« Pas ce soir, j’ai la migraine » : mauvaise excuse ?

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Contrairement au cliché populaire : "pas ce soir, chéri(e), j'ai la migraine", une nouvelle étude semble démontrer que les victimes de mal de tête ne se détournent pas toutes d’une activité sexuelle. En fait, selon des chercheurs de l’université de médecine de Wake Forest, les migraineux ressentiraient même un désir sexuel plus élevé que les personnes victimes d’autres types de maux de tête.

"Notre étude démontre que le désir sexuel et les maux de tête de type migraineux pourraient être influencés par une même chimie dans le cerveau", remarque Timothy Houle, professeur assistant d’anesthésiologie. "Nos résultats indiquent que la migraine, en tant que syndrome, est associée à d'autres phénomènes communs. La connaissance de ces liens nous aidera à mieux comprendre la nature de la migraine et conduira peut-être à de meilleurs traitements ».

L'objectif de l'étude, à laquelle ont participé 68 jeunes adultes de Chicago, était d'examiner le rapport entre la migraine et la libido ressentie par les participants eux-mêmes. Il existe visiblement un rapport complexe entre l'activité sexuel et le mal de tête. Les deux sont liés au niveau de sérotonine, un produit chimique du cerveau qui joue également un rôle dans la dépression. Un excès de sérotonine peut être associé à une diminution de la libido et, par ailleurs, on sait que le niveau de ce produit est faible chez les migraineux. Il est également avéré que la sérotonine joue un rôle dans les attaques de migraine. Ces indices ont poussé les chercheurs à réaliser cette étude.

Les participants, d’un âge moyen de 24 ans, souffraient tous d’au moins dix crises par an. Ils ont subi des entretiens destinés à diagnostiquer leur type de mal de tête - migraine ou dû à la tension - et ont complété un questionnaire d’évaluation de leur désir sexuel.

Les hommes ont déclarés une libido 24 pour cent plus élevée que celle des femmes. Les victimes de migraine ont déclaré une libido 20 pour cent plus élevée que celle de ceux souffrant des maux de tête dus à la tension. Les femmes migraineuses ont déclaré des niveaux de désir sexuel semblables aux hommes souffrant de maux de tête dus à la tension.

"L’étude a démontré chez les sujets migraineux en général des niveaux plus élevés du désir sexuel que chez les autres", remarque Houle. "Et ils semblaient se rendre compte de ce fait, en évaluant leur conduite sexuelle à un niveau plus élevé que d'autres du même âge et du même sexe". Selon le chercheur, ces résultats suggèrent qu’un lien existe effectivement entre la sérotonine, les maux de tête migraineux et la libido.

"Ceci amène à considérer d'autres phénomènes qui ont une base neurochimique semblable", ajoute-t-il. Par exemple, les migraineux ont une tendance plus marquée à la dépression, que l’on suppose également être liée aux niveaux de sérotonine. Les futurs travaux de Houle devraient se focaliser sur la façon dont les caractéristiques ou les symptômes de la migraine pourraient servir d’indicateur d'un système altéré de sérotonine. Bien que l'étude actuelle n'ait rien conclu pour les adultes d’âge moyen ou plus âgés souffrant de migraines, Houle pense que ces conclusions semblent être généralisables à l’ensemble de la population adulte.

RO
Rouba

C'est vraiment passionnant ! Ce genre de liens, somme toute assez étrange, parait plus fréquent qu'on n'aurait pu le croire. Ce n'est pas le premier article que je lis et qui propose un lien entre pathologie et comportement sexuel...

GR
Greenheart

Rouba
C'est vraiment passionnant ! Ce genre de liens, somme toute assez étrange, parait plus fréquent qu'on n'aurait pu le croire. Ce n'est pas le premier article que je lis et qui propose un lien entre pathologie et comportement sexuel...

L'acte sexuel libère des substances qui calment et dopent, tout en stimulant les zones du plaisir du cerveau, cassant au passage un éventuel cercle viceux qui conduirait à augmenter la perception de la douleur (j'ai mal à la tête rien que de penser que j'ai mal à la tête, je respire comme je souffre, donc je souffre davantage).

Toute personne qui découvre cette porte de sortie à la douleur ou aux symptômes de la maladie peut ensuite se conditionner et ressentir du désir sexuel dès que les symptôme de stress ou maladie se présentent, rien qu'à l'idée du soulagement qui va suivre, comme le chien de Pavlov et à l'inverse du cheval schizophrène conditionné pour ressentir la douleur du choc électrique avant de poser la patte sur la plaque de métal.

