Record d’efficacité pour une cellule photovoltaïque: 36.9%

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L'entreprise japonaise d'électronique Sharp Corporation a développé une cellule photovoltaïque possédant une efficacité de conversion de 36,9%, ce qui constitue un record mondial pour des cellules fonctionnant sans concentrateur de lumière. Cette avancée est possible grâce à la structure en trois couches de la cellule photovoltaïque.

Ce type de cellules photovoltaïques multijonction utilise différentes couches de photoabsorption : une première couche d'arséniure d'indium-gallium, une seconde couche d'arséniure de gallium au milieu, puis une couche d'arséniure d'indium-gallium pour la couche supérieure. Cette structure permet d'atteindre à la fois une absorption maximale et une efficacité de conversion très importante. Elle est utilisée pour les satellites spatiaux.

Cette avancée est le fruit de recherches engagées depuis l'an 2000 par Sharp. En effet, la compagnie avait déployé des efforts conséquents de recherche dans le développement de cellules photovoltaïques tri-couches. En 2009, Sharp avait atteint une efficacité de conversion de 35,8%, grâce à la présence d'une couche inférieure d'arséniure d'indium-gallium. Sharp annonce avoir atteint cette efficacité de conversion grâce à la réduction de la résistance des jonctions entre les couches de cellules photovoltaïques en série.

Ce projet a été réalisé en partenariat avec l'agence NEDO (New Energy and Industrial Technology Development Organization), dans le cadre du thème de recherche "Recherche et Développement des cellules photovoltaïques innovantes" et le record d'efficacité de conversion a été enregistré et confirmé par l'AIST (National Institute of Advanced Industrial Science and Technology). Dans l'avenir la compagnie prévoit de réaliser des couches photovoltaïques ultrafines sous forme d'un film, dans l'espoir de rendre possible la fabrication de cellules photovoltaïques flexibles.

Un projet de démonstration va être monté en 2012. L'entreprise vise l'utilisation des nouvelles cellules photovoltaïques sur les panneaux solaires des satellites. La commercialisation est annoncée pour 2014-2015, de possibles applications dans le domaine automobile sont également envisagées.

VI
virtual_spirit

Une petite question pour les plus scientifiques :

Est-ce qu'on peut espérer arriver à moyen terme (50/100ans) à des taux d'efficacité > 70/80% où est-ce que physiquement quelque chose nous en empêche ?

LU
luneart

en théorie c'est possible, puisque la photosynthèse des plantes atteint des taux supérieurs.
donc ma réponse à ta question est double: non avec la technologie actuelle et dans l'état de connaissance de la physique quantique actuelle (enfin surtout les processus quantique qui sous-tendent la photosynthèse quoi); et oui si une percée est faite dans ce domaine.
sur la periode de temps envisagée, je dirais donc oui!

VI
virtual_spirit

Merci, c'est exactement ce que je voulais savoir :)

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kaliscot

Carrément intéressant !!
Mais est-ce que dans leur recherches la rareté des matériaux utilisés ainsi que la pollution qu'il peuvent créer est pris en compte dans la perspective d'une production en très grande série ?

XA
xarcux

Que fait le modérateur ?
Il y a quelques mois j'ai été censuré honteusement et maintenant des messages de pub passent allègrement la barrière !

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buck

il erradique mais celui la est pire qu'un morbac

AD
Adrien

C'est éradiqué. N'hésitez pas à rapporter ce type de message (quelqu'un l'avait fait pour celui ci), ça nous permet d'agir plus vite.

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kaliscot

Il s'est passé un truc marrant que j'aurai loupé ?? :cry:

YA
yarma22

kaliscot
Mais est-ce que dans leur recherches la rareté des matériaux utilisés ainsi que la pollution qu'il peuvent créer est pris en compte dans la perspective d'une production en très grande série ?

Tout à fait. Il existe des cellules photovoltaïques organiques mais pour l'instant leur taux de conversion est très en deçà des cellules à base de silicium.

