Phobos-Grunt : direction Mars en 2011

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La mission russe devait débuter son voyage vers Phobos, la plus grosse lune de Mars, en octobre 2009. Mais cet ambitieux programme de collecte d’échantillons, auquel le CNES et des équipes françaises participent, a été repoussé à 2011.

La sonde Phobos-Grunt.

Une mission à risques

« Nos correspondants russes étaient un peu inquiets pour le planning donc nous ne sommes pas très surpris de ce report de lancement, réagit Alain Gaboriaud, chef de projet CNES de la contribution française à Phobos-Grunt.

Il faut dire que les défis technologiques de la mission Phobos-Grunt sont de taille : aller se poser sur Phobos, petit satellite martien de moins de 30 km, prélever des échantillons de sol, les renvoyer sur Terre, traverser l’atmosphère à plus de 12 km/s... « Si l’une de ces étapes critiques ne fonctionne pas, c’est toute la mission qui est perdue », souligne Francis Rocard, responsable des programmes d’exploration du système solaire au CNES.

Mieux valait donc repousser le départ pour donner à Phobos-Grunt toutes les chances de réussir. Car les scientifiques attendent beaucoup de cette collecte de roches ; ils espèrent grâce à elle découvrir l’origine de Phobos, savoir d’où vient cette lune, et mieux connaître l’environnement martien.

C’est après 11 mois de voyage que Phobos-Grunt rejoindra la planète rouge. La sonde effectuera tout d’abord des mesures de la magnétosphère et de l’atmosphère martienne, et déposera son passager chinois Yinghuo-1 sur son orbite de travail autour de Mars.

200 g de roches en provenance de Mars

Le véhicule atterrira ensuite sur Phobos, petit corps rocheux dont la gravité est extrêmement faible (l’atterrisseur ne pèsera plus que 400 g une fois posé !). Et là, les expérimentations pourront commencer avec la participation de trois instruments français. « Il y aura un microscope visible et infrarouge, issu de travaux ultérieurs sur Rosetta, qui sera utilisé pour repérer les zones à échantillonner, décrit Alain Gaboriaud. Deux autres instruments, un chromatographe en phase gazeuse et un spectromètre laser, serviront à déterminer la composition moléculaire du sol. »

Parallèlement à ces analyses in situ, qui dureront un mois, un système de collecte similaire à celui utilisé par les missions soviétiques Luna 20 et 24 se déploiera. Il récoltera 200 g de roches et de poussière et les déposera dans une capsule prévue pour retourner sur Terre. La précieuse récolte devrait ainsi rejoindre notre planète trois ans après le début de la mission. « Si jamais ça marche, ce seront les premiers échantillons à revenir d’aussi loin, d’une lune de Mars. Et comme la France a signé un protocole avec les Russes, nous y aurons accès ! », s’enthousiasme d’avance Alain Gaboriaud.

A l’heure où la sonde européenne Mars Express profite du survol de Phobos pour en donner les meilleurs clichés jusqu'à fin mars (voir notre news), Phobos-Grunt se prépare à une mission historique.

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Seals

J'ai un instant cru au fake car je n'avais jamais entendu parler de ça, mais c'est énorme !! :love:

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jctof

Les Russes n'ont pas fait de mission de ce type depuis, euh...
Pas sûr d'être né.
Plus sérieusement, ils avaient beaucoup d'expérience, mais ils l'ont perdu, et un certain nombre de scientifique trouvent cette mission trop ambitieuse, ai-je cru lire. C'est du lourd !

Qui vivra verra !

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ianux

Il faut dire que les russes n'ont jamais eu de chance avec Mars : https://fr.wikipedia.org/wiki/Exploration_de_la_plan%C3%A8te_Mars.

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cisou9

:_salut:
Je viens de lire le lien ci dessus, erreur humaine, la plus grosse faite par les américains avec un atterrisseur sur Mars est en altitude; les scientifiques parlent en mètres et ceux qui pilotaient l'atterrisseur étaient des aviateurs et parlent en pied donc ils ont programmé le démarrage des moteurs au 1/3 de l'altitude prévue par les scientifiques. :fada:

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serdj

Wikipedia se trompe !
La perte de la mission russe Phobos en 1988 n'est pas du tout due à une éruption solaire... Ca c'est la version publique destinée à masquer la bourde monumentale qu'ils ont commise ! La vérité est que les russes avaient envoyé l'ordre à la sonde de pivoter pour positionner ses panneaux solaires face au soleil afin de recharger ses batteries, mais ils se sont trompés de ..180 degrés exactement, et la sonde au contraire a vidé toutes ses batteries avant que le contrôle de mission ne se rende compte de la bourde... L'ordre avait pourtant été contre-signé par une flopée de généraux et de directeurs avant d'être envoyé à la sonde... Et après, il était trop tard, plus moyen de communiquer avec la sonde puisque ses récepteurs radio ne marchaient plus faute d'électricité !
Souhaitons que la même bourde ne se produise pas avec la nouvelle mission...

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franckpiton

Michel
Le véhicule atterrira ensuite sur Phobos, petit corps rocheux dont la gravité est extrêmement faible (l’atterrisseur ne pèsera plus que 400 g une fois posé !).

Le poids, la masse, c'est si compliqué que cela à faire la différence.