Ondes gravitationnelles : Virgo entre en phase d'exploitation

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Le 18 mai 2007, l’interféromètre Virgo a débuté sa première phase d’exploitation scientifique. Il s’agit d’une étape cruciale dans la traque aux ondes gravitationnelles. Virgo, le plus grand détecteur européen (franco-italien), vient rejoindre les détecteurs LIGO, aux États-Unis. Ce réseau ultraperformant d’instruments d’observation aura notamment la capacité d’observer la coalescence (1) de trous noirs binaires dans des galaxies éloignées et de fournir des informations sur la direction de la source. Le fonctionnement de Virgo est assuré conjointement par le CNRS et l’Institut National de Physique Nucléaire italien (INFN).

Les ondes gravitationnelles, prédites par la théorie de la relativité générale, sont des déformations de l’espace temps. Elles sont produites par des phénomènes astrophysiques violents dans notre galaxie et bien au-delà. Par exemple, les explosions de supernovae ou la coalescence de deux corps compacts, tels les trous noirs ou les étoiles à neutrons. Aujourd’hui, seules des preuves indirectes de l’émission d’ondes gravitationnelles ont été observées (récompensée par le prix Nobel de physique en 1993). La première observation directe ouvrira le champ de l’astronomie gravitationnelle et permettra d’approfondir notre compréhension de la gravitation et de la relativité générale.

Avec la première phase d’exploitation scientifique de Virgo c’est désormais chose possible. Virgo fonctionne de jour comme de nuit, constamment à l’écoute des signaux gravitationnels provenant de l’Univers proche (jusqu’à l’amas de galaxies Virgo, d’où son nom). Une équipe d’opérateurs et de scientifiques exploite et surveille l’instrument 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Les signaux sont détectés, enregistrés et font l’objet d’une première analyse à l’aide d’un système informatique en ligne. Ces données sont ensuite mises à la disposition de la communauté scientifique pour une étude ultérieure plus avancée.

Vue aérienne de l'antenne de détection des ondes gravitationnelles VIRGO
à Cascina, en Italie

Le détecteur d’ondes gravitationnelles Virgo est essentiellement un interféromètre laser de Michelson constitué de deux bras orthogonaux de trois kilomètres de longueur. La lumière voyage plusieurs fois entre deux miroirs situés aux deux bouts dans chaque bras avant se combiner avec la lumière en provenance de l’autre bras pour interférer. Les ondes gravitationnelles devraient se manifester par des dilatations et contractions de la distance entre les miroirs de chaque bras de Virgo. Le passage alors d’une onde gravitationnelle se manifesterait par un changement de l’interférence. Mais attention, ces changements de longueur sont de l’ordre d’un milliardième du diamètre d’un atome (10-18 mètres) ! Pour déceler des changements si infimes, le détecteur fait appel aux technologies les plus avancées, dans les domaines de la métallurgie, de l’optique, des systèmes de contrôle, du vide, de l’informatique, de l’analyse de données etc. Les laboratoires du CNRS d'Annecy, Lyon, Nice, Orsay et Paris sont fortement impliqués dans Virgo et dans le consortium EGO (cofinancé par le CNRS et l’INFN), qui abrite et assure le fonctionnement de Virgo.

Les équipes de VIRGO se sont alliées aux scientifiques de LIGO aux Etats-Unis et de GEO au Royaume-Unis et en Allemagne, afin de rechercher en commun les ondes gravitationnelles. Les données combinées augmenteront les chances de trouver les premières ondes gravitationnelles et fourniront davantage d’informations sur la position de la source. L’analyse commune des données se fera comme si elles provenaient d’un détecteur unique constitué de plusieurs sondes réparties sur les deux rives de l’Atlantique et sur la côte est du Pacifique.

(1) Lorsque deux trous noirs attirés l’un vers l’autre finissent par se réunir.