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cisou9

:_salut:
Je pense qu'il sera quasi impossible d'atteindre 80% car dans tout semi conducteur il y a la tension directe qui ne sera jamais nulle, je pense que l'on peut descendre à 300 mV mais en dessous ce serra très difficile. :_grat:

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gzav

Il n'y a pas que le taux de conversion, il faudrait aussi considérer le prix ( et le coût environnemental) et surtout la durée de vie.

HU
hubble

le prix des nouvelles technologies est toujours élevé au début puis diminue avec le temps comme pour les ordinateurs, camescopes, écrans plats, smartphones, ...
la durée de vie est la même que tous ce genre de composants, probablement entre 20 et 30 ans.
L'impact sur l'environnement est négligeable contrairement aux énergies d'origine fossile. Evidemment on ne les construit pas à l'air libre mais dans un milieu confiné et à la fin de leur vie, on peut les recycler pour en constuire de nouveaux.
Contrairement à l'uranium, perdu pour l'éternité, la matière première des panneaux photovoltaiques est réutilisable, donc 1 kg de silicium ou autre semi-conducteur produit plus d'électricité qu'un kg d'uranium !

TO
TotOOntHeMooN

Qu'ils vendent déjà leurs cellules de "35%" de 2009, plutôt que continuer à refourguer du 15%...
Autant profiter aujourd'hui des +20%.

TO
tokamac

hubble
Contrairement à l'uranium, perdu pour l'éternité, la matière première des panneaux photovoltaiques est réutilisable, donc 1 kg de silicium ou autre semi-conducteur produit plus d'électricité qu'un kg d'uranium !

Intéressante remarque à la base sur le caractère "renouvelable" de cette énergie. Mais incorrecte.

En pratique (selon Wikipedia) 1 kg d'uranium naturel permet (avant d'être usé) une production d'énergie d'environ 500 000 MJ (140 000 kWh).

Que permet de produire 1 kg de silicium ? :grat2:

Déjà, à peine plus d'1 kg de silicium représente environ un panneau photovoltaïque d'1 m2. Facile à retenir donc. Mais ce panneau est aussi composé de 10 à 15 kg d'autres matières premières... dont on ne va pas calculer le coût de transformation ici, pour simplifier les choses. De toute façon c'est le silicium qui est le plus coûteux à transformer en "silicium solaire" : il faut dépenser 1000 MJ (environ 300 kWh) pour en fabriquer 1 kg exploitable. Mais en vérifiant je viens de lire que certains procédés modernes à base de creuset froid ne nécessitent plus que 10 kWh/kg, 30 fois moins.

Quoi qu'il en soit, en rapport à ce coût énergétique de production, avec l'irradiation solaire moyenne en France et les techniques actuelles, il faut en moyenne 3 ans pour rentabiliser énergiquement un panneau photovoltaïque (pas vis-à-vis du coût à l'achat et des économies d'utilisation, on parle de "retour énergétique" qui est la durée nécessaire au système photovoltaïque pour produire autant d’énergie qu’il en a fallu pour le construire). Trois ans, c'est relativement peu vis-à-vis de la durée d'utilisation du panneau avant recyclage (20 à 25 ans avec plus de 90 % de la puissance d'origine).

Prenons la limite basse, 20 ans d'utilisation. Ça permet d'inclure le retour énergétique.

Le rendement photovoltaïque est en moyenne (chiffres de 2007) de 160 kWh/an/m² sous nos latitudes.

Un module photovoltaïque d'un mètre carré produit donc une énergie d'environ 3000 kWh sur sa durée de vie.

Il n'atteindra donc la capacité énergétique de l'uranium qu'en étant intégralement recyclé (ce qui est physiquement impossible)... 47 fois ! Soit au bout de pratiquement... 1000 ans :(

Et outre le fait que le recyclage ne permet pas de conserver l'intégralité du silicium de départ, je n'ai pas inclus... le coût énergétique de ce(s) recyclage(s), qui repousse dans un futur encore plus lointain l'équilibre espéré.

