour générer une pesanteur artificielle ou lancer un machin tournant comme dans "2002 l'Odyssée de l'espace" pour en recréer une approximation. Je ne vais pas m'insurger contre ces expériences, mais on ne fait qu'aborder une infime partie du problème afin d'amuser la galerie (?) et de faire rêver le contribuable et les décideurs ignares et/ou opportunistes.
Merci de votre attention.

PA
passant

pierrelaurent
Quant à la décalcification due à l'absence de gravité,

Peut-on vivre sans os ? Le cerveau a-t-il besoin d'os pour penser ?

On peut imaginer dans l'avenir un humain au corps flasque, rampant, mais pensant.

VI
Victor

Le cerveau n'a peut être pas besoin des os pour penser mais si les astronautes ont des fracture de fatigue ils ne resteront pas longtemps en forme voire vivant

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JNem19

@ victor
On sait que le meilleur moyen de gérer les facteur psychologique et physiologiques (et les radiations) est d'aller vite en transit interplanétaire.
Dans ce cas de figure (voir VASIMR) on peut en théorie ne mettre que 40 jours pour arriver en orbite martienne ou sur la planète et le volume disponible en vol comme le blindage pour les radiations cosmiques peuvent pas mal diminuer. Le risque de panne matérielle diminue aussi car on peut alors se passer d'un recyclage sophistiqué en vol.
On sait se protéger des radiations cosmiques (omnidirectionnel, bas niveau) bien mieux que des éruptions solaires (qui peuvent être mortelles sans protection) via un vaisseau à aménagement concentrique et bouclier aqueux reconfigurable en vol.
Au sol on a la protection hémisphérique du sol et tous les matériaux locaux pour se blinder et tous les ingrédients pour tailler la route sur le plan physique et psychologique.
On saura compacter un réacteur nucléaire dans la coiffe d'une grosse fusée (on l'a fait pour les sous-marins), reste à développer la propulsion.
En prime, une propulsion avancée c'est bien moins de masse à lancer et in fine un coût de mission qui dégringole (avec l'utilisation des ressources locales) et le principal obstacle à ces voyages étant le coût...
Mais je doute qu'un équipage martien subisse un confinement similaire à celui de cette équipe. Il y aura du volume au sol et surtout les membres d'équipage seront souvent seuls (ou en duos) dans la journée (environnement de téléprésence et robots).
On n'aura pas à supporter les blagues à deux balles de robert et les pets continuels de raoul pendant 520 jours.
Donc cette expérience (comme les vols en impesanteur d'un an et plus) ne serviront que marginalement aux pionniers qui iront sur Mars.

VI
Victor

Pour te répondre il y a beaucoup trop de Yaka et de Ifo il y a des trucs actuellement qu'on ne sait pas faire entre autre un générateur léger, compact, non polluant donc non létal et très énergique, ça reste une belle idée mais tant qu'on a pas cela, ce n'est pas la peine d'essayer

VI
Victor

Pour les optimistes c'est ce moteur qui ferait la différence... Atteindre Mars en 39 jours et là c'est jouable
http://fr.wikipedia.org/wiki/VASIMR