Messenger: six mois après le survol de Mercure

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Six mois après le survol de Mercure par la sonde Messenger, les scientifiques redécouvrent Mercure, la planète la plus proche du Soleil. Ce passage a apporté des informations importantes sur l'histoire et l'environnement actuel de la planète.

Notez que ce survol est le premier des trois avant que la sonde s'insère en orbite autour de Mercure, le 18 mars 2011. Le prochain survol est prévu le 6 octobre 2008.

Mercure observée par la sonde Messenger le 14 janvier,
à 18 000 km de distance, 55 mn avant le survol au plus près.
Cliquer sur l'image pour l'agrandir

Cette mission marque la seconde visite jamais effectuée auprès de Mercure et la première depuis la mission Mariner 10 au milieu des années 1970. Par rapport à Mariner 10, la sonde a non seulement déjà donné une vue plus rapprochée de Mercure mais aussi dévoilé 20 % de plus de sa surface. Des informations nouvelles ont ainsi été recueillies sur sa surface, son atmosphère ainsi que son champ magnétique.

On remarquera notamment que certains aspects de la surface de la planète dont l'origine était restée controversée depuis la mission Mariner 10 semblent maintenant attribuables au volcanisme plutôt qu'à des collisions. Le bassin d'impact Caloris (1500 km de diamètre) est par exemple complètement rempli de lave ce qui suggère qu'il existe de nombreuses sources de magma à l'intérieur de Mercure.

Les chercheurs ont aussi découvert un grand nombre de failles, de plis et d'autres reliefs qui reflètent ensemble que la planète a subi une compression globale supérieure d'environ un tiers à ce qui était prévu. Même si la masse de Mercure est dû pour 60 % au fer, cet élément est relativement rare à sa surface (par comparaison avec des terrains similaires connus sur la Lune) et donc probablement dans sa croûte et son manteau, ce qui est inhabituel par rapport aux autres planètes du Système Solaire interne. Les scientifiques n'excluent pas que ce fer soit invisible pour les instruments de leur sonde parce qu'il serait caché par la composition des roches de surface. A suivre donc.

Messenger a aussi mesuré en grand détail le champ magnétique de Mercure et analysé ses effets sur son environnement spatial. Globalement, ces observations témoignent que Mercure est une planète dynamique où le noyau, la surface et l'atmosphère externe et les régions de l'espace situées dans son champ magnétique et en dehors sont fortement imbriqués.

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Maulus

on est sur qu'un noyau de fer en rotation, c'est LA solution pour expliquer le champ magnétique ?
sachant que c'est quasiment un prérequis pour l'apparition de la vie sur une planète, il est très interessant de comprendre comment sa fonctionne et surtout comment le détecter de loin.

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cisou9

Son atmosphère , pression ? composition ?

Je pensais qu'elle n'en avait pas. :jap:

VI
Victor

ça ressemble assez à un noyaux de Terre... Pas assez lourd pour avoir une atmosphère... Et assez compact pour avoir un champs magnétique... Il doit être riche en élément lourds du style des minéraux supérieurs au fer... Il y a un truc que je comprends pas, ils parlent de cratères de volcanisme alors que sur la photo ça ressemble plus à des cratères d'impacts

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M.Quitant

cisou9
Son atmosphère , pression ? composition ?


Je pensais qu'elle n'en avait pas. :jap:

Pareil pour moi, mais il semble que ce n'est pas le cas.

Atmosphère
[modifier]L'atmosphère de Mercure est quasi-inexistante ; on n'en décèle que quelques traces. Elle est extrêmement ténue à cause de la chaleur et de la faible gravité de la planète, à tel point que les molécules de gaz de l'atmosphère entrent plus souvent en collision avec la surface de la planète qu'avec d'autres molécules de gaz. Il est d'ailleurs plus approprié de parler de l'exosphère de Mercure que de son « atmosphère ». Dans la plupart des cas, on peut la négliger et considérer Mercure comme privée d'air.

Cette atmosphère est principalement composée de potassium (31 %), de sodium (25 %) et d'oxygène (9,5 %). On y trouve aussi des traces d'argon, de néon, d'hydrogène et d'hélium.

Mariner 10 mit en évidence une ionosphère d'au plus un cent-millième de celle de la Terre.[réf. nécessaire]

Le vent solaire et le dégazage du sol expliquent cette « atmosphère » transitoire, d'une très faible pression de 200 nPa.

Les atomes composant l'atmosphère de Mercure sont continuellement libérés dans l'espace, avec une « durée de vie » moyenne (ou de demi-vie) d'un atome de potassium (ou de sodium) d'environ trois heures durant le jour mercurien, et seulement la moitié — soit une heure trente — lorsque la planète est au périhélie, c'est-à-dire au plus proche du Soleil. Ils sont cependant constamment renouvelés par divers mécanismes.

Le sodium et le potassium, ainsi que l'argon et une bonne part du néon proviennent du dégazage résiduel des roches. Alors que l'hydrogène et l'hélium proviennent principalement de la capture des ions du vent solaire par la magnétosphère de Mercure.

Les impacts météoritiques qui éjectent des particules arrachées à la surface de la planète, contribuent aussi à la formation de cette mince atmosphère. Ces météorites apportent elles-mêmes de la matière et pourraient d'ailleurs être la source du potassium et du sodium détectés dans l'atmosphère.

Wiki

GR
griffaurel

certains aspects de la surface de la planète...semblent maintenant attribuables au volcanisme plutôt qu'à des collisions

Il est certain que les gros cratères sont tous des cratères d'impact. Mais le remplissage des cratères par du magma et l'apparition de coulées de lave s'échappant de la surface est d'origine volcanique même si on peut facilement imputer les fractures de la surface aux impacts.