L'avantage du photovoltaïque n'est donc pas à rechercher dans ce domaine, mais d'autres : quand une tempête, un tsunami, un attentat ou un simple incident majeur surviennent... détruisant une centrale solaire, et bien on la reconstruit. La région continue d'être habitable, la nourriture et l'air ne sont pas contaminés et les gens ne meurent pas atrocement de cancers. Là est la vraie motivation dans l'arrêt du nucléaire et de la politique à venir du "tout-MOX" encore pire qu'aujourd'hui.

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buck

TotOOntHeMooN
Qu'ils vendent déjà leurs cellules de "35%" de 2009, plutôt que continuer à refourguer du 15%...
Autant profiter aujourd'hui des +20%.

a des prix or de prix, tout ce qui touche au gallium coute la peau des fesses, emem en production indistrielle

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buck

+1 tokamac

LU
luneart

luneart
en théorie c'est possible, puisque la photosynthèse des plantes atteint des taux supérieurs.
donc ma réponse à ta question est double: non avec la technologie actuelle et dans l'état de connaissance de la physique quantique actuelle (enfin surtout les processus quantique qui sous-tendent la photosynthèse quoi); et oui si une percée est faite dans ce domaine.
sur la periode de temps envisagée, je dirais donc oui!

précision: je ne suis pas du tout un expert du domaine (je suis plutot dans la mécanique...) mais je base ma réponse sur un article de TS lu il y a quelque temps: Photosynthèse et mécanique quantique
en particulier: "photosynthèse d'avoir un rendement de 95% ou plus"

J'ai cherché sur google le rendement énergétique de la photosynthèse pour retrouver cet article, mais la quasi totalité des sources font état de rendements plutot autour de 10-30%...

Quelqu'un pourrait m'expliquer pourquoi une telle différence?

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cisou9

:_salut:
Car elle ne produit pas d'électricité, tu ne branche pas des fils sur une plante pour l'utiliser comme une pile, son rendement est chimique. :houla:

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Adruna

tokamac


hubble
Contrairement à l'uranium, perdu pour l'éternité, la matière première des panneaux photovoltaiques est réutilisable, donc 1 kg de silicium ou autre semi-conducteur produit plus d'électricité qu'un kg d'uranium !


Intéressante remarque à la base sur le caractère "renouvelable" de cette énergie. Mais incorrecte.


En pratique (selon Wikipedia) 1 kg d'uranium naturel permet (avant d'être usé) une production d'énergie d'environ 500 000 MJ (140 000 kWh).


Que permet de produire 1 kg de silicium ? :grat2:


Déjà, à peine plus d'1 kg de silicium représente environ un panneau photovoltaïque d'1 m2. Facile à retenir donc. Mais ce panneau est aussi composé de 10 à 15 kg d'autres matières premières... dont on ne va pas calculer le coût de transformation ici, pour simplifier les choses. De toute façon c'est le silicium qui est le plus coûteux à transformer en "silicium solaire" : il faut dépenser 1000 MJ (environ 300 kWh) pour en fabriquer 1 kg exploitable. Mais en vérifiant je viens de lire que certains procédés modernes à base de creuset froid ne nécessitent plus que 10 kWh/kg, 30 fois moins.


Quoi qu'il en soit, en rapport à ce coût énergétique de production, avec l'irradiation solaire moyenne en France et les techniques actuelles, il faut en moyenne 3 ans pour rentabiliser énergiquement un panneau photovoltaïque (pas vis-à-vis du coût à l'achat et des économies d'utilisation, on parle de "retour énergétique" qui est la durée nécessaire au système photovoltaïque pour produire autant d’énergie qu’il en a fallu pour le construire). Trois ans, c'est relativement peu vis-à-vis de la durée d'utilisation du panneau avant recyclage (20 à 25 ans avec plus de 90 % de la puissance d'origine).