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bwergl

Maulus
oui mais moi je melange pas tout.
le redshift c'est discutable en raison de la topologie de notre univers.
l'expension c'est discutable en raison des observations des redshifts.


en gros, on sait pas...
par contre se qu'on sait sur de sur, c'est que les masses sont capables de modifier les 4 coordonnées connues de notre espace.
pour preuve les lentilles gravitationnelles, les observations de deviation du rayonnement photonique aux abords d'objet massif de notre propre système solaire etc...


c'est compliqué, et vous en conviendrez, de chercher a évaluer la distance d'un objet sans triangulation :D


alors oui ya de l'ether, mais il faut pas l'appeler comme ça. tu as cas l'appeler "support espace-temps".

si les ondes sont des ondes et que la propagation est spherique cela comme une deformation de l'espace et du temps (un cailloux qui tomberait dans l'eau provoquant la deformation du support donc). sauf que la il ya de l'eau au dessus et en dessous en plus. c'est une sphere, quoi.

finalement, le front d'onde gravitationnel forme un "mur" que la lumiere va avoir tendance a suivre. faudrait que je vois comment ca marche avec la gravitation ce truc :D

resultat, ca produirait egalement des mirages car la lumiere ferait le tour du support deformé. partant de la, il serait possible de se passer de la RG.

bien sur, ca remet les theories avec support en place... mais a la difference des autres c'est que dans ce principe, qu'il n'y pas de matiere, tout n'est que onde. des ondes partout.

globalement, sans etre affirmatif, il me semble que dans ce cas, les calculs ondulatoires devraient repondre aux questions comme le periphelie de mercure, ou les mirages gravitationnels, par exemple.

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fffred

bwergl
finalement, le front d'onde gravitationnel forme un "mur" que la lumiere va avoir tendance a suivre. faudrait que je vois comment ca marche avec la gravitation ce truc :D


resultat, ca produirait egalement des mirages car la lumiere ferait le tour du support deformé. partant de la, il serait possible de se passer de la RG.

Mais non ! c'est comme les ronds dans l'eau : si tu mets un bouchon en liège, il ne va pas être poussé par les rides de l'eau, il va simplement osciller de bas en haut lors du passage de l'onde :)

bwergl
globalement, sans etre affirmatif, il me semble que dans ce cas, les calculs ondulatoires devraient repondre aux questions comme le periphelie de mercure, ou les mirages gravitationnels, par exemple.

Ces deux problèmes sont déjà résolus par la relativité générale pas besoin d'ondes gravitationnelles : elles n'y jouent qu'un rôle infime je pense.

VI
Victor

Tu veux dire 2 spatiales et une temporelle ?
Dans l'espace de Minkowski, les géodésiques sont des droites, et pas forcément des lignes inclinées à 45°. Attention, il ne faut pas confondre géodésique (ligne droite d'un espace courbe), et puis cône de lumière.

Pour moi quand je dis géodésiques dans ce cas là je pense équipotentielles qui donnent un gradiant C vecteur lumière... La lumière se propageant selon les géodésiques les plus courtes de la courbure la Droite je la réserve à Euclide

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bwergl

fffred
Mais non ! c'est comme les ronds dans l'eau : si tu mets un bouchon en liège, il ne va pas être poussé par les rides de l'eau, il va simplement osciller de bas en haut lors du passage de l'onde :)

interpretation personnelle :

on parle d'onde, pas de matiere. si on met deux ondes qui se traversent perpendiculairement on pourrait avoir ce genre d'effet visuel.

si l'espace se deforme strictement comme il est indiqué par la RG, avec la geodesique qui se modifie "physiquement", il me semble qu'on devrait avoir beaucoups plus de mirages gravitationnels en tout genre egalement non? la structure spatiale etant modifiée directement, il n'y aucun parametre particulier a ajouter.

par contre, avec des ondes, ca serait plus en fonction de l'eloignement, de la masse qui genere les ondes, de l'angle de vue de l'observateur, etc...

en gros, avec la rg, on devrait avoir des arcs g partout?

bwergl
globalement, sans etre affirmatif, il me semble que dans ce cas, les calculs ondulatoires devraient repondre aux questions comme le periphelie de mercure, ou les mirages gravitationnels, par exemple.

fffred
Ces deux problèmes sont déjà résolus par la relativité générale pas besoin d'ondes gravitationnelles : elles n'y jouent qu'un rôle infime je pense.

il ya des controverses interessantes sur le periphelie de mercure...

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fffred

mais justement tous ces mirages sont expliqués sans les ondes gravitationnelles. Celles-ci ont des effets très faibles, et c'est pour cela qu'on a autant de mal à les détecter.

Pour créer ces mirages il faut des masses très importantes déformant beaucoup l'espace (on en voit pas mal depuis la terre), par rapport à quoi les ondes gravitationnelles sont négligeables.

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bwergl

fffred
mais justement tous ces mirages sont expliqués sans les ondes gravitationnelles. Celles-ci ont des effets très faibles, et c'est pour cela qu'on a autant de mal à les détecter.