***
J'ai l'impression que les gens qui mènent ces recherches cherchent à trouver et vendre des molécules alors qu'il est beaucoup plus simple et moins nocifs de travailler sur la psychologie.

En plus ce lien avec la recherche contre la dépression est aussi inquiétant qu'à l'habitude : la dépression est un symptôme, une sirène d'alarme indiquant que la maison est en flamme et qu'il faut sortir : tous ces chercheurs travaillent pour vendre le moyen le plus efficace de couper le signal d'alarme, pas de faire sortir de la maison en flamme ou d'éviter que la maison prenne feu.

Cela ne peut donner qu'une situation extrêmement dangereuse, où une part importante de laa population qui aura l'air normale sera capables de subir ou de faire des choses atroces du jour au lendemain.

Cf le cas de cet homme qui a déscendu en conseil municipal en france en se gavant de prozac pour être certain de ne pas faiblir, plus tous ces faits divers où un retraité ou un dépressif s'en va du jour au lendemain tirer au fusil ses voisins, sa famille ou poignarder le premer venu, sans que jamais il ne soit fait mention des traitements antidépressifs (probablement très lourds) qu'ils suivaient.

A noter également la curieuse obstination des gouvernements à refuser de tester les victimes d'accidents de la route quand à la quantité de médicaments antidépressifs absorbés, alors que plusieurs médecins m'ont confirmé de vive voix que ces personnes étaient autant de dangers mortels sur la route.

Je parierai sur le fait que les accros au prozac et autres exomils sont plus nombreux à tuer et blesser que les fumeurs d'herbes, rien qu'à voir le tableau des médicaments les plus rembourses par la sécurité sociale.

HA
haddadou

tres instructif ce sujet
car je me demandais pourquoi j'ai des maux de tete chaque que j'ai des relations sexuelles ,ou meme en pensant fortement au sexe
:)

GR
Greenheart

haddadou
tres instructif ce sujet
car je me demandais pourquoi j'ai des maux de tete chaque que j'ai des relations sexuelles ,ou meme en pensant fortement au sexe
:)

Peut-être la pression sanguine chassée en direction du cerveau (tension) explique les maux de tête. La sensation inconfortable disparaîtra peut-être si tu t'exerces à des activités qui rééquilibrent les "énergies" (= tensions nerveuses, respiratoires, musculaires, veineuses) à travers le corps. Par exemple le Yoga ou le Chant ou encore regarder des images apaisantes permettent ce genre de rééquilibrage.

Un test consiste simplement à changer ta respiration (il existe un triangle émotion-posture-respiration : si tu agis sur l'un tu changes les deux autres). Exerce-toi à au calme et observe si ta migraine disparait. Bien sûr, le changement de respiration peut faire disparaître la posture sexuelle, mais il y a quand même une marge.

Autre explication, si un partenaire sexuel ou un entourage très influents a associé par son discour ou son comportement un stress important à l'idée du sexe, les neurones mobilisés par l'activitée sexuelle imaginaire et/ou réelles vont activer les neurones de la douleur. L'exemple classique est le problème de couple et les jeux du type femme / homme frigide.

Pour résoudre ce type de problème on "change de cadre", c'est à dire on change le point de l'attention sexuelle et on regarde si le stress (migraine) arrive plus vite ou moins vite ou plus du tout ou beaucoup plus.

Une activité créative peut aussi très vite te révéler le fin mot de l'histoire (par exemple rédiger les fantasmes ou les rêves sexuels qui te donnent la migraine). Le blocage se lève ensuite par l'application stricte d'un "antidote" psychologique, c'est à dire une attitude ou une pensée qui neutralise le paradoxe à l'origine de l'association sexe = stress.

Je ne suis pas médecin.

Donc si la douleur est habituelle, persistante, ou pénible, consulte le praticien de confiance qui te parait le plus approprié.

Ou alors prends simplement bien soin de toi (vacances, nourriture, sommeil) et change-toi les idées.

Je suis cependant certain d'un point : le sexe ou les pensées sexuelles ne donne pas habituellement la migraine.

HA
haddadou

merci beaucoup
mais je pense vraiment que c'est le stress(quotidien) qui est resposable de ces maux de tete, et aussi le partenaire doit aussi accepter certaines pratiques dans les relations sexuelles pour appaiser ( eloigner ) ces douleurs.car le sexe donne un plaisir au top,et le cerveau est completement concentre sur ce plaisir: si on s'eloigne ,ca entrainera tot ou tard un dysfonctionnement quelque part