Prenons la limite basse, 20 ans d'utilisation. Ça permet d'inclure le retour énergétique.


Le rendement photovoltaïque est en moyenne (chiffres de 2007) de 160 kWh/an/m² sous nos latitudes.


Un module photovoltaïque d'un mètre carré produit donc une énergie d'environ 3000 kWh sur sa durée de vie.


Il n'atteindra donc la capacité énergétique de l'uranium qu'en étant intégralement recyclé (ce qui est physiquement impossible)... 47 fois ! Soit au bout de pratiquement... 1000 ans :(


Et outre le fait que le recyclage ne permet pas de conserver l'intégralité du silicium de départ, je n'ai pas inclus... le coût énergétique de ce(s) recyclage(s), qui repousse dans un futur encore plus lointain l'équilibre espéré.


L'avantage du photovoltaïque n'est donc pas à rechercher dans ce domaine, mais d'autres : quand une tempête, un tsunami, un attentat ou un simple incident majeur surviennent... détruisant une centrale solaire, et bien on la reconstruit. La région continue d'être habitable, la nourriture et l'air ne sont pas contaminés et les gens ne meurent pas atrocement de cancers. Là est la vraie motivation dans l'arrêt du nucléaire et de la politique à venir du "tout-MOX" encore pire qu'aujourd'hui.

C'est très instructif, mais si on applique le même calcul à l'uranium? La quantité de 500 000 MJ que tu cites inclut-elle aussi les coûts en énergie que tu as imputé au silicium? Car l'uranium aussi a besoin d'autres matériaux pour être exploitable. Coût en énergie de l'extraction, du transport, du raffinement, de la construction d'une centrale (sans parler de la maintenance) puis du "recyclage" (et démantelage de la centrale) en fin de vie. Le bilan est-il énergétiquement toujours aussi favorablement absolu pour le nucléaire?

TO
tokamac

Adruna
C'est très instructif, mais si on applique le même calcul à l'uranium? La quantité de 500 000 MJ que tu cites inclut-elle aussi les coûts en énergie que tu as imputé au silicium? Car l'uranium aussi a besoin d'autres matériaux pour être exploitable. Coût en énergie de l'extraction, du transport, du raffinement, de la construction d'une centrale (sans parler de la maintenance) puis du "recyclage" (et démantelage de la centrale) en fin de vie. Le bilan est-il énergétiquement toujours aussi favorablement absolu pour le nucléaire?

Non, c'est l'énergie dégagée par 1 kg d'uranium (en théorie c'est beaucoup plus : 80 TJ, mais seuls 1 % de l'uranium subit la fission avant d'être remplacé).

Tu soulèves un problème intéressant qui montre l'opacité de la filière nucléaire. Autant c'est relativement facile à calculer pour le silicium (infos faciles à trouver), autant Areva & co nous cachent soigneusement tous les coûts réels de la filière nucléaire. Quand EDF nous vante le prix très bas de l'énergie nucléaire française par rapport à d'autres filières telles que l'éolien par exemple, ils omettent sciemment plein de choses, dont le coût d'enrichissement de l'uranium, de transport, stockage et "retraitement" ou enfouissement des déchets, ou encore le coût et le temps monumentaux des démantèlements (quasi impossibles) des centrales nucléaires qui arrivent en fin de vie. Le coût énergétique du nucléaire est sans doute bien plus élevé au final que ce que l'on veut nous faire croire.

Mais on touche là à une industrie bien ancrée dans notre système politico-financier, à l'influence extrêmement forte. Surtout en France. C'est la raison pour laquelle on fait l'inverse des italiens et des allemands qui ont déclaré vouloir arrêter le nucléaire après la catastrophe de Fukushima (et qui vont d'ailleurs se reposer sur nous).

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Khainyan

Si tu inclus effectivement l'énergie dépensée pour l'extraction, le traitement et le recyclage (car oui il y en a...) de l'uranium...bref en incluant tout le rendement n'est alors de l'ordre que de quelques pour cents (13% de mémoire).
Le nucléaire n'est pas si intéressant que ça...