Pour créer ces mirages il faut des masses très importantes déformant beaucoup l'espace (on en voit pas mal depuis la terre), par rapport à quoi les ondes gravitationnelles sont négligeables.

sorry, ya pas de "mais justement". dans mon dernier message je ne parle pas d'onde g mais de mirage g :D

super interessant mais super complexe aussi... :p

  • objet du cours
  1. definir l'effet arc g de deux astres dans le meme axes avec la rg et avec la lentille des ondes

  2. definir l'effet la croix d'eintein avec la rg et avec la lentille des ondes

  3. quel est l'impact exact au niveau rg et ondulatoire d'un soleil massif sur la vision des ondes lumineuses qu'il emet. cela a courte, moyenne et longue distance.

si on prend la rg pour la croix d'einstein, on la voit ainsi parce que la lumiere qui en sort suit les geodesiques de la masse qui l'emet. de "pret", on devrait devrait voir l'astre plus gros; au niveau du point de convergeance des rayons lumineux, on verrait l'astre plus petit voir on ne le verrait plus, et plus loin on obtiendrait une version multiple et superposée du meme astre.

reste a savoir comment calculer tout cela par un effet de lentille ondulatoire et est ce que cela produirait un equivalent...

il faut prendre en compte que l'astre produit des vagues mais aussi des rayons lumineux en meme temps.

donc, quelle est l'impact des vagues sur les rayons? le seul pbm c'est que les vagues se deplacent en ligne droite, logiquement cela ne devrait alors pas avoir d'incidence sur la lumiere emise.

en tout cas, il me semble pas qu'on aurait des objets tels que la croix d'einstein. c'est peut etre la que se trouve la faille de la theorie des ondes, je vais essayer d'en faire part a son auteur (vé me faire jeter quelque chose de bien je sens ca :D)

merci de me faire reflechir :)

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bongo1981

Victor
Pour moi quand je dis géodésiques dans ce cas là je pense équipotentielles qui donnent un gradiant C vecteur lumière...

là je ne comprends pas du tout cette expression...
Une géodésique, c'est une ligne droite dans un espace courbe. C'est en faut le chemin le plus court entre deux points.

Victor
La lumière se propageant selon les géodésiques les plus courtes de la courbure la Droite je la réserve à Euclide

Ca non plus j'ai du mal à comprendre. les géodésiques par définition sont les trajectoires les plus courtes séparant deux points, une géodésiques se réduit à une droite dans un espace plat (coefficients de Christoffel nuls).

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Maulus

c'est pas pour rien qu'on représente la déformation de l'espace temps par un maillage :

AD
adagio

Plusieurs chose me trouble a propos de la gravitation et j’ai lu tellement de chose qui parfois sont contradictoires que mes pensées sont vraiment en état de superposition quantique. J’aimerais grâce a vous remettre un peu d’ordre dans tout ça.

Ok la gravitation n’est pas une force depuis la relativité générale, c’est simplement une déformation de l’espace-temps.

Ok les onde gravitationnelles doivent exister car elles représentent la propagation de cette déformation. Et ok c’est une onde car elle obéit au principe de superposition.

Cette onde se déplace a la vitesse de la lumière, Ok mais déjà la j’ai un soucis, c’est a cause je pense du faites qu’aucune information ne peut être plus rapide que C ? Est-ce bien ça ? Ca veux dire par exemple que si d’un coup le soleil disparaissait, la terre continuerai a tourner sur son orbite pendant 8 min comme si de rien ?

Apres ça se complique carrément dans ma tête. Les théories de gravité quantique et des super-cordes prévoient l’existence du graviton, une particule qui devrait être le vecteur de la gravitation !! mais la on revient à la notion de force, ça veut dire que ce n’est pas une unification de la relativité et de la mécanique quantique mais carrément un démontage de la relativité générale. Comment par exemple un trou noir pourrait avoir un effet gravitationnel puisque les gravitons ne pourrait pas en sortir ! Est-ce que ces 2 théories dites d’unification réfutent l’existence des trou noir ?

