Les éléphants peuvent-ils « parler » comme les humains ?

Restez toujours informé : suivez-nous sur Google (☆)

Les éléphants communiquent beaucoup et le font souvent sur de grandes distances en utilisant des sons de très basses fréquences appelés infrasons. Contrairement au sifflement pour les chiens, ces infrasons concernent des fréquences inférieures à 20 Hertz, ou cycle par seconde, de sorte qu'ils ne sont pas perçus par l'oreille humaine.

Les éléphants pourraient parler comme les humains.
Illustration: Thomas Breuer / Wikimedia Commons

Un nouveau travail montre que les éléphants ont recours au même mécanisme physiologique qui permet à l'homme de s'exprimer oralement pour atteindre ces notes extrêmement basses. Jusqu'à présent, la question se posait de savoir si ces sons étaient dus à un contrôle musculaire, comme le miaulement du chat, ou à une vibration causée par de l'air passant au travers des cordes vocales comme chez l'être humain.

Le décès naturel d'un éléphant dans un zoo de Berlin a donné l'occasion à Christian Herbst et ses collègues de directement étudier ce phénomène. Les chercheurs ont utilisé des observations faites en filmant à haute vitesse le larynx excisé de l'éléphant pour montrer que les infrasons de l'animal pouvaient être reproduits sans activité nerveuse, ce qui suggère l'absence de tout contrôle musculaire. Le fait qu'ils aient pu refaire les infrasons de l'éléphant en laboratoire démontre que ces animaux ont recours à une aérodynamique myoélastique, un mode de vocalisation pour communiquer dans la nature. De telles vibrations sont utilisées par une large gamme d'animaux allant des humains qui chantent jusqu'aux chauves-souris qui écholocalisent, et les chercheurs suggèrent que ce type particulier de production vocale s'étend sur une gamme de cinq ordre de grandeur pour ce qui concerne la taille des organismes et les fréquences utilisées.

Référence: « How Low Can You Go? Physical Production Mechanism of Elephant Infrasonic Vocalizations » par C.T. Herbst, A. Stoeger et W.T. Fitch de l'Université de Vienne à Vienne, Autriche ; R. Frey du Leibniz Institute for Zoo and Wildlife Research à Berlin, Allemagne ; J. Lohscheller de l'University of Applied Sciences à Trièves, Allemagne ; I.R. Titze de l'Université de l'Utah à Salt Lake City, UT ; M. Gumpenberger de l'University of Veterinary Medicine Vienna à Vienne, Autriche ; W.T. Fitch de l'Université de Vienne et de l'University of Veterinary Medicine Vienne à Bad Vöslau, Autriche; Science du 3 août 2012, article n° 17.

AL
alessandro pendesini

Bonjour
Ce qui semble certain c’est que l’éléphant se reconnaît dans un miroir : il est conscient d’être conscient ! Reste à savoir son niveau de conscience comparée à l’humain. Il est peu probable qu’elle dépasse celle d’un enfant d’environ cinq ans, d’où son « langage » ne peut être que cognitivement rudimentaire, tout étant efficace.
P.S. Un éléphant peut-il imaginer, par exemple, un homme avec des cornes ?

avatar
cisou9

Nocus
Si on joue à ce jeu la il y a beaucoup d’animaux qui sont capable de réussir le test du miroir ...

Non, il y en a très peu certains singes par exemple. :_grat2:

avatar
Troll

Il y en plus que tu le crois 6sous !!
Certains mammifères, dont principalement des singes, mais aussi pas mal d'oiseaux, mais aussi les mammifères marins comme les dauphins ou orques.
Certains ont refait l'expérience avec pas mal d'oiseaux différents mais au lieu de faire l'expérience avec seulement 2 ou 3 sujets de la même espèces, certains chercheurs l'ont fait avec une cinquantaine de la même espèce.....résultats, pour cette expérience du miroir, il faudrait parler en terme d'individus et non d'espèces animales.
Apparemment, même chez les animaux, les oiseaux dans le cas de cette expérience, le degré de conscience varie d'un individu à un autre.