Quant à ton analyse sur l'utilité de photovoltaïque je ne la partage pas du tout. Au contraire son intérêt viens du fait que c'est une ressource disponible localement. Elle est tout à fait viable pour nous approvisionner en énergie, notamment pour les bâtiments.... c'est cette utilisation locale l'avenir, bien plus que la centralisation dans d'énorme complexes.

TO
tokamac

Je n'ai absolument pas dit que j'étais contre le solaire... au contraire, je suis pour

Mais en dehors d'un simple complément à l'énergie électronucléaire, et dans une optique de se débarrasser au contraire de cette filière, je ne crois pas à la couverture locale des toits en photovoltaïque pour deux raisons principales :

  • trop peu d'ensoleillement sur la plupart des pays industrialisés
  • superficie par habitant nécessaire beaucoup trop grande. Nos toits ne sont pas gigantesques !

La solution réaliste, si l'on veut arrêter complètement le nucléaire (et le charbon), passera par la "centralisation dans d'énormes complexes" (pour reprendre ton terme) mêlant éolien et solaire photovoltaïque et thermique, directement là où se trouve l'énergie en abondance (le vent et le soleil), c'est-à-dire sur de larges plate-formes off-shore. Ces centrales amèneront l'électricité en HVDC sur les continents, donc avec très peu de perte malgré l'éloignement entre les points de production et de consommation.

En conséquence, se passer du nucléaire au profit du renouvelable demandera un effort financier important, mais qui est parfaitement possible. C'est un choix politique bien plus que technique.

À méditer : 1% de la surface du Sahara en centrale solaire serait suffisante pour répondre à la demande mondiale totale en électricité...

VI
Victor

Le problème du Sahara c'est qu'il est loin des zones demandant de l'énergie, de plus il est politiquement peu sûr comme sources d'approvisionnement al-qaedaa et autres mouvements indépendants

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franckpiton

Victor
de plus il est politiquement peu sûr comme sources d'approvisionnement al-qaedaa et autres mouvements indépendants

Tu parle des réserves d'uranium ?

LO
Loindici

franckpiton


Victor
de plus il est politiquement peu sûr comme sources d'approvisionnement al-qaedaa et autres mouvements indépendants


Tu parle des réserves d'uranium ?

Il répond à ce qui précède juste avant :

1% de la surface du Sahara en centrale solaire serait suffisante pour répondre à la demande mondiale totale en électricité...

J'ajouterai que ce serai encore être tributaire d'une ressource extérieure.

Le truc à creuser ce sont les centrales offshores. Voire des écluses... y a pas moyen de créer du courant en générant différents niveaux ? Comme des milliers de barrage.

Très intéressant en tout cas vos infos de comparaison.

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franckpiton

Loindici


franckpiton


Victor
de plus il est politiquement peu sûr comme sources d'approvisionnement al-qaedaa et autres mouvements indépendants


Tu parle des réserves d'uranium ?


Il répond à ce qui précède juste avant :


1% de la surface du Sahara en centrale solaire serait suffisante pour répondre à la demande mondiale totale en électricité...

J'avais comprit, c'était du sarcasme.

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Mizar 17

tokamac
Je n'ai absolument pas dit que j'étais contre le solaire... au contraire, je suis pour


À méditer : 1% de la surface du Sahara en centrale solaire serait suffisante pour répondre à la demande mondiale totale en électricité...

Quelles sont vos sources pour affirmer ceçi ??
J'ai un gros doute .

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cisou9

Tu parle des réserves d'uranium ?

:_salut: Surement du solaire, il y a peu de nuages et l'épaisseur atmosphérique est plus faible qu'en France. :sol:

1% de la surface du Sahara en centrale solaire serait suffisante pour répondre à la demande mondiale totale en électricité...