Merci de m’éclairer

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bwergl

[quote="adagio"]
...
[/quote"]

interessantes tes questions

pour ma part je verrais bien ca de la maniere suivante alors...
j'attend les autres avis...

alors c'est l'espace temps qui est deformé ok... et c'est le composant de cet espace (le graviton) qui forme une onde...

la matiere n'emet rien, tout est deja la et c'est la presence de la matiere en ce lieu qui modifie les proprietes de l'espace et du temps et ainsi des gravitons apparaissent spontanément...

comme ca on pourrait peut etre expliquer que le tn ne s'avale pas sa propre gravité aussi lol

d'ailleurs a bien y penser ca pourrait etre pareil pour tout... meme nous quand apres avoir couru 100m on dissipe de la chaleur et cette chaleur peut etre qu'elle vient pas de nous en vrai mais du "vide" qui nous entoure...on emettrait rien mais notre presence modifierait les proprietes de l'environnement... serait ce possible?

AD
adagio

Merci wikipedia et boom une superposition quantique de plus dans mes pensées :bou:

"Il faut d'ailleurs noter que dans le cadre de la relativité générale (non quantique) d'Einstein l'interaction gravitationnelle n'a pas de fait le même statut que les trois autres forces. En effet, elle disparaît dans la courbure de l'espace-temps : les masses ne s'attirent plus, elles suivent les géodésiques d'un espace-temps tissé par le contenu énergie-impulsion de l'univers lui-même."

"Le graviton est aussi assimilable à une onde gravitationnelle qui pourra être détectée par l'interféromètre VIRGO."

Y'a pas une contradiction entre ces 2 phrases prisent sur wikipedia ? c'est pas la relativité général qui prédit l'existence des ondes gravitationnelles ? Le graviton serait bien un boson a ce qu'on dit non ? Ou sont principe d'interaction serait completement different de celui du photon ?

Plus je cherche et plus je m'emmêle :(

bwergl je ne te comprend pas :(

AD
adagio

Comment dois-je prendre ce silence envers mes questions ?

1°) Elles sont toutes connes et le moindre pecnaud habitant troudu cul du rat peut repondre ? c'est bien possible ca mais donnez moi au moins des pistes pour "franchire la porte"

2°) Je ne suis pas apte

3°) C'est dangereux pour mon cerveau

4°) Ca ne changera rien

5°) on ne me comprend pas

6°) je suis un incompris

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fffred

en fait c'est une question que je m'étais posé, et la réponse que je m'étais faite était que le graviton était un mode des ondes gravitationnelles (un peu comme le photon pour les ondes électromagnétiques) => boson vecteur d'une interaction, mais au lieu de quantifier le champ, on quantifie une onde d'un autre type.

Le fait que ce soit un boson est un point commun avec les autres types de forces. Mais la différence est que la quantification n'est pas la même. Je suis pas clair j'ai l'impression ...

En tous cas j'y connais rien, donc à prendre avec des pincettes.

AD
adagio

pas du tout clair en effet freeedd :) mais je peut etre tres patient :)

En tout cas ca me travaille dur cette histoire c'est ca le principal, que ca me fasse travailler a ne plus en dormir.
On les revrra jamais ceux la .:( mais tu me rassure sur ma non foiei enfin... je crois.

Mais je trouve qu'ils y vont un peu fort sur wikipedia quand meme

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Maulus

adagio
"Il faut d'ailleurs noter que dans le cadre de la relativité générale (non quantique) d'Einstein l'interaction gravitationnelle n'a pas de fait le même statut que les trois autres forces. En effet, elle disparaît dans la courbure de l'espace-temps : les masses ne s'attirent plus, elles suivent les géodésiques d'un espace-temps tissé par le contenu énergie-impulsion de l'univers lui-même."

sa c'est n'importe quoi selon moi.
la gravité "disparait pas" dans un autre champ gravitationnel ou si il y a des géodésique ou je sais pas quoi, c'est n'imp, sa n'a pas de sens.

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Maulus

pour moi le graviton, c'est le meme principe que le photon. une quantité d'energie.
mais je vois pas bien ce qui peut determiner sa mesure.

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bongo1981

Maulus
sa c'est n'importe quoi selon moi.
la gravité "disparait pas" dans un autre champ gravitationnel ou si il y a des géodésique ou je sais pas quoi, c'est n'imp, sa n'a pas de sens.

Ben c'est une formulation géométrique de la gravitation. La gravitation n'est plus une force, mais une déformation de l'espace-temps. Les mobiles suivent les géodésiques (généralisation des lignes droites dans un espace courbe).

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Maulus

Oui je comprend. J'avais pas bien compris la nuance :D