Les mauvais gras disculpés ?

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Les gras saturés et les gras trans contenus dans les produits laitiers ne sont pas les démons annoncés, soutient le chercheur Benoît Lamarche.

Les scientifiques sont divisés, les nutritionnistes sont perplexes et les consommateurs sont confus. Voilà en gros la situation dans laquelle nous sommes plongés depuis que des études ont démontré que les gras saturés ne sont pas les démons annoncés et que les gras trans laitiers ne sont pas néfastes pour la santé. Ces étonnantes nouvelles venant du front de la recherche ont été livrées par le professeur Benoît Lamarche, du Département des sciences des aliments et de nutrition, aux 175 personnes qui prenaient part au colloque annuel du Centre de recherche en sciences et technologie du lait (STELA), présenté le 30 mai à Québec.

Que s'est-il donc produit pour que les scientifiques virent ainsi leur veste ? «La mauvaise réputation des gras saturés a commencé dans les années 1950 lorsqu'une étude a montré que le risque de maladies coronariennes dans sept pays était directement lié à l'abondance de gras saturés dans la diète, a d'abord rappelé le professeur Lamarche. Plusieurs études ont ensuite révélé que le taux de mauvais cholestérol augmentait en fonction de la consommation de gras saturés.» Il n'en fallait pas plus pour que les consignes nutritionnelles fassent de ces gras l'ennemi à abattre et que les produits laitiers, qui représentent une source importante de gras saturés, se retrouvent sur la ligne de feu.

La réalité est cependant plus complexe, a démontré Benoît Lamarche. En 2010, une vaste étude épidémiologique menée auprès de 360 000 sujets suivis pendant 14 ans - «pas exactement le genre d'étude faite sur le coin d'une table», commente-t-il - révélait que la consommation de gras saturés n'avait aucun effet sur le risque cardiovasculaire et semblait même réduire le risque d'accident vasculaire cérébral. «Ces résultats ont soulevé beaucoup de discussions au sein des organisations chargées d'émettre des recommandations nutritionnelles», souligne le chercheur.

Le cas des gras trans semblait plus clair. Personne ne remettait en doute les effets négatifs des gras trans industriels sur la santé; c'est pourquoi des mesures ont été prises pour les éliminer de la plupart des aliments transformés. Mais qu'en était-il des gras trans naturels dont la principale source dans notre alimentation sont maintenant les produits laitiers ? Sont-ils aussi néfastes que leurs cousins industriels ? Non, indiquent les travaux menés par l'équipe de Benoît Lamarche au sein du Centre STELA. À moins d'être un ogre qui consomme des quantités astronomiques de produits laitiers, cette source de gras trans ne modifie pas le profil lipidique ni le risque de maladies cardiovasculaires.

Comment expliquer les errances de la science au sujet des gras saturés et des gras trans au cours des dernières décennies ? «Les outils de recherche dont nous disposons comportent des failles, reconnaît d'abord Benoît Lamarche. Par exemple, même si les sujets qui participent aux études ne sont pas menteurs, ils sont tout de même subjectifs lorsqu'ils rapportent ce qu'ils ont mangé.» De leur côté, les chercheurs abordent les problèmes sous l'angle des nutriments afin de comprendre les mécanismes sous-jacents. «Mais, rappelle le chercheur, dans la vraie vie, les gens ne consomment pas des nutriments, mais des aliments, et il faut considérer l'effet de l'aliment entier sur la santé.» Au cours des prochaines années, les scientifiques ne manqueront pas de pain sur la planche pour concilier toutes les données issues des études sur les gras et pour les convertir en recommandations fiables et digestes pour le commun des mortels. Sinon, tout cet éclairage scientifique ne fera qu'aveugler les consommateurs qui y verront encore moins clair dans les choix alimentaires qu'ils doivent faire.

PA
pablocito24

Hé ben!

Moi qui me cherchait justement un emploi...
Je vais me faire chercheur en nutrition, et dire n'importe quoi, et son contraire!
J'ose espérer que la paye est bonne!!
Ça doit, si on pense à toutes les grandes compagnies alimentaires qui financent le monde de la recherche!

Pablito :bou2:

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franckpiton

pablocito24
Ça doit, si on pense à toutes les grandes compagnies alimentaires qui financent le monde de la recherche!

Le monde de la recherche ou de la propagande ?

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Troll

Si il y a bien un domaine dans lequel je ne fait plus confiance dans la recherche scientifique, c'est bien la nourriture et l'influence de celle-ci sur le corps humain.
A chaque fois que je lis un article scientifique sur le sujet, j'ai toujours la même impression.....à savoir que l'influence d'un aliment est le même chez tout le monde comme si tout le monde avait le même corps !! Et ben non, c'est pas vraiment comme ça que ça se passe ! On n'est pas tous égaux.
On n'est déjà pas égaux à la naissance et cela s'accentue suivant les habitudes alimentaires de chacun. On ne digère pas tous de la même manière, la résistance des corps n'est pas le même face aux agression extérieurs ( et intérieur ). Pour un effort donné certains transpirent, d'autres pas. Certaines personnes vont vivres longtemps alors qu'elles fument et boivent pendant que d'autres vont mourir jeunes sans avoir fait d'excès. La liste pourrait être très longue de toutes ces différences.
Bref, chaque corps est subtilement différent et ses besoin sont de paire avec ces subtilités. Et aujourd'hui encore, on est très loin de pouvoir déterminer ces subtilités, on ne voit qu'une mécanique grossière, et la même pour tous.

franckpiton
Le monde de la recherche ou de la propagande ?

Quand la recherche est issue de compagnies privées, on est en droit de penser que la propagande n'est jamais bien loin. Il n'y a qu'à voir les recherches sur les ogm.

AL
alessandro pendesini

Mon intuition -mais pas seulement- me fait dire que cet article est une pure supercherie (une de plus….) ! Il y a actuellement de preuves pragmatiques accablantes dans le domaine médical qui le contredisent !!!
N.B. Une théorie scientifique a d'autant plus de chance d'être acceptée qu'elle épouse l'ontologie dominante d'une population et, inversement d'être rejetéé si elle si oppose....
La société de consommation a privilégié et privilegie l'AVOIR au détriment de l'ETRE ! Qu'on se le dise.......

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chiedo

J'ai vue récemment dans une émission sur le sujet que 90% du cholestérol était produit par le corps. :larme:
Donc par conséquent l’alimentation n'a que peu d'influence sur ce point (à moins d’être clairement dans l’excès).

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cisou9

chiedo
J'ai vue récemment dans une émission sur le sujet que 90% du cholestérol était produit par le corps. :larme:
Donc par conséquent l’alimentation n'a que peu d'influence sur ce point (à moins d’être clairement dans l’excès).

:_salut: Oui mais en fonction des aliments que l'on consomme. :bon:

JL
jlparm

Qui que nous soyons, si notre taille est 1.70m, et notre poids : 95kg, je vous fais grâce du calcul de l'IMC, les probabilités pour que votre consommation de bons, ou mauvais gras soit excessive, sont très importantes.Pour rester dans le Pol-Cor, la consommation de tous les aliments est excessive.La réponse aux questions que l'on pose à ces personnes est invariablement identique: je mange pas grand chose, je ne comprends pas pourqoi je prens du poids! Le premier problème à régler, est le déni de réalité, donc psychopathologique, le second, c'est la surconsommation. Le poison est dans la dose !Quand aux Oméga 3, 6, n+1, sturés cis ou trans ... quelle rigolade !