Surement pas. Même la totalité serait insuffisante pour alimenter la France :(

TO
tokamac

Mizar 17


tokamac
Je n'ai absolument pas dit que j'étais contre le solaire... au contraire, je suis pour


À méditer : 1% de la surface du Sahara en centrale solaire serait suffisante pour répondre à la demande mondiale totale en électricité...


Quelles sont vos sources pour affirmer ceçi ??
J'ai un gros doute .

J'ai cité de mémoire. Après recalcul c'est plutôt 3,5 % de la surface du Sahara pour du photovoltaïque. Mais c'est un ordre de grandeur, qui fluctue selon le type de cellule photovoltaïque envisagé (rendements du simple au double) et l'année-type prise en compte (les besoins mondiaux en électricité augmentent sans cesse).
On trouve d'autres articles faisant référence à la totalité des zones désertiques, mais le Sahara a le mérite d'être tout de suite plus parlant.
Je donne aussi d'autres pistes qui parlent du solaire thermique, dont il existe pas mal de types de centrales étudiées.

"Quelle surface de panneaux solaires pour produire l'énergie du monde entier ?"
"Avec un tel rendement [photovoltaïque], il suffirait alors d'une surface, placée au cœur du Sahara, de 315 000 km² (les 3/4 du Maroc) pour répondre aux besoins énergétiques mondiaux."
http://www.ddmagazine.com/314-combien-p ... monde.html

Et à propos du solaire thermique (peut-être la voie à suivre à la place du photovoltaïque) :

Selon Hans Müller-Steinhagen, directeur de l'institut de thermodynamique technique du centre aérospatial allemande DLR :
"Théoriquement, un millième de la superficie des déserts suffirait à couvrir la demande mondiale en électricité" (mais ce monsieur ne dit pas la superficie totale dont il parle)
http://www.enerzine.com/1/2221+Le-Sahar ... aire+.html

Selon les experts du projet DESERTEC, plus précis :
"il suffirait d'équiper 0,3% des 40 millions de km2 [donc 120 000 km2] de surfaces désertiques de la planète en centrales thermiques solaires pour couvrir les besoins mondiaux actuels en électricité de 18.000 TWh/an."
http://www.actu-environnement.com/ae/ne ... _8112.php4
-> soit ~ 1,3 % de la surface du Sahara

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Khainyan

tokamac
je ne crois pas à la couverture locale des toits en photovoltaïque pour deux raisons principales :


  • trop peu d'ensoleillement sur la plupart des pays industrialisés
  • superficie par habitant nécessaire beaucoup trop grande. Nos toits ne sont pas gigantesques !

En réalité si c'est possible. En combinant les bonnes technologies on peut rendre la plupart des bâtiments autonomes en énergie et même capable de produire plus d'énergie qu'ils n'en consomment.
Comment? les pertes d'énergie par manque d'isolation peuvent être réduites de manière drastiques (sur un immeuble pas trop vieux ni trop récent vous pouvez divisez par 5 ces pertes, encore plus sur les vieux immeubles). Sur des bâtiments optimisés vous pouvez faire en sorte que toute l'énergie nécessaire au chauffage/eau chaude vienne d'un puits géothermique, y compris pour de gros immeuble. Au final la consommation d'électricité hors chauffage n'est pas si importante sur une journée. En comptant une surface de 20m² par personne (studio de moyenne taille) et un rendement de 440Wh/m²/jour (basé sur vos données) on obtient du 8kwh/jour/personne. C'est amplement suffisant: en faisant des calculs à partir de données d'EDF j'ai établi que pour un foyer "moyen" (un couple, 2 enfants) la consommation par jour et par personne était légèrement supérieure à 2kWh.
Sachant qu'on peut encore grappiller pas mal grâce à des appareils qui consomment peu (loin d'être le cas en moyenne aujourd'hui) et à d'autres technologies...

TO
tokamac

Khainyan
En combinant les bonnes technologies on peut rendre la plupart des bâtiments autonomes en énergie et même capable de produire plus d'énergie qu'ils n'en consomment.

Ah oui, les "bâtiments à énergie positive" j'avais oublié ce point. Comme quoi même en connaissant les tenants et aboutissants on se peut continuer à servir la propagande ambiante...
Un article sur wikipedia qui explique ce type de construction http://fr.wikipedia.org/wiki/B%C3%A2tim ... e_positive

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Troll

tokamac
...
La solution réaliste, si l'on veut arrêter complètement le nucléaire (et le charbon), passera par la "centralisation dans d'énormes complexes" (pour reprendre ton terme) mêlant éolien et solaire photovoltaïque et thermique, directement là où se trouve l'énergie en abondance (le vent et le soleil), c'est-à-dire sur de larges plate-formes off-shore. Ces centrales amèneront l'électricité en HVDC sur les continents, donc avec très peu de perte malgré l'éloignement entre les points de production et de consommation....

Je pense au contraire que tous les énergies dites renouvelables doivent concerner le local et non pas des grosses structures et quand je pense local, je pense maison ou quartier maximum !
De toute façon, il faudra combien de temps pour renouveler le parc immobilier ? 30, 40, 50 ans ? Et les décisions politiques ne suivent pas vraiment vu que ce n'est pas eux qui décident..........c'est le monde financier qui dirige le monde, pas les politiques. Donc, tant qu'il n'y aura pas de révolution financière, on sera toujours dans un état d'esprit de gaspillage et de consommation, même dans le cadre de l'énergie.

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franckpiton

Troll
Je pense au contraire que tous les énergies dites renouvelables doivent concerner le local et non pas des grosses structures

Surtout que l'acheminement de l'énergie électrique représente une bonne part du coût de celle ci, prix des infrastructures et perte d'énergie durant le transport.

Cependant je pense qu'il faudra les deux, notamment pour les sites industriel gourmand. Aussi car certaine techniques ne fonctionnes que en grande structure, les centrales solaires avec réflecteurs, les barrages, les systèmes récupérant l'énergie de la houle et des marées, la géothermie profonde ...

JU
juggernaut

ok... maintenant, faudra m'expliquer comment vous comptez
1°) trouver assez de lithium pour créer suffisament de panneau solaires
2°) faire du solaire une énergie rentable :
plus haut l'un de vous rappelle que le solaire a un rendement de 160kwh/an/m². Or dans le même temps la France consomme 270 Mtep d'énergie par an ( 1 Mwh = 0.222 tep )... soit 1.25*10^12 kwh... il faudrait donc 7.8 milliards de m², donc 7800 km² de panneau solaire en france AU minimum. si on veut un minimum de marge ( panne, marge de manoeuvre, etc... ) on est a 10 000 km²

maintenant rappelons qu'un rendement de plus de 50% va être dur à atteindre, et qu'on aura aussi envie d'électricité un 24 décembre pour le réveillon ( quand tout les chauffage sont a fond et que l'industrie du jouet/transport/frigorifique* tourne a plein régime, sans compter le gros noeud de transport des regroupements familiaux pour noël ) alors qu'on ne dispose que de 8h de soleil...

60 000km² de panneau solaire ? 10% de la surface du PAYS ? :pet: Ah d'ailleurs, et si jamais il fait grisâtre en décembre ? je sais que ca arrive rarement ! :lol2:

entendons nous bien, je suis pro-écologie, mais il faut arrêter de se :gueule: la nouille avec le solaire ( ou l'éolien, tout aussi risible... ), qui sont tout sauf des énergies intéressantes sur ce plan là.

* : oui, faut stocker la nourriture spéciale noël...

AL
alexandre_B

Entièrement d'accord avec juggernaut, le solaire et les éoliennes ont un rendement énergétique négatif (il faut plus d'énergie pour fabriquer et pour mettre en place l'objet qu'il n'en produira toute sa vie).
De plus, aucun ne l'a cité, mais en moyenne au bout de 10ans (la moitié de la vie du panneau solaire) celui-ci voit son rendement divisé par 2... Donc au bout de 10 ans et avoir occuper une grande surface nous n'aurons donc plus assez d'énergie pour le frigo de juggernaut :P! Il faut aussi songer que le rendement de 35% est un résultat fait de façon optimal avec un rayonnement directif (perpendiculaire à leur cellule), or la Terre est en constante rotation... Donc pour avoir le meilleur rendement à tout moment, il faudra donc utiliser un système qui permettra d'orienter le panneau solaire (un moteur électrique, mais ca consomme énormément :cry: !).
De plus il faut prendre en compte la technologie du panneau, le monocristallin a un meilleur rendement mais chute en fonction de la température! Donc paradoxe, plus vous avez de soleil, moins il produira car plus il chauffera!!

Pour l'augmentation du rendement, ils jouent déjà sur l'empilement des caissons de différentes tailles , servant à la transformation photons/électrons. Ceci afin de récupérer l'ensemble de l'énergie lumineuse qui nous est transmis, mais en fait on arrive juste à convertir 2 fois plus de photons alors que l'on a l'ensemble du spectre lumineux... Il me semble que c'était censé être la solution miracle pour faire décoller le rendement :lol: !!!!
Ok je sors!

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Troll

juggernaut
60 000km² de panneau solaire ? 10% de la surface du PAYS ? :pet: Ah d'ailleurs, et si jamais il fait grisâtre en décembre ? je sais que ca arrive rarement ! :lol2:

Grosse erreur de raisonnement !!
L'erreur est de penser les énergies renouvelables comme devant remplacer en totalité le réseau actuel.
Les ER ne peuvent avoir un impacte positif qu'au niveau locale, or il est pensé encore aujourd'hui en France comme faisant partie d'un réseau général. Quel intérêt ? aucun !
Un village de montagne ne pensera pas l'énergie de la même façon qu'une ville moyenne en plaine. Les possibilités ne sont pas les même, les ressources non plus.
Et puis il y a l'énergie et la façon dont on l'utilise et la gère. D'être à la campagne avec du bois à profusion et installé un chauffage électrique est plutôt absurde, non ? C'est un tout, comment parler d'une gestion de l'énergie dans une habitation ( immeuble compris ) où l'isolation date des années 20 !? Je caricature exprès, mais l'avenir des dépenses énergétiques viendra aussi d'un travail en amont, dépenser moins d'énergie pour le même travail fourni.
Pour en revenir aux panneaux solaires, c'est vrai que le rendement en photovoltaïque n'est pas encore suffisant mais ce n'est pas comme si il n'y a avait pas de progrès de fait. Par contre les panneaux pour l'eau sont très intéressants et fonctionnent très bien, durée de vie beaucoup plus longues et bon rendement.

alexandre_B
De plus il faut prendre en compte la technologie du panneau, le monocristallin a un meilleur rendement mais chute en fonction de la température! Donc paradoxe, plus vous avez de soleil, moins il produira car plus il chauffera!!

Tout dépend, si tu es à 1000 ou 1500m d'altitude, vu qu'il fait moins chaud, même en plein été le rendement est pas pire, meilleur en tout cas que si tu étais dans le désert !
Encore une fois, en pensant les ER comme uniquement locale, c'est au cas par cas qu'il faudrait penser l'énergie.
Penser une habitation, quel que soit sa taille, comme étant la plus indépendante possible niveau énergie. Même l'industrie pourrait commencer à penser ses propres dépenses autrement. Les villes aussi ont tout à repenser, beaucoup trop de gaspillage, surtout au niveau du luminaire.

Les courbes prévisionnelles montreraient qu'on ( l'europe, la France, etc...) aura besoin de x énergie dans les 20 années à venir. Mais c'est basé sur le même principe qu'aujourd'hui, avec le même taux de croissance, le même taux de gaspillage, etc... Alors que le challenge serait plutôt de se donner un quota à ne pas dépasser tout en ayant un développement normale des industries et